Des usines à colis. Trajectoire ouvrière des entrepôts de la grande distribution.

Dans les entrepôts de la grande distribution alimentaire, l’introduction d’un nouvel outil de travail, le guidage par commande vocale, a considérablement modifié le travail des préparateurs de commande.

Auparavant caractérisée par l’absence d’enchaînement et la possibilité de prendre de l’avance, l’activité de préparation a évolué vers une temporalité restrictive comparable à celle d’un ouvrier sur chaîne.

Sous guidage vocal, « le nez dans le micro », le savoir-faire des préparateurs est réduit à un engagement physique.

L’usage du corps constitue alors une ressource en tant mode d’appropriation du sens au travail, mais également un rempart lorsque des pathologies font apparaître les limites de l’intensification.

Dans le cadre du cycle de conférences consacré aux nouvelles formes du travail, l’APSE, en partenariat entre les Masters RH de la Faculté d’Economie Gestion (Université Aix-Marseille) et le LEST (Laboratoire d’Economie et de Sociologie du Travail), vous propose de venir échanger sur cette thématique avec David Gaborieau, docteur en sociologie de l’Université Paris 1.

Cette conférence-débat est gratuite et ouverte à toutes et tous, membres ou non de l’APSE… Venez nombreuses et nombreux !

Jeudi 29 mars 2018 de 17h30 à 19h30

Faculté d’Economie et de Gestion
campus Marseille Colbert Ferry
14 rue Puvis de Chavannes (1er arr.)
Marseille

Inscription en ligne en cliquant ici.

Cycle “dialogues en entreprises” 2018

Tout le monde parle du dialogue en entreprise mais les travaux contemporains montrent que, malgré l’enjeu affiché de transparence dans les organisations et la banalisation des dispositifs d’expression, la qualité du dialogue au travail et sur le travail n’est pas forcément au rendez-vous. Ceci pose problème dans un contexte où salariés et managers font part de difficultés insolubles, dans leur activité comme dans les débats autour des moyens et finalités partagées. Selon les travaux empiriques auxquels nous nous référons, les échanges se font à la fois plus rares (par manque de temps et d’interactions directes), plus standardisés (car passés au crible des normes de relation imposées par les dispositifs d’expression) et moins pertinents (car ils ne portent pas forcément sur les « vrais problèmes » entachant la coopération). Les travaux analysant les causes de « mal-vivre au travail » aujourd’hui en France pointent de façon centrale les défaillances des ajustements collectifs et les dégâts causés par l’isolement et l’hyper-responsabilisation des individus. Inventer des nouveaux types de dialogue, par exemple relevant de la « controverse professionnelle » préconisée par exemple Yves Clot, est un enjeu collectif primordial.

C’est cette question centrale que nous mettrons au travail à l’occasion d’un cycle de rencontres-débats.

Ainsi, à la suite de nos échanges du « Café-socio » APSE du 15 mai 2017 , nous vous invitons à poursuivre la réflexion à travers trois évènements : deux  rencontres-débats en mars et mai 2018, présentées ci-dessous, puis un évènement autour des expérimentations ou nouvelles modalités de dialogues menées en entreprises, au dernier trimestre 2018 – les modalités seront précisées ultérieurement.

1-    LE DIALOGUE AU TRAVAIL, UN ENJEU POLITIQUE ? (Paris, 22 mars 2018 à 18h30)

A partir l’ouvrage de Marie-Anne Dujarier, Le management désincarné. Enquête sur les nouveaux cadres au travail (La Découverte, 2015).

Marie-Anne Dujarier propose dans son ouvrage les résultats d’une enquête menée pendant 10 ans dans des grandes organisations publiques et privées sur ces nouveaux cadres qu’elle désigne comme « planneurs » : Ceux qui, au nom de leur faculté théorique à rationaliser l’activité, pensent, diffusent, enrôlent et mettent en œuvre les dispositifs qui encadrent le travail des opérationnels, au détriment des logiques de métiers fondées sur des normes et savoir-faire établis par la pratique. Ce type d’encadrement structure « un rapport social sans relation » sans rencontre, qui « met à distance ce qui embarrasserait sa tâche et pourrait même la paralyser » produisant ainsi un management désincarné.

Marie-Anne Dujarier – sociologue du travail, professeure à l’université de Paris 7 Diderot, chercheuse du laboratoire LCSP et associée du LISE – articule sociologie et approche clinique du travail. Elle a publié L’Idéal au travail (PUF, 2006) et Le travail du consommateur (La Découverte, 2008).

Animation APSE : Catherine Boucher, Elisabeth Grosse (à confirmer)

Plus d’informations et inscription en ligne sur le site de l’APSE (cliquez ici).

2- LA NOVLANGUE MANAGERIALE : « Quand les mots ne collent pas aux choses » (Paris, 24 mai 2018 à 18h30)

Rencontre-débat autour de l’ouvrage d’Agnès Vandevelde-Rougalde, La novlangue managériale. Emprise et résistance (Eres, 2017) et du livre de Michel Feynie, Le « as if » management (Le bord de l’eau, 2012).

Expression formatée, euphémismes, anglicismes codés : la langue de bois managériale comme discours dominant dans les organisations promeut une vision auto-référencée, éloignée du travail réel et hermétique au débat. Quelle est sa fonction ? Est-elle une mise en scène du pouvoir ou un artefact utile au lissage des relations ? Quels sont les mécanismes qui contribuent à la fabrication et à la diffusion de ce discours ? Qu’est ce qui produit chez les récepteurs cette sensation de lien perdu au « réel » et qui anesthésie le dialogue ?

Ethnologue indigène sur son terrain, immergé en tant que salarié au sein de la branche commerciale d’une grande entreprise publique, Michel Feynie nous raconte son enquête minutieuse au pays du « as if » management, c’est-à-dire du management qui fait comme si tout allait bien, qui ignore les problèmes. Au travers des mots employés, il décrit le discours standardisé des dirigeants, porteur d’une fiction idéale de l’entreprise et révèle l’émergence d’une « communauté de langage », des injonctions d’exigence qu’elle véhicule, ainsi que son décalage avec les pratiques quotidiennes des salariés. Il s’intéresse au mal-être au travail généré par cette langue de bois qui « assomme » les salariés et il esquisse des pistes pour s’en protéger.

Michel Feynie est psychologue du travail et docteur en anthropologie. Chargé de cours à l’Université Bordeaux Ségalen, il a publié Les maux du management (Le bord de l’eau, 2010). Il anime des ateliers de réflexion sur le travail et les pratiques de management au sein de l’association Anthropologia.

Agnes Vandevelde-Rougale s’interroge sur les ressorts de l’intériorisation d’un discours managérial dominant par ses destinataires et en analyse les conséquences. Reprenant le terme de « novlangue » avancé par George Orwell dans 1984, elle utilise également l’image d’un virus pour caractériser l’incorporation de ce newspeak gestionnaire, à l’instar de Victor Klemperer qui, en son temps, proposait la métaphore de l’empoisonnement des esprits : « les mots peuvent être comme de minuscules doses d’arsenic : on les avale sans y prendre garde, ils semblent ne faire aucun effet, et voilà qu’après quelque temps l’effet toxique se fait sentir ». Au-delà du mal-être, Agnès Vandevelde-Rougalde analyse comment l’imaginaire peut être bridé, les émotions et la critique empêchées de s’exprimer.

Agnès Vandevelde-Rougalde, diplômée de l’Ecole supérieure des sciences commerciales d’Angers et docteure en anthropologie et sociologie, est chercheuse associée au Laboratoire du Changement Social et politique (université Paris-Diderot-Paris 7), membre du Comité de rédaction de la revue Interrogations ?, membre du  Réseau International de Sociologie Clinique, membre du réseau thématique « sociologie clinique » de l’Association française de sociologie.

Animation APSE : Olivia Foli (maîtresse de conférences, CELSA-Sorbonne université), Catherine Boucher

Plus d’informations et inscription en ligne sur le site de l’APSE (cliquez ici).

Ce cycle de rencontres APSE est organisé en partenariat avec le CELSA et Nonfiction.

Performants… et licenciés. Enquête sur la banalisation des licenciements.

Dans le cadre du  cycle de conférences consacré aux nouvelles formes du travail, l’APSE organisait le jeudi 9 novembre 2017, en partenariat avec les Masters RH de la Faculté d’Economie Gestion (Université Aix-Marseille) et le LEST (Laboratoire d’Economie et de Sociologie du Travail), une conférence-débat avec Mélanie Guyonvarc’h, Maître de conférence en sociologie à l’Université d’Evry, Centre Pierre Naville, autour de son ouvrage Performants… et licenciés. Enquête sur la banalisation des licenciements (PUR).

Nous mettons à disposition ici une synthèse de la présentation, proposée par Mélanie Guyonvarc’h, que nous remercions très chaleureusement pour cet échange stimulant !

Pour accéder à la synthèse, merci de cliquer sur le lien ci-dessous (format PDF) :
Performants. et licencies_ M. Guyonvarch_Aix-en-Provence_09.11.17

Retrouvez également le programme des prochains évènements de l’APSE en cliquant ici.

 

Dialogues en entreprises – traits et perspectives

Traits et Perspectives du Café Socio du 15/05/17, au Viaduc Café (Paris), par le groupe-atelier APSE “Dialogues en entreprises”.

Quelques traits du café socio du 15 mai…

Avec ce café socio l’APSE inaugurait un atelier dédié à la question du dialogue dans l’entreprise. Vaste sujet ! D’où le choix (i) de conjuguer cet atelier au pluriel avec un « s » à dialogue et un autre à entreprise, et (ii) d’ouvrir le cycle de rencontres en donnant largement la parole au public.

Echanges fertiles et conviviaux en petits groupes et en plénière.

Après une brève introduction, les sous-groupes ont réfléchi autour de trois questions :

  1. Qu’est-ce que la question du dialogue en entreprise évoque pour vous ?
  2. En quoi de votre point de vue est-ce d’actualité ?
  3. Quels sont à ce sujet vos observations, questionnements sur la base de vos expériences,  de même que les travaux, auteurs, qui selon vous s’emparent du sujet de manière intéressante, le renouvellent ?

Trois grands thèmes sont ressortis des échanges en petits groupes et de la plénière qui a suivi :

  • Scènes sociales et diversité des formes de dialogues en entreprise (voir ci-dessous)
  • Dialogue en entreprise et temps en/de l’entreprise (« Le dialogue se nourrit du temps. Rôle et importance des échanges informels. Phénomène d’accélération empêche le dialogue et la pensée. Que devient une entreprise qui ne peut pas se poser ? »)
  • Dialogue et « co » : dialogue et confiance (« Le discours d’entreprise préconise beaucoup de « co » – construction, coopération, conversation…- mais dans les actes ? Pas beaucoup de dialogue ! Ce sont des limites mais aussi la voie ouverte » ; « Dia = à travers – et non pas deux-, dialogue pour créer de la confiance et pas forcément pour résoudre des conflits. Ça amène à la question  du sens »).

Parmi les auteurs cités : N. Aubert, TN. Clark, Y. Clot, C. Dejours, AM. Dujarier, F. Dupuy, O. Foli, G. Herreros, Goffman, PY.  Gomez, D. Linhart, M. Revaut d’Alonne, JD. Reynaud, H. Rosa.

Proposition du thème « Scènes sociales et diversité des formes de dialogues en entreprise » comme fil à tirer pour la suite de l’atelier.

Ce thème comprend une large palette de réflexions qui ont nourri les discussions, dont :

– dimensions « verticales et horizontales » du dialogue, « entre pairs et avec la direction de l’entreprise », «  informel et institutionnel », «  institutionnel et dans l’action », « convoqué », « périphérique », « dialogue financier et dialogue métier, chacun avec son langage ; avec des points de basculement, et l’ambivalence d’une ère gestionnaire où l’humain est évacué», :   il y a une multiplicité de formes de dialogues, et toutes ne sont pas cohérentes entre elles. Tout cela « évoque bien les dialogueS au pluriel ! ».

– et dans les start up ? De nouvelles modalités de dialogue ? Des dispositifs innovants ?

– en creux il y a la « parole empêchée ». « Que faire comme intervenante quand un sujet est impossible à évoquer ? Sur des conflits réputés non liés au travail » ; « Il peut y avoir du conflit mais qu’au moins on se parle».

Eclairant cette diversité et les enjeux qui y sont liés, deux champs ont émergé dans les discussions :

  • Le premier fait référence aux travaux sociologiques sur les humains et les non humains. « On ne dialogue pas seulement entre humains, avec des mots, mais aussi avec tout un ensemble d’outils – pas que institutionnels, nos ordinateurs, nos téléphones portables, nos papiers et nos prises de notes etc…».
  • Le second fait référence au concept de scène ; d’une part «  La scène sociale (cf. Goffman), avec les personnes qui changent d’attitude et de type de participation en fonction du contexte, de la scène d’énonciation» ; et d’autre part « l’idée développée par T.N. Clark, entendu au congrès de Montréal, de  renouveler l’analyse sociologique par les scènes,  concept ouvert et complexe, adapté aux changements contemporains, complexes et subtils, et pouvant aider à faire ressortir de nouvelles dynamiques ».

Pourquoi retenir ce thème en particulier ?
Deux raisons principales. La 1ère est qu’il s’agit nous semble-t-il d’un point de vue original et spécifique sur le sujet du dialogue, sujet par ailleurs vaste et très travaillé. Il y a donc là un fort potentiel de plus value. La 2nde tient au fait que ce thème a réellement émergé de la discussion collective, signant par là une dynamique collective qu’il nous semble motivant et prometteur de porter au-delà du café socio.

A bientôt donc pour la suite !

May Balabane – Parent du Châtelet, Catherine Boucher, Danièle Cerland Kamelgarn, Olivia Foli et Grégory Lévis.

Vous faites quoi dans la vie ?

— Vous faites quoi dans la vie ?
— Ben, je tâche de m’occuper.
— Et ça marche ?
— Ah ça, il faut demander aux autres !

Ce que l’on fait dans la vie, c’est un peu ce que l’on fait de sa vie, pour la vie des autres.
C’est ce que les auteurs de ce livre ont essayé de saisir au cours des rencontres avec leurs interlocuteurs.
Ils leur ont proposé de parler de leur travail et ça n’allait pas tout à fait de soi…

Qu’est-ce qui mérite d’être dit du travail sur la place publique ? Qui est pertinent pour en dire quoi ?
Qu’est ce qu’une personne est capable de dire de son propre travail ? Qu’est-ce qu’elle a envie de dire ?
Qu’est-ce que ça lui fait de dire son travail ? Qu’est ce que ça fait à son lecteur ?

Autant de questions certes pas vraiment nouvelles, mais qui sont revisitées d’une façon plutôt inédite à l’occasion de ce projet éditorial : recueillir des récits du travail écrit à la première personne, issus de tous secteurs professionnels, pour en composer un livre.

Comment procéder pour aboutir à ce type de « récit du travail » ?
Quelle méthodologie pour que, de l’interaction entre un auteur et un éditeur, émerge l’engagement subjectif d’une personne dans son activité ?
Les textes rassemblés dans ce livre ne sont pas la description générique d’un métier, dans une démarche documentaire, pas non plus des reportages, dans une démarche journalistique, pas plus l’analyse d’une activité, dans une démarche scientifique.
C’est un projet politique, porté par les deux auteurs, porté par la structure qu’ils animent, à statut coopératif : faire circuler une parole sur le travail comme contribution à la transformation sociale, à l’émancipation de celles et ceux qui y contribuent.

« Ce sont des récits engagés, qui expriment un point de vue personnel et assumé, une façon de faire le travail à sa main, comme on croit bien le faire, comme on sait le faire. Mais c’est aussi l’affaire de tous : le pilote d’avion nous transporte, l’ouvrière ramasse les pommes que l’on réduira en compote, le facteur nous livre le courrier, le chef de projet immobilier configure la ville dans laquelle on circulera demain, la femme de ménage fait le lit de l’hôtel dans lequel on couchera ce soir. » (dossier de presse)

C’est pour débattre avec vous de toutes ces questions que nous vous invitons à venir échanger avec les auteurs le 19 octobre 2017…

Patrice Bride assure des prestations d’accompagnement à l’écriture et la publication sur le travail, anime des formations sur des questions ayant trait à l’écriture professionnelle, de l’élaboration à l’édition. Il a été professeur en collège, formateur, rédacteur en chef de la revue Les Cahiers pédagogiques.

Pierre Madiot est l’auteur de L’école enfin expliquée aux parents (Stock), Enseignants, parents, réussite des élèves. Quel partenariat ? (CNDP), co-auteur de Sel, sable et soleil au pays de Guérande (Institut Culturel de Bretagne). Le travail d’écriture et de réécriture ainsi que la réflexion sur la chose écrite ont toujours été au centre de ses activités professionnelles et associatives.

Cette rencontre-débat est ouvert à toutes et à tous, adhérent(e)s ou non de l’APSE – venez nombreuses et nombreux !

Inscriptions en ligne en cliquant ici

Lancement du livre blanc APSE-AFCI “Parole au travail, parole sur le travail”

22 juin 2017 de 8h45 à 10h30
Coup d’état – 164 Rue Saint Honoré – 75001 Paris

Le sujet de la parole en entreprise prend un sens particulier aujourd’hui.

Dans un univers professionnel en mouvement permanent, il a à voir avec la qualité du travail, l’innovation et la performance, mais aussi, on l’a bien vu ces dernières années, avec la santé au travail.

Si la parole dans l’entreprise est en apparence foisonnante, l’information et la communication omniprésentes, la parole sur le travail au quotidien fait trop souvent défaut. En clair, on ne parle pas assez du travail.

Un groupe de travail – composé de membres de notre association partenaire  l’Afci et de l’APSE – a mené une enquête dans différentes entreprises de plusieurs secteurs professionnels pour chercher à prendre la mesure de quelques formes émergentes d’échange et de discussion sur le travail. Des entretiens ont eu lieu en 2013 et 2014 à la SNCF, au ministère des Finances (DGFIP), à Enedis (ex ERDF), chez Spie batignolles TPCI, chez Socla. Ils ont été complétés par différents échanges avec des responsables de Michelin, Renault, APICIL en 2015 et 2016.

Ce travail a donné lieu à la rédaction d’un livre blanc, Parole au travail, parole sur le travail, qui sera présenté lors de cette matinale de la Com’.

Cette matinale sera animée par Jean-Marie Charpentier, administrateur de l’Afci et consultant. Il a coordonné la réalisation de ce livre blanc.

Avec les éclairages et témoignages de :

  • Vincent Brulois, Maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’Université Paris 13 (Sorbonne Paris Cité)
  • Dorothée Phelip, Responsable Culture et Communication Interne d’APICIL
  • Loïc Hislaire, ancien DRH de SNCF, consultant
  • Jacques Viers, membre de l’APSE (APSE)

Un exemplaire du livre blanc sera offert à chaque participant.

Inscription en ligne sur le site de l’AFCI

La mémoire de l’entreprise à l’ère numérique (18 mai 2017, Paris)

Jeudi 18 mai 2017
Apprentis d’Auteuil
40 rue La Fontaine
75016 PARIS
RER C Gare avenue du Président Kennedy
Métro : Jasmin (ligne 9)

Inscription en ligne

L’AAF (Association des archi­vis­tes fran­çais), l’APSE, l’Afci (Association fran­çaise de com­mu­ni­ca­tion interne), le CELSA et l’INTD/CNAM orga­nisent le 18 mai 2017 une jour­née d’étude inti­tu­lée « Le patri­moine his­to­ri­que des entre­pri­ses : une néces­sité à l’ère numé­ri­que ».

Les inter­ve­nants expli­que­ront pour­quoi, dans leur fonc­tion, le patri­moine de leur entre­prise est impor­tant et pour­quoi ne pas gérer ses archi­ves his­to­ri­ques aujourd’hui peut être une entrave au déve­lop­pe­ment de leur entre­prise demain.

Cette jour­née d’étude est cons­truite autour de 3 idées fortes :

  • Démontrer le carac­tère stra­té­gi­que de l’uti­li­sa­tion des archi­ves his­to­ri­ques afin de répon­dre aux dif­fé­rents enjeux de l’entre­prise : dans le domaine des res­sour­ces humai­nes, de la conduite du chan­ge­ment, de la ges­tion des ris­ques, de la pro­duc­tion et de l’acti­vité com­mer­ciale, de la recher­che et de l’inno­va­tion, du mar­ke­ting, de l’image de marque, etc. L’objec­tif : cons­truire un argu­men­taire pour convain­cre les diri­geants d’entre­prise de la néces­sité de mener une poli­ti­que de ges­tion des archi­ves patri­mo­nia­les.
  • Associer à cette jour­née des acteurs moins connus et de taille plus modeste afin d’appuyer les propos : il est pos­si­ble pour des entre­pri­ses de toute taille et de toute acti­vité de tra­vailler sur sa mémoire. D’autre part, dans un contexte ou la trans­for­ma­tion digi­tale s’impose à tous, il importe de pren­dre en compte la ges­tion des archi­ves électroniques et d’appré­hen­der leur cycle de vie afin de cons­ti­tuer le patri­moine de demain.
  • Accueillir des inter­ve­nants de toutes les fonc­tions de l’entre­prise ayant un inté­rêt à mettre en place une action patri­mo­niale.

4 tables-rondes favo­ri­se­ront l’échange et le dia­lo­gue entre les inter­ve­nants d’hori­zons divers ayant tra­vaillé sur des thé­ma­ti­ques pro­ches.

Programme de cette journée :

9h : Mot d’accueil : Apprentis d’Auteuil et pro­po­si­tion de visite du musée (en fin de jour­née)

9h10 Introduction : le point de vue du mana­ge­ment
- Secrétaire géné­ral/ membre du conseil d’admi­nis­tra­tion, Cristallerie d’Arques

9h30 Table ronde 1 – Production, com­mer­ciale, stra­té­gie (ani­ma­teur : Grégory Lévis, Président de l’APSE)
- Pour amé­lio­rer la pro­duc­ti­vité et par­ta­ger les connais­san­ces : Bertrand Feuga, res­pon­sa­ble patri­moine tex­tile chez Holding Textile Hermes
- Pour la ges­tion des ris­ques : Gwenaëlle Clerc, Archiviste, ANDRA Direction sûreté, envi­ron­ne­ment et stra­té­gie filiè­res, Service sys­tème de mana­ge­ment inté­gré
- Pour le déve­lop­pe­ment de nou­veaux pro­duits : Stéphane Kraxner, Archives & Documents Manager Communication, Martell Mumm Perrier-Jouet
suivi d’un temps d’échange

10h45 – 11h Pause-café

11h Table ronde 2 – Communication interne/Ressources humai­nes (ani­ma­trice : Judith Matharan, membre de l’Afci)
-  Pour fédé­rer les col­la­bo­ra­teurs : Amélie Douillard, Documentaliste, Direction Stratégie per­for­man­ces et ris­ques, MACIF Espace 224
-  Pour trans­met­tre la culture d’entre­prise, ren­for­cer le sen­ti­ment d’appar­te­nance : Jean Borenstein, Association pour l’his­toire des Caisses d’épargne
-  Pour répon­dre à des enjeux de com­mu­ni­ca­tion interne : en cours
suivi d’un temps d’échange

12h15 – 14 h Pause déjeu­ner

14h00 Table ronde 3 – Communication externe & mar­ke­ting (ani­ma­trice : Caroline Marti, CELSA)
-  Pour répon­dre à des enjeux de com­mu­ni­ca­tion externe/image de l’entre­prise : Céline Morcrette, direc­trice de la com­mu­ni­ca­tion, Fives
-  Pour répon­dre à des enjeux de brand mar­ke­ting/image de marque : Xavier Gaudemet, chef de pro­jets mar­ke­ting patri­mo­nial, Printemps
-  Pour la mise en place d’une démar­che de valo­ri­sa­tion patri­mo­niale glo­bale : Béatrice Gruau-Racine, atta­chée au Service Patrimoine du Groupe Gruau
suivi d’un temps d’échange

15h15 – 15h30 Pause-café

15h30 Table ronde 4 – Les dif­fi­cultés à convain­cre de l’uti­lité des archi­ves his­to­ri­ques et à cons­ti­tuer un fonds dans la pers­pec­tive de la trans­for­ma­tion digi­tale (ani­ma­trice : Claire Scopsi, INTD/CNAM)
- Difficultés pour anti­ci­per la col­lecte et la conser­va­tion des for­mats digi­taux dans les fonds d’archi­ves his­to­ri­ques de demain : Agnès Gourbetian, DSI, BNP Paribas
-  Difficultés liées à la valo­ri­sa­tion d’un fonds d’archi­ves his­to­ri­ques : Antoine Désire, Responsable du Centre National d’Archives de la Formation Professionnelle
-  Difficultés à struc­tu­rer un fonds d’archi­ves his­to­ri­ques : Luc Berger, Adjoint du direc­teur de la com­mu­ni­ca­tion, Responsable de la com­mu­ni­ca­tion interne, Historien, Dassault Aviation
suivi d’un temps d’échange

16h45 Conclusion :
-  Bruno Chappert, Directeur de la Business Unit E-ser­vi­ces et Systèmes, membre du COMEX, Imprimerie Nationale

Fin 17h15
Visite du musée Apprentis d’Auteuil vers 17h30

Attention – l’inscription est obligatoire et se fait sur le site de l’AAF : cliquez ici pour vous inscrire.
Les adhérents de l’APSE bénéficient d’un tarif privilégié.

Cinéma, théâtre, BD, séries… Quand l’art saisit le travail (Paris, 18 avril 2017)

La thématique du travail et de son organisation nourrit régulièrement, et depuis longtemps, les réalisations artistiques, que cela soit dans le théâtre, le cinéma, la bande-dessinée, la littérature, les séries télé et bien d’autres formes artistiques.

Elle leur fournit caractères humains, dramatisation, ancrage social, ressorts d’intrigue, mettant au jour les dimensions sensibles et politiques du travail que la recherche scientifique ne parvient pas aisément à restituer.

Que trouvent les artistes dans le travail et dans la production scientifique circulant à son sujet ?
Que devient cette production dans l’art ? Comment l’art saisit-il le travail ?
À l’inverse, qu’en retirent les chercheurs et les praticiens d’utile à leur réflexion et à leur pratique ?

Comment artistes et sociologues dialoguent-ils sur les différentes dimensions contemporaines du travail ?

Ce sont à ces différents questionnements que nous vous invitons à venir échanger, dans un cadre atypique et décontracté, avec les coordinateurs et des auteurs du numéro 33 de la revue Sociologies Pratiques (Presses de Sciences Po). Venez également partager vos propres expériences et questionnements sur cette thématique !

L’animation sera assurée par un membre de l’APSE.

Cet évènement est gratuit et ouvert à tous, adhérents ou non de l’APSE,  nous vous attendons nombreuses et nombreux !
Chacun paie sa consommation pendant l’échange auprès de l’établissement qui nous accueille gracieusement.

Sociologies Pratiques 33

Parmi les articles du numéro 33 qui seront discutés à l’occasion de cette rencontre :

D’une représentation l’autre : Dialogue entre artistes et chercheurs autour des questions du travail
Emmanuelle Savignac

L’illusion du comique vous emmène quelquefois du côté de la vérité – Entretien avec Christophe Dejours
Aurélie Jantet et Emmanuelle Savignac

Cette dimension humaine, incarnée, émotionnelle, de l’expérience du travail – Entretien avec Yasmine Bouagga et Claire Braud
Frédéric Rey, et  Emmanuelle Savignac

Il faut trouver, théâtralement, la façon de dire Taylor – Entretien avec Fabienne Brugel et Jean-Paul Ramat
Pierre Lénel et  Emmanuelle Savignac

Esthétique et politique de la résistance au travail dans Les Temps modernes
Stéphane Debenedetti, Isabelle Huault, Véronique Perret

La lutte des Lejaby mise en scènes
Caroline Ibos, Géraldine Schmidt, Damien Mourey, Natalia Bobadilla

The Wire, une représentation attentive du travail – De la coopération horizontale
Stéphane Le Lay

Violence des échanges en milieu tempéré – Un film face à son public
Frédéric Moulène

Le numéro 33 de Sociologies Pratiques est disponible :

En format numérique sur www.cairn.info

En version papier aux Presses de Sciences Po

Les adhérents de l’APSE bénéficient d’un tarif privilégié d’abonnement à la revue : cliquez ici pour adhérer et soutenir à la fois l’APSE et Sociologies Pratiques.

L’intervention en question(s) (Paris, 6 avril 2017)

jeudi 6 avril 2017 à 18h30

Le café du Pont Neuf
14 quai du Louvre
75002 PARIS

Dans le cadre de l’atelier de réflexion “l’intervention sociologique : dilemmes, limites et perspectives”, l’APSE vous convie à un café socio sur les questions que soulève la pratique de l’intervention en entreprise.

Il s’agira à l’occasion de cette rencontre décontractée de défricher ensemble les principaux questionnements qui animent aujourd’hui nos pratiques d’accompagnateurs du changement en entreprise, afin d’organiser par la suite des rencontres et échanges spécifiques sur les thématiques que nous aimerions explorer avec les adhérents de l’APSE (par exemple : le rapport au commanditaire, l’éthique, la durée d’intervention, la posture, la restitution, l’évaluation, etc.).

Les échanges seront animés par Grégory Moulin, membre de l’APSE et Grégory Lévis, président de l’APSE.

Vous êtes praticien(ne) de l’intervention en entreprise ? Vous vous posez des questions sur la pratique de l’intervention sociologique, son efficacité, ses dilemmes, ses limites mais également ses différences par rapport à d’autres approches d’accompagnement du changement ? A quelles difficultés et particularités se heurte la pratique de l’intervention dans les entreprises contemporaines ? Vous aimeriez échanger sur vos questionnements dans une ambiance conviviale ? Venez à notre rencontre !

Les cafés socio APSE sont ouverts à tous (adhérents ou non). Ils sont organisés par des membres de l’association qui souhaitent échanger dans un café parisien autour d’un sujet qu’ils amènent et explorent à leur manière, de manière conviviale et décontractée. L’évènement est gratuit, chacun paye sa consommation pour remercier l’établissement qui nous accueille.

Nous vous attendons nombreuses et nombreux ! Une bonne occasion d’échanger et de faire davantage connaissance !

Inscription en ligne : cliquez ici.

Socio sur Seine – les déjeuners de l’APSE (30 mars 2017)

Socio sur Seine est un rendez-vous régulier pour discuter de manière décontractée, à l’occasion d’un déjeuner en bord de Seine, autour de la sociologie en entreprise.

Socio sur Seine

Pas de thématique particulière, plutôt l’occasion d’échanger et de découvrir d’autres personnes intéressées par l’utlisation de la sociologie dans le monde professionnel.

Venez à notre rencontre et parlez de ce qui vous tient à coeur : vos projets, vos interrogations, vos lectures, vos chantiers d’intervention, votre pratique de la sociologie dans votre environnement professionnel… dans une ambiance conviviale et dans un lieu favorisant des rencontres ouvertes et dynamiques.

Une bonne occasion également pour tisser des liens professionnels avec d’autres adhérents et sympathisants de l’APSE !

L’inscription est obligatoire et les places limitées pour favoriser la convivialité lors du repas.

Après votre inscription, nous vous recontacterons par mail pour vous indiquer le lieu de RDV dans un restaurant du bord de Seine à Paris.

L’évènement est gratuit, chacun paie son repas auprès du restaurateur qui nous accueille (selon la consommation, compter de 15 à 25 euros par personne).

Inscription en ligne : cliquez ici.