Les nouvelles frontières du travail – cycle de conférences-débats

En partenariat entre les Masters RH de la Faculté d’Economie Gestion (Université Aix-Marseille) et le LEST (Laboratoire d’Economie et de Sociologie du Travail), l’APSE organise cette année un nouveau cycle de conférences sur les enjeux et les problématiques actuelles du travail.

Pour cette quatrième année de conférences, nous poursuivons le cycle consacré aux nouvelles formes du travail. Comment les principes et les modalités d’organisation de l’activité de travail se transforment-elles aujourd’hui dans les organisations ? Comment contribuent-elles à modifier les conditions de l’activité des salariés et les modalités de l’engagement dans leur travail ? Comment contribuent-elles à déplacer les frontières traditionnelles du monde du travail et les rapports sociaux de production ? Quelles sont les conséquences de ces nouvelles formes de travail sur celles et ceux qui le réalisent comme sur celles et ceux qui l’encadrent ? Telles sont les questions auxquelles ces conférences chercheront à apporter des éléments de réponse.

Ouvertes à toutes et tous, étudiants, représentants du personnel, professionnels des RH et salariés, chercheurs, consultants et praticiens des sciences sociales, ces conférences sont organisées autour de la présentation, par leurs auteurs, de récents ouvrages de sciences sociales, consacrés à l’étude des transformations du monde du travail et des pratiques de management dans les établissements français.

Pour aborder cette réflexion, et dans le prolongement des trois premières éditions de ce cycle de conférences, les auteurs invités ont réalisé des travaux de recherche adossés à des enquêtes de terrain approfondies. Ils permettent de ce point de vue de réfléchir d’une part à ce que produisent concrètement les dispositifs de management sur le terrain et d’autre part, à la manière dont la réalité du travail vécu peut permettre l’invention de nouvelles réponses individuelles et collectives. Chaque présentation par les auteurs sera suivie d’une discussion avec le public.

PROGRAMME DES CONFERENCES DE CE CYCLE

11 octobre 2018, 17h30-19h (FEG Marseille)
Thomas Coutrot, Economiste et statisticien du travail, «Libérer le travail, pourquoi la gauche s’en moque et pourquoi ça doit changer.»

La moitié des Français expriment un mal-être au travail. Une organisation néo-taylorienne soumise au rendement financier est en train de détruire notre monde commun. Cette machine à extraire le profit écrase le travail vivant.

Contre les « réformes » néolibérales du travail et l’ubérisation, on a raison de lutter. Mais pour défendre les conquêtes du salariat et prendre soin du monde, il nous faut repenser le travail. Nous avons besoin d’un souffle nouveau, d’un « avenir désirable ».

La gauche politique et syndicale a trop longtemps privilégié le pouvoir d’achat au pouvoir d’agir dans le travail. Paradoxalement, les innovations dans ce domaine sont d’abord venues des managers : « l’entreprise libérée » inspire des initiatives patronales souvent futiles et parfois stimulantes. Et si on libérait le travail, vraiment ? C’est possible : ce livre en fait la démonstration !

22 novembre 2018, 17h30-19h (FEG Aix)
Marie-Christine Bureau, chargée de recherche CNRS, chercheur au CNAM et au Lise, «Makers, enquête sur les laboratoires du changement social.»

La révolution technologique dont l’imprimante 3D n’est qu’un des vecteurs les plus médiatiques a d’abord été portée dans des espaces qui ressemblent davantage à des garages qu’à des laboratoires de pointe. Animés par une même volonté de bricoler, détourner, récupérer, inventer, leurs promoteurs, les makers, sont à l’origine d’un mouvement culturel de transformation, par la pratique, des manières de faire, de produire par soi-même, de consommer et d’apprendre, inspirées par un principe de libre accès aux outils et aux savoirs, ils ambitionnent de transformer leur environnement, leur vie quotidienne, voire la société tout entière.

Cet ouvrage, issu d’une enquête au long cours, nous ouvre les portes d’une trentaine de hackerspaces, fab labs, hacklabs et autres tiers-lieux en France et à  l’étranger afin de comprendre ce que font concrètement les makers et l’impact de leur action.

En analysant les valeurs communes comme les tensions qui structurent le monde du « faire ensemble », il prend au sérieux ses promesses de rupture avec le capitalisme et l’ordre industriel dominant pour les interroger. A quelles conditions ces nouveaux modèles de travail et de coopération constituent-ils une alternative durable pour la société de demain ?

24 janvier 2019, 17h30-19h (FEG Marseille)
Camille Lévy, Université Paris Dauphine, IRISSO, Orange Labs, «Les outils big data RH, enquête sur une (non) révolution.»

Les outils big data sont de plus en plus présentés comme la solution révolutionnaire pour les services RH. Comment ces outils fonctionnent-ils, quelles sont les conséquences organisationnelles et sociales des choix techniques effectués, dans quelle mesure les collectifs de travail dans les services RH s’approprient-ils ces outils ? Il faut pour répondre à ses questions resituer les outils big data RH dans leurs contextes sociaux et organisationnels, voir comment ils s’inscrivent dans l’évolution globale des politiques ressources humaines et dans les transformations propres à une organisation. A travers une enquête qualitative auprès des commanditaires, des concepteurs et des utilisateurs, on peut percevoir le décalage entre la mythologie entourant ces dispositifs, leurs (dys)fonctionnements et leur difficile intégration dans le quotidien des services RH.

21 mars 2019, 17h30-19h (FEG Marseille)
Guillaume Gourgues, Maitre de conférences en Science Politique Université de Franche-Comté, «Pourquoi ils ont tué Lip, de la victoire ouvrière au tournant néolibéral.»

Cet ouvrage propose de suivre l’hypothèse d’une mise à mort politique de l’entreprise horlogère, en la réinscrivant dans un tournant néolibéral qui la dépasse et l’explique. Engagés dans un travail commun, explorant des séries d’archives inédites, Claude Neuschwander et Guillaume Gourgues retracent ici méticuleusement cet épisode majeur de l’histoire du capitalisme français qu’a été la relance de Lip.

Considérer la fin de Lip comme le résultat d’une stratégie délibérée débouche sur une lecture nouvelle de l’ordre néolibéral actuel qui s’enracine précisément dans cette seconde moitié des années 1970. Cet ouvrage rappelle que le fonctionnement de l’économie se fonde largement sur des choix politiques, et que les licenciements n’ont pas toujours été considérés comme une inévitable loi du marché ou une variable d’ajustement nécessaire de la compétitivité des firmes.

De l’innovation technologique à la transformation sociale / Journées du Risque (Nantes, 11/12 septembre 2018)

L’APSE est partenaire des Journées du Risque 2018

ESCALES AUTOUR DU NUMÉRIQUE
De l’innovation technologique à la transformation sociale

11 & 12 septembre 2018 à la Cité des Congrès de Nantes

Les Journées du Risque organisées dans le cadre de la Chaire RITE visent à initier des débats interdisciplinaires sur la mesure du risque, ses représentations sociales et les processus de régulation et de décision.

Chercheurs et industriels sont conviés à présenter leurs recherches et faire part des problématiques auxquelles sont confrontées leurs entreprises dans un contexte de transformation du monde du travail.

Les Journées seront organisées sous la forme de 7 Escales :

Escale 1 : Industrie du futur : un nouveau monde industriel ? Innovations technologiques et nouveaux modes de production
Escale 2 : Les Organisations à l’ère du numérique
Escale 3 : Le travail à l’ère du numérique
Escale 4 : Numérique et habitat (Recherche-Action menée auprès de 6 organismes d’habitat social)
Escale 5 : Transition industrielle et enjeux éthiques de la “nouvelle économie”
Escale 6 : De la donnée à la connaissance : Big Data et Intelligence Artificielle
Escale 7 : Société de demain : Compétences et nouveaux métiers

Le colloque s’inscrit en préambule de la Nantes Digital Week

Programme détaillé et modalités d’inscription disponibles sur le site des Journées du Risque 2018.

Cycle “dialogues en entreprises” 2018

Tout le monde parle du dialogue en entreprise mais les travaux contemporains montrent que, malgré l’enjeu affiché de transparence dans les organisations et la banalisation des dispositifs d’expression, la qualité du dialogue au travail et sur le travail n’est pas forcément au rendez-vous. Ceci pose problème dans un contexte où salariés et managers font part de difficultés insolubles, dans leur activité comme dans les débats autour des moyens et finalités partagées. Selon les travaux empiriques auxquels nous nous référons, les échanges se font à la fois plus rares (par manque de temps et d’interactions directes), plus standardisés (car passés au crible des normes de relation imposées par les dispositifs d’expression) et moins pertinents (car ils ne portent pas forcément sur les « vrais problèmes » entachant la coopération). Les travaux analysant les causes de « mal-vivre au travail » aujourd’hui en France pointent de façon centrale les défaillances des ajustements collectifs et les dégâts causés par l’isolement et l’hyper-responsabilisation des individus. Inventer des nouveaux types de dialogue, par exemple relevant de la « controverse professionnelle » préconisée par exemple Yves Clot, est un enjeu collectif primordial.

C’est cette question centrale que nous mettrons au travail à l’occasion d’un cycle de rencontres-débats.

Ainsi, à la suite de nos échanges du « Café-socio » APSE du 15 mai 2017 , nous vous invitons à poursuivre la réflexion à travers trois évènements : deux  rencontres-débats en mars et mai 2018, présentées ci-dessous, puis un évènement autour des expérimentations ou nouvelles modalités de dialogues menées en entreprises, au dernier trimestre 2018 – les modalités seront précisées ultérieurement.

1-    LE DIALOGUE AU TRAVAIL, UN ENJEU POLITIQUE ? (Paris, 22 mars 2018 à 18h30)

A partir l’ouvrage de Marie-Anne Dujarier, Le management désincarné. Enquête sur les nouveaux cadres au travail (La Découverte, 2015).

Marie-Anne Dujarier propose dans son ouvrage les résultats d’une enquête menée pendant 10 ans dans des grandes organisations publiques et privées sur ces nouveaux cadres qu’elle désigne comme « planneurs » : Ceux qui, au nom de leur faculté théorique à rationaliser l’activité, pensent, diffusent, enrôlent et mettent en œuvre les dispositifs qui encadrent le travail des opérationnels, au détriment des logiques de métiers fondées sur des normes et savoir-faire établis par la pratique. Ce type d’encadrement structure « un rapport social sans relation » sans rencontre, qui « met à distance ce qui embarrasserait sa tâche et pourrait même la paralyser » produisant ainsi un management désincarné.

Marie-Anne Dujarier – sociologue du travail, professeure à l’université de Paris 7 Diderot, chercheuse du laboratoire LCSP et associée du LISE – articule sociologie et approche clinique du travail. Elle a publié L’Idéal au travail (PUF, 2006) et Le travail du consommateur (La Découverte, 2008).

Animation APSE : Catherine Boucher, Elisabeth Grosse (à confirmer)

Plus d’informations et inscription en ligne sur le site de l’APSE (cliquez ici).

2- LA NOVLANGUE MANAGERIALE : « Quand les mots ne collent pas aux choses » (Paris, 24 mai 2018 à 18h30)

Rencontre-débat autour de l’ouvrage d’Agnès Vandevelde-Rougalde, La novlangue managériale. Emprise et résistance (Eres, 2017) et du livre de Michel Feynie, Le « as if » management (Le bord de l’eau, 2012).

Expression formatée, euphémismes, anglicismes codés : la langue de bois managériale comme discours dominant dans les organisations promeut une vision auto-référencée, éloignée du travail réel et hermétique au débat. Quelle est sa fonction ? Est-elle une mise en scène du pouvoir ou un artefact utile au lissage des relations ? Quels sont les mécanismes qui contribuent à la fabrication et à la diffusion de ce discours ? Qu’est ce qui produit chez les récepteurs cette sensation de lien perdu au « réel » et qui anesthésie le dialogue ?

Ethnologue indigène sur son terrain, immergé en tant que salarié au sein de la branche commerciale d’une grande entreprise publique, Michel Feynie nous raconte son enquête minutieuse au pays du « as if » management, c’est-à-dire du management qui fait comme si tout allait bien, qui ignore les problèmes. Au travers des mots employés, il décrit le discours standardisé des dirigeants, porteur d’une fiction idéale de l’entreprise et révèle l’émergence d’une « communauté de langage », des injonctions d’exigence qu’elle véhicule, ainsi que son décalage avec les pratiques quotidiennes des salariés. Il s’intéresse au mal-être au travail généré par cette langue de bois qui « assomme » les salariés et il esquisse des pistes pour s’en protéger.

Michel Feynie est psychologue du travail et docteur en anthropologie. Chargé de cours à l’Université Bordeaux Ségalen, il a publié Les maux du management (Le bord de l’eau, 2010). Il anime des ateliers de réflexion sur le travail et les pratiques de management au sein de l’association Anthropologia.

Agnes Vandevelde-Rougale s’interroge sur les ressorts de l’intériorisation d’un discours managérial dominant par ses destinataires et en analyse les conséquences. Reprenant le terme de « novlangue » avancé par George Orwell dans 1984, elle utilise également l’image d’un virus pour caractériser l’incorporation de ce newspeak gestionnaire, à l’instar de Victor Klemperer qui, en son temps, proposait la métaphore de l’empoisonnement des esprits : « les mots peuvent être comme de minuscules doses d’arsenic : on les avale sans y prendre garde, ils semblent ne faire aucun effet, et voilà qu’après quelque temps l’effet toxique se fait sentir ». Au-delà du mal-être, Agnès Vandevelde-Rougalde analyse comment l’imaginaire peut être bridé, les émotions et la critique empêchées de s’exprimer.

Agnès Vandevelde-Rougalde, diplômée de l’Ecole supérieure des sciences commerciales d’Angers et docteure en anthropologie et sociologie, est chercheuse associée au Laboratoire du Changement Social et politique (université Paris-Diderot-Paris 7), membre du Comité de rédaction de la revue Interrogations ?, membre du  Réseau International de Sociologie Clinique, membre du réseau thématique « sociologie clinique » de l’Association française de sociologie.

Animation APSE : Olivia Foli (maîtresse de conférences, CELSA-Sorbonne université), Catherine Boucher

Plus d’informations et inscription en ligne sur le site de l’APSE (cliquez ici).

Ce cycle de rencontres APSE est organisé en partenariat avec le CELSA et Nonfiction.

Performants… et licenciés. Enquête sur la banalisation des licenciements.

Dans le cadre du  cycle de conférences consacré aux nouvelles formes du travail, l’APSE organisait le jeudi 9 novembre 2017, en partenariat avec les Masters RH de la Faculté d’Economie Gestion (Université Aix-Marseille) et le LEST (Laboratoire d’Economie et de Sociologie du Travail), une conférence-débat avec Mélanie Guyonvarc’h, Maître de conférence en sociologie à l’Université d’Evry, Centre Pierre Naville, autour de son ouvrage Performants… et licenciés. Enquête sur la banalisation des licenciements (PUR).

Nous mettons à disposition ici une synthèse de la présentation, proposée par Mélanie Guyonvarc’h, que nous remercions très chaleureusement pour cet échange stimulant !

Pour accéder à la synthèse, merci de cliquer sur le lien ci-dessous (format PDF) :
Performants. et licencies_ M. Guyonvarch_Aix-en-Provence_09.11.17

Retrouvez également le programme des prochains évènements de l’APSE en cliquant ici.

 

Vers une nouvelle sociologie de l’entreprise ? (appel à contributions)

A l’occasion des 20 ans de l’APSE et de la revue Sociologies Pratiques ainsi que des 40 ans d’existence d’un cursus de formation pour adultes en sociologie appliquée aux mondes de l’entreprise (ayant donné naissance à l’Executive Master Sociologie de l’Entreprise et Stratégie de Changement, à Sciences Po Paris), la revue Sociologies Pratiques souhaite proposer à travers cet appel à contributions un numéro hors-série consacré à la sociologie de l’entreprise.

Si les premières formulations d’un projet autour de l’entreprise comme nouvel objet de connaissances sociologiques remontent aux années 1980 (Sainsaulieu, Segrestin, 1986), en insistant sur la dimension institutionnelle de l’entreprise, et donc de socialisation secondaire, ce courant a connu davantage de déclinaisons en matière d’enseignement, de formation et de pratiques d’intervention dans les organisations, qu’il n’a fait l’objet de consolidations théoriques dans le champ académique. Sa moindre visibilité à partir des années 2000 et le renouveau d’une sociologie critique du travail ont participé à écarter l’entreprise comme catégorie pertinente de la sociologie.

Or, le contraste entre une vitalité des approches pédagogiques et d’accompagnement des transformations des mondes du travail et la faible visibilité institutionnelle de ce courant sociologique sur l’entreprise est propice à ouvrir un débat sur ce qu’est la sociologie de l’entreprise aujourd’hui.

Quel est son héritage, quelles sont ses théories ? Sur quels types de dispositifs méthodologiques s’appuie-t-elle ? De quels types de question sociale traite-t-elle ? Quels sont ses points d’articulations avec d’autres approches portant sur le travail ?

C’est autour de ces questions que la revue Sociologies Pratiques propose cet appel à articles.

==> Téléchargez l’appel à contributions complet en cliquant ici.

Plusieurs dimensions peuvent ainsi être interrogées, alimentant des contributions pouvant être tant théoriques que convoquant des enquêtes ou chantiers d’intervention (extrait de l’appel à articles) :

– l’entreprise peut-elle être considérée comme une « affaire de société » comme l’appelait de ses vœux R. Sainsaulieu en 1990 ?

– l’entreprise véhicule-t-elle des représentations, croyances, imaginaires liés à un contexte de crise ?

– peut-on retracer des lignes de forces reliant les contextes historiques de modes managériales à des formes concrètes de management et un soubassement culturel fondant un rôle dédié à l’entreprise dans la société ?

– peut-on parler d’entreprise comme catégorie sociologique ou plutôt comme catégorie empirique, renvoyant à une pluralité de déclinaisons et de « mondes sociaux » ? Qu’y a-t-il en particulier de commun entre une startup et une entreprise familiale, une TPE et une PME, une entreprise « locale » et une entreprise transnationale ?

– quelle place prend la sociologie dans l’analyse d’une catégorie au carrefour de plusieurs disciplines (économie, gestion, histoire, sciences de l’information et de la communication …) ?

– comment l’époque contemporaine est-elle propice au développement de nouvelles formes d’entreprise et d’entrepreneuriat ?

– dans quelle mesure les nombreux travaux empiriques renouvellent-ils la conception de l’entreprise ? Comment la question du changement des et dans les organisations est-elle investie par la sociologie ? Peut-on dégager des dynamiques de changement spécifiques ? Comment appréhender, reconstruire des trajectoires d’organisation ?

– la sociologie de l’entreprise accorde une attention particulière aux conditions d’apprentissage des systèmes sociaux de production et fonde une sociologie d’intervention. Assiste-t-on aujourd’hui à de nouvelles manières de concevoir l’intervention et la question de l’apprentissage organisationnel ?

==> Téléchargez l’appel à contributions complet en cliquant ici.

Les contributions pourront prendre des formes diverses tant en matière de format – dans la limite maximum de 27000 signes espaces compris– que de contenu : discussion des théories, ré-interrogation des concepts en partant du terrain, application à un terrain ou à une expérience professionnelle, réflexivité sur les pratiques de métier, témoignages et interviews, mise en perspective internationale…

Vous souhaitez contribuer ? Adressez votre intention d’article de 4.000 signes maximum (espaces compris) avant le 15 janvier 2018 par voie électronique à l’adresse suivante : hs2018@sociologies-pratiques.com

L’APSE se met à disposition des praticiens et professionnels qui souhaiteraient contribuer pour les accompagner dans la rédaction de leur article. N’hésitez pas à nous contacter : contact@apse-asso.fr

Dialogues en entreprises – traits et perspectives

Traits et Perspectives du Café Socio du 15/05/17, au Viaduc Café (Paris), par le groupe-atelier APSE “Dialogues en entreprises”.

Quelques traits du café socio du 15 mai…

Avec ce café socio l’APSE inaugurait un atelier dédié à la question du dialogue dans l’entreprise. Vaste sujet ! D’où le choix (i) de conjuguer cet atelier au pluriel avec un « s » à dialogue et un autre à entreprise, et (ii) d’ouvrir le cycle de rencontres en donnant largement la parole au public.

Echanges fertiles et conviviaux en petits groupes et en plénière.

Après une brève introduction, les sous-groupes ont réfléchi autour de trois questions :

  1. Qu’est-ce que la question du dialogue en entreprise évoque pour vous ?
  2. En quoi de votre point de vue est-ce d’actualité ?
  3. Quels sont à ce sujet vos observations, questionnements sur la base de vos expériences,  de même que les travaux, auteurs, qui selon vous s’emparent du sujet de manière intéressante, le renouvellent ?

Trois grands thèmes sont ressortis des échanges en petits groupes et de la plénière qui a suivi :

  • Scènes sociales et diversité des formes de dialogues en entreprise (voir ci-dessous)
  • Dialogue en entreprise et temps en/de l’entreprise (« Le dialogue se nourrit du temps. Rôle et importance des échanges informels. Phénomène d’accélération empêche le dialogue et la pensée. Que devient une entreprise qui ne peut pas se poser ? »)
  • Dialogue et « co » : dialogue et confiance (« Le discours d’entreprise préconise beaucoup de « co » – construction, coopération, conversation…- mais dans les actes ? Pas beaucoup de dialogue ! Ce sont des limites mais aussi la voie ouverte » ; « Dia = à travers – et non pas deux-, dialogue pour créer de la confiance et pas forcément pour résoudre des conflits. Ça amène à la question  du sens »).

Parmi les auteurs cités : N. Aubert, TN. Clark, Y. Clot, C. Dejours, AM. Dujarier, F. Dupuy, O. Foli, G. Herreros, Goffman, PY.  Gomez, D. Linhart, M. Revaut d’Alonne, JD. Reynaud, H. Rosa.

Proposition du thème « Scènes sociales et diversité des formes de dialogues en entreprise » comme fil à tirer pour la suite de l’atelier.

Ce thème comprend une large palette de réflexions qui ont nourri les discussions, dont :

– dimensions « verticales et horizontales » du dialogue, « entre pairs et avec la direction de l’entreprise », «  informel et institutionnel », «  institutionnel et dans l’action », « convoqué », « périphérique », « dialogue financier et dialogue métier, chacun avec son langage ; avec des points de basculement, et l’ambivalence d’une ère gestionnaire où l’humain est évacué», :   il y a une multiplicité de formes de dialogues, et toutes ne sont pas cohérentes entre elles. Tout cela « évoque bien les dialogueS au pluriel ! ».

– et dans les start up ? De nouvelles modalités de dialogue ? Des dispositifs innovants ?

– en creux il y a la « parole empêchée ». « Que faire comme intervenante quand un sujet est impossible à évoquer ? Sur des conflits réputés non liés au travail » ; « Il peut y avoir du conflit mais qu’au moins on se parle».

Eclairant cette diversité et les enjeux qui y sont liés, deux champs ont émergé dans les discussions :

  • Le premier fait référence aux travaux sociologiques sur les humains et les non humains. « On ne dialogue pas seulement entre humains, avec des mots, mais aussi avec tout un ensemble d’outils – pas que institutionnels, nos ordinateurs, nos téléphones portables, nos papiers et nos prises de notes etc…».
  • Le second fait référence au concept de scène ; d’une part «  La scène sociale (cf. Goffman), avec les personnes qui changent d’attitude et de type de participation en fonction du contexte, de la scène d’énonciation» ; et d’autre part « l’idée développée par T.N. Clark, entendu au congrès de Montréal, de  renouveler l’analyse sociologique par les scènes,  concept ouvert et complexe, adapté aux changements contemporains, complexes et subtils, et pouvant aider à faire ressortir de nouvelles dynamiques ».

Pourquoi retenir ce thème en particulier ?
Deux raisons principales. La 1ère est qu’il s’agit nous semble-t-il d’un point de vue original et spécifique sur le sujet du dialogue, sujet par ailleurs vaste et très travaillé. Il y a donc là un fort potentiel de plus value. La 2nde tient au fait que ce thème a réellement émergé de la discussion collective, signant par là une dynamique collective qu’il nous semble motivant et prometteur de porter au-delà du café socio.

A bientôt donc pour la suite !

May Balabane – Parent du Châtelet, Catherine Boucher, Danièle Cerland Kamelgarn, Olivia Foli et Grégory Lévis.

Lancement du livre blanc APSE-AFCI “Parole au travail, parole sur le travail”

22 juin 2017 de 8h45 à 10h30
Coup d’état – 164 Rue Saint Honoré – 75001 Paris

Le sujet de la parole en entreprise prend un sens particulier aujourd’hui.

Dans un univers professionnel en mouvement permanent, il a à voir avec la qualité du travail, l’innovation et la performance, mais aussi, on l’a bien vu ces dernières années, avec la santé au travail.

Si la parole dans l’entreprise est en apparence foisonnante, l’information et la communication omniprésentes, la parole sur le travail au quotidien fait trop souvent défaut. En clair, on ne parle pas assez du travail.

Un groupe de travail – composé de membres de notre association partenaire  l’Afci et de l’APSE – a mené une enquête dans différentes entreprises de plusieurs secteurs professionnels pour chercher à prendre la mesure de quelques formes émergentes d’échange et de discussion sur le travail. Des entretiens ont eu lieu en 2013 et 2014 à la SNCF, au ministère des Finances (DGFIP), à Enedis (ex ERDF), chez Spie batignolles TPCI, chez Socla. Ils ont été complétés par différents échanges avec des responsables de Michelin, Renault, APICIL en 2015 et 2016.

Ce travail a donné lieu à la rédaction d’un livre blanc, Parole au travail, parole sur le travail, qui sera présenté lors de cette matinale de la Com’.

Cette matinale sera animée par Jean-Marie Charpentier, administrateur de l’Afci et consultant. Il a coordonné la réalisation de ce livre blanc.

Avec les éclairages et témoignages de :

  • Vincent Brulois, Maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’Université Paris 13 (Sorbonne Paris Cité)
  • Dorothée Phelip, Responsable Culture et Communication Interne d’APICIL
  • Loïc Hislaire, ancien DRH de SNCF, consultant
  • Jacques Viers, membre de l’APSE (APSE)

Un exemplaire du livre blanc sera offert à chaque participant.

Inscription en ligne sur le site de l’AFCI

La mémoire de l’entreprise à l’ère numérique (18 mai 2017, Paris)

Jeudi 18 mai 2017
Apprentis d’Auteuil
40 rue La Fontaine
75016 PARIS
RER C Gare avenue du Président Kennedy
Métro : Jasmin (ligne 9)

Inscription en ligne

L’AAF (Association des archi­vis­tes fran­çais), l’APSE, l’Afci (Association fran­çaise de com­mu­ni­ca­tion interne), le CELSA et l’INTD/CNAM orga­nisent le 18 mai 2017 une jour­née d’étude inti­tu­lée « Le patri­moine his­to­ri­que des entre­pri­ses : une néces­sité à l’ère numé­ri­que ».

Les inter­ve­nants expli­que­ront pour­quoi, dans leur fonc­tion, le patri­moine de leur entre­prise est impor­tant et pour­quoi ne pas gérer ses archi­ves his­to­ri­ques aujourd’hui peut être une entrave au déve­lop­pe­ment de leur entre­prise demain.

Cette jour­née d’étude est cons­truite autour de 3 idées fortes :

  • Démontrer le carac­tère stra­té­gi­que de l’uti­li­sa­tion des archi­ves his­to­ri­ques afin de répon­dre aux dif­fé­rents enjeux de l’entre­prise : dans le domaine des res­sour­ces humai­nes, de la conduite du chan­ge­ment, de la ges­tion des ris­ques, de la pro­duc­tion et de l’acti­vité com­mer­ciale, de la recher­che et de l’inno­va­tion, du mar­ke­ting, de l’image de marque, etc. L’objec­tif : cons­truire un argu­men­taire pour convain­cre les diri­geants d’entre­prise de la néces­sité de mener une poli­ti­que de ges­tion des archi­ves patri­mo­nia­les.
  • Associer à cette jour­née des acteurs moins connus et de taille plus modeste afin d’appuyer les propos : il est pos­si­ble pour des entre­pri­ses de toute taille et de toute acti­vité de tra­vailler sur sa mémoire. D’autre part, dans un contexte ou la trans­for­ma­tion digi­tale s’impose à tous, il importe de pren­dre en compte la ges­tion des archi­ves électroniques et d’appré­hen­der leur cycle de vie afin de cons­ti­tuer le patri­moine de demain.
  • Accueillir des inter­ve­nants de toutes les fonc­tions de l’entre­prise ayant un inté­rêt à mettre en place une action patri­mo­niale.

4 tables-rondes favo­ri­se­ront l’échange et le dia­lo­gue entre les inter­ve­nants d’hori­zons divers ayant tra­vaillé sur des thé­ma­ti­ques pro­ches.

Programme de cette journée :

9h : Mot d’accueil : Apprentis d’Auteuil et pro­po­si­tion de visite du musée (en fin de jour­née)

9h10 Introduction : le point de vue du mana­ge­ment
- Secrétaire géné­ral/ membre du conseil d’admi­nis­tra­tion, Cristallerie d’Arques

9h30 Table ronde 1 – Production, com­mer­ciale, stra­té­gie (ani­ma­teur : Grégory Lévis, Président de l’APSE)
- Pour amé­lio­rer la pro­duc­ti­vité et par­ta­ger les connais­san­ces : Bertrand Feuga, res­pon­sa­ble patri­moine tex­tile chez Holding Textile Hermes
- Pour la ges­tion des ris­ques : Gwenaëlle Clerc, Archiviste, ANDRA Direction sûreté, envi­ron­ne­ment et stra­té­gie filiè­res, Service sys­tème de mana­ge­ment inté­gré
- Pour le déve­lop­pe­ment de nou­veaux pro­duits : Stéphane Kraxner, Archives & Documents Manager Communication, Martell Mumm Perrier-Jouet
suivi d’un temps d’échange

10h45 – 11h Pause-café

11h Table ronde 2 – Communication interne/Ressources humai­nes (ani­ma­trice : Judith Matharan, membre de l’Afci)
-  Pour fédé­rer les col­la­bo­ra­teurs : Amélie Douillard, Documentaliste, Direction Stratégie per­for­man­ces et ris­ques, MACIF Espace 224
-  Pour trans­met­tre la culture d’entre­prise, ren­for­cer le sen­ti­ment d’appar­te­nance : Jean Borenstein, Association pour l’his­toire des Caisses d’épargne
-  Pour répon­dre à des enjeux de com­mu­ni­ca­tion interne : en cours
suivi d’un temps d’échange

12h15 – 14 h Pause déjeu­ner

14h00 Table ronde 3 – Communication externe & mar­ke­ting (ani­ma­trice : Caroline Marti, CELSA)
-  Pour répon­dre à des enjeux de com­mu­ni­ca­tion externe/image de l’entre­prise : Céline Morcrette, direc­trice de la com­mu­ni­ca­tion, Fives
-  Pour répon­dre à des enjeux de brand mar­ke­ting/image de marque : Xavier Gaudemet, chef de pro­jets mar­ke­ting patri­mo­nial, Printemps
-  Pour la mise en place d’une démar­che de valo­ri­sa­tion patri­mo­niale glo­bale : Béatrice Gruau-Racine, atta­chée au Service Patrimoine du Groupe Gruau
suivi d’un temps d’échange

15h15 – 15h30 Pause-café

15h30 Table ronde 4 – Les dif­fi­cultés à convain­cre de l’uti­lité des archi­ves his­to­ri­ques et à cons­ti­tuer un fonds dans la pers­pec­tive de la trans­for­ma­tion digi­tale (ani­ma­trice : Claire Scopsi, INTD/CNAM)
- Difficultés pour anti­ci­per la col­lecte et la conser­va­tion des for­mats digi­taux dans les fonds d’archi­ves his­to­ri­ques de demain : Agnès Gourbetian, DSI, BNP Paribas
-  Difficultés liées à la valo­ri­sa­tion d’un fonds d’archi­ves his­to­ri­ques : Antoine Désire, Responsable du Centre National d’Archives de la Formation Professionnelle
-  Difficultés à struc­tu­rer un fonds d’archi­ves his­to­ri­ques : Luc Berger, Adjoint du direc­teur de la com­mu­ni­ca­tion, Responsable de la com­mu­ni­ca­tion interne, Historien, Dassault Aviation
suivi d’un temps d’échange

16h45 Conclusion :
-  Bruno Chappert, Directeur de la Business Unit E-ser­vi­ces et Systèmes, membre du COMEX, Imprimerie Nationale

Fin 17h15
Visite du musée Apprentis d’Auteuil vers 17h30

Attention – l’inscription est obligatoire et se fait sur le site de l’AAF : cliquez ici pour vous inscrire.
Les adhérents de l’APSE bénéficient d’un tarif privilégié.

Cinéma, théâtre, BD, séries… Quand l’art saisit le travail (Paris, 18 avril 2017)

La thématique du travail et de son organisation nourrit régulièrement, et depuis longtemps, les réalisations artistiques, que cela soit dans le théâtre, le cinéma, la bande-dessinée, la littérature, les séries télé et bien d’autres formes artistiques.

Elle leur fournit caractères humains, dramatisation, ancrage social, ressorts d’intrigue, mettant au jour les dimensions sensibles et politiques du travail que la recherche scientifique ne parvient pas aisément à restituer.

Que trouvent les artistes dans le travail et dans la production scientifique circulant à son sujet ?
Que devient cette production dans l’art ? Comment l’art saisit-il le travail ?
À l’inverse, qu’en retirent les chercheurs et les praticiens d’utile à leur réflexion et à leur pratique ?

Comment artistes et sociologues dialoguent-ils sur les différentes dimensions contemporaines du travail ?

Ce sont à ces différents questionnements que nous vous invitons à venir échanger, dans un cadre atypique et décontracté, avec les coordinateurs et des auteurs du numéro 33 de la revue Sociologies Pratiques (Presses de Sciences Po). Venez également partager vos propres expériences et questionnements sur cette thématique !

L’animation sera assurée par un membre de l’APSE.

Cet évènement est gratuit et ouvert à tous, adhérents ou non de l’APSE,  nous vous attendons nombreuses et nombreux !
Chacun paie sa consommation pendant l’échange auprès de l’établissement qui nous accueille gracieusement.

Sociologies Pratiques 33

Parmi les articles du numéro 33 qui seront discutés à l’occasion de cette rencontre :

D’une représentation l’autre : Dialogue entre artistes et chercheurs autour des questions du travail
Emmanuelle Savignac

L’illusion du comique vous emmène quelquefois du côté de la vérité – Entretien avec Christophe Dejours
Aurélie Jantet et Emmanuelle Savignac

Cette dimension humaine, incarnée, émotionnelle, de l’expérience du travail – Entretien avec Yasmine Bouagga et Claire Braud
Frédéric Rey, et  Emmanuelle Savignac

Il faut trouver, théâtralement, la façon de dire Taylor – Entretien avec Fabienne Brugel et Jean-Paul Ramat
Pierre Lénel et  Emmanuelle Savignac

Esthétique et politique de la résistance au travail dans Les Temps modernes
Stéphane Debenedetti, Isabelle Huault, Véronique Perret

La lutte des Lejaby mise en scènes
Caroline Ibos, Géraldine Schmidt, Damien Mourey, Natalia Bobadilla

The Wire, une représentation attentive du travail – De la coopération horizontale
Stéphane Le Lay

Violence des échanges en milieu tempéré – Un film face à son public
Frédéric Moulène

Le numéro 33 de Sociologies Pratiques est disponible :

En format numérique sur www.cairn.info

En version papier aux Presses de Sciences Po

Les adhérents de l’APSE bénéficient d’un tarif privilégié d’abonnement à la revue : cliquez ici pour adhérer et soutenir à la fois l’APSE et Sociologies Pratiques.

Que font les 10 millions de malades au travail ?

Dans le cadre de l’atelier de réflexion “ce que le travail fait à la santé”, l’APSE et le Master MTDS de l’Université Paris Dauphine vous proposent une rencontre-débat autour de l’ouvrage “Que font les 10 millions de malades ? Vivre et travailler avec une maladie chronique” (Erès, 2016) par Dominique Lhuilier et Anne-Marie Waser.

La part des maladies chroniques va croissant avec les progrès de la médecine : en France, près de 10 millions de personnes en âge de travailler ont une ou plusieurs maladies chroniques – diabète, cancer, asthme, VIH-sida, hépatites, maladies mentales ou atteintes anatomiques ou fonctionnelles (cécité, sclérose en plaques…), etc.

Le plus souvent, elles souhaitent se maintenir en emploi ou retrouver un travail. Leurs raisons ne sont pas seulement financières, ni uniquement liées à l’intérêt que peuvent revêtir l’activité et les relations sociales : l’activité est un puissant instrument pour lutter contre l’emprise de la maladie.

Aussi elles déploient énergie et ingéniosité pour faire avec leurs symptômes dans le travail et rejettent violemment ces représentations de malades, passifs ou victimes, qui ébranlent leur identité et les enferment dans un statut qu’elles refusent.

Ce livre s’appuie sur une enquête approfondie explorant à la fois l’expérience de personnes qui vivent avec la maladie et la façon dont les entreprises, les milieux de travail gèrent les situations des « personnes ayant des problèmes de santé ».

Il indique aussi des voies de dégagement des difficultés et impasses rencontrées.

L’une d’entre elles est essentielle : sortir du silence sur ces questions car la clandestinité des « malades au travail » fabrique à terme de l’exclusion.

A l’occasion de cette rencontre-débat, nous recevrons une des auteures de cet ouvrage, Anne-Marie Waser, sociologue, maître de conférences au CNAM, membre du Laboratoire interdisciplinaire pour la sociologie économique (UMR 3320).

Dans un contexte plus décontracté qu’une conférence-débat, nous vous proposons de venir confronter de manière conviviale les points de vue, expériences et questionnements sur cette thématique entre praticiens de la sociologie, chercheurs et acteurs du monde de l’entreprise à partir des apports et réflexions de notre invitée.

L’animation sera assurée par un membre de l’APSE.

Venez nombreux !

Jeudi 26 janvier 2017 de 18h à 20h

Université Paris Dauphine
Amphi 4
Place du Maréchal de Lattre de Tassigny
Paris 16ème

métro Porte Dauphine
RER Avenue Foch

Inscription en ligne en cliquant ici