L’entreprise à mission : comment passer à l’action ? (Paris, 16 janvier)

Jeudi 16 janvier 2020 à 18h

Amphithéâtre | Université Paris 1 Panthéon‐Sorbonne
21 rue Broca
75005 Paris

L’APSE est partenaire de cette table-ronde organisée par le service de formation continue de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. L’inscription se fait directement auprès de l’université, merci d’envoyer un mail à stella.de‐hemptinne@univ‐paris1.fr si cet évènement vous intéresse.

Depuis une quinzaine d’années, la responsabilité sociale et environnementale de l’entreprise est au cœur des débats. La Loi PACTE promulguée en mai 2019 introduit un nouveau statut juridique, la « société à mission » donnant un cadre légal à cette responsabilité au travers de la formulation d’une « raison d’être », d’objectifs sociaux et environnementaux, d’une gouvernance spécifique et d’un contrôle externe.

Plusieurs entreprises telles que la Camif, Invivo, la Maif, Yves Rocher… se sont engagées dans cette dynamique d’entreprise responsable et une « communauté des entreprises à mission » s’est constituée en décembre 2018.

Dans ce contexte, l’université Paris 1 Panthéon‐Sorbonne organise une table ronde pour réfléchir sur la manière dont les acteurs de l’entreprise (dirigeants, syndicats, consultants) peuvent se préparer et s’emparer du dispositif proposé dans la loi PACTE et sur la créativité à mobiliser pour créer ou se transformer en « entreprise à mission ».

Cette table ronde réunira :

‐ Emery Jacquillat, PDG de la Camif, président de la Communauté des entreprises à mission,

‐ Philippe Robert‐Tanguy, sociologue et consultant, Président du cabinet blueKomet en cours de transformation en « société à mission »,

‐ Pierre‐Yves Chanu, économiste, conseiller confédéral de la CGT, président de la plateforme nationale d’action globale pour la RSE en 2014‐2015.

La table ronde sera animée par un.e enseignant.e du service de formation continue de l’université.

Mieux communiquer en entreprise grâce à l’éclairage des sciences sociales (Paris, 23 janvier 2020)

jeudi 23 janvier 2020 – 18h30 à 20h30 (Paris 1er)

Dans un contexte d’incertitude, communicants, RH et managers ne peuvent se cantonner à leurs outils, supports et compétences techniques pour communiquer.

Les communicants en entreprise n’ont pas toujours les grilles de compréhension et clés d’intervention et peuvent être démunis lorsqu’ils doivent «décrypter le monde» pour comprendre les dysfonctionnements du système.
Les RH, quand à eux, sont souvent surtout outillés par le droit.
Et le cursus des managers en école de commerce ne les prépare guère à la communication managériale.

Disposer de connaissances en sciences sociales peut-elle alors les aider ?
Comment les sciences sociales peuvent-elles être une ressource pour mieux communiquer en entreprise ?

Pour cette rencontre-débat APSE, nous recevrons les auteurs de l’ouvrage Communiquer en entreprise (Vuibert) , Jean-Marie Charpentier et Jacques Viers, pour échanger à ce sujet.
 

Couverture de communiquer en entreprise

A propos de nos invités :
Jean-Marie Charpentier est consultant, docteur en sciences de l’information et de la communication, administrateur de l’Afci.
Jacques Viers est formateur, diplômé de Sciences Po Paris en sociologie de l’entreprise et stratégie de changement et administrateur de l’APSE.
Tous deux animent depuis une dizaine d’années des formations à l’Afci sur l’apport des sciences sociales à la communication.

Discutant : Jean-Michel Saussois, sociologue, professeur émérite à ESCP-Europe

Cette rencontre-débat APSE est organisée en partenariat avec l’Afci (Association Française de Communication Interne) et est ouverte à toutes et tous, adhérents ou non de l’APSE.

Inscription en ligne : Cliquer ici

Le piège de l’employabilité (Marseille, 23 janvier 2020)

L’APSE, le LEST (Laboratoire d’Economie et de Sociologie du Travail) et les Masters RH de la Faculté d’Economie et de Gestion de l’Université Aix-Marseille vous invitent à une nouvelle rencontre-débat.

Notre invité : Dominique Glaymann, professeur de sociologie au Centre Pierre Naville à l’Université d’Evry.

L’employabilité est de plus en plus présente dans le langage médiatique, politique, syndical ou patronal.

Favoriser, améliorer, développer l’employabilité est devenu un leitmotiv des politiques de l’emploi françaises et européennes, une incantation des employeurs, un objectif prioritaire des conseillers de Pôle emploi et un devoir assigné aux chômeurs et aux salariés.

– Comment cette notion a-t-elle été construite ?
– Par qui et dans quels contextes sociaux ?
– Quels sens lui donnent ceux qui l’utilisent et à quelles fins la mobilisent-ils ?

Se référer à cette notion affecte les politiques publiques, le recrutement, la formation et l’insertion dans l’emploi, l’accompagnement des demandeurs d’emploi…

Cette rencontre-débat est organisée en partenariat avec Nonfiction.fr et est ouverte à toutes et tous, merci de vous inscrire en ligne pour des raisons logistiques.

Jeudi 23 janvier 2020 17h30 – 19h
FEG – site IBD (salle 03)
5-9 bd. Maurice Bourdet
Marseille

Inscription en ligne : Cliquer ici

Retour sur la rencontre-débat “Patrons en France”

Le 21 novembre, le sociologue Michel Offerlé nous a fait le plaisir de venir échanger avec nous, en nous accueillant dans les locaux de l’Ecole Normale Supérieure à Paris.

Des échanges riches et intéressants, qui ont débordé l’horaire prévu, et qui ont donné envie de découvrir davantage les travaux de Michel Offerlé sur le patronat (les patronats ?) et les “patrons”.

Michel Offerlé nous a en particulier confié de nombreuses anecdotes, avec beaucoup d’humour, les difficultés méthodologiques à faire enquête sur le patronat, les questionnements en tant que sociologue, le décalage ressenti parfois, les coulisses de l’ouvrage collectif (et au passage, un bel exemple d’un travail conjoint entre chercheurs confirmés, doctorants et étudiants en master) qui était au centre du débat hier, “Patrons en France”, avec 36 entretiens approfondis avec des patrons de différents profils (et nous avons vu hier à quel point les “patrons” constituent un ensemble non-homogène !) :

https://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Patrons_en_France-9782707190734.html

Il est également revenu sur son enquête précédente sur le MEDEF, avec une exploration unique de cette organisation patronale, à partir d’entretiens avec ses acteurs :

https://www.odilejacob.fr/catalogue/sciences-humaines/management-entreprise/patrons-des-patrons_9782738129499.php

Nous avons également mentionné lors du débat avec la salle hier une participation de Michel Offerlé à l’émission “Entendez-vous l’éco ?” sur France Culture, aux côtés de la sociologue Valérie Boussard, que nous avons déjà eu l’occasion de recevoir à l’APSE, pour évoquer “le capitalisme sur le banc des accusés – les métamorphoses du patronat” (23/10/2019), que vous pouvez écouter ici :

https://www.franceculture.fr/emissions/entendez-vous-leco/le-capitalisme-sur-le-banc-des-accuses-34-les-nouvelles-figures-du-capitaliste

Vous pouvez également retrouver, toujours sur le même sujet, une interview de Michel Offerlé réalisée par le CJD, en deux parties :

(partie 1) http://www.dirigeant.fr/idees/quest-ce-quun-patron-1-2/

(partie 2) http://www.dirigeant.fr/idees/quest-ce-quun-patron-2-2/

Enfin, si vous vous intéressez aux travaux antérieurs de Michel Offerlé, les ouvrages cités lors de l’échange :

– sur le suffrage universel en France et son “apprentissage” par les électeurs, un bel ouvrage illustré : “Un homme, une voix ?” chez Gallimard : http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Decouvertes-Gallimard/Decouvertes-Gallimard/Histoire/Un-Homme-une-voix

– sur les partis politiques (Que sais-je) : https://www.puf.com/content/Les_partis_politiques

-et une sociologie des organisations patronales : https://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Sociologie_des_organisations_patronales-9782707157973.html

(compte-rendu par Grégory Lévis)

Patrons en France : les patrons et le travail (Paris, 21 novembre 2019)

jeudi 21 novembre 2019 de 18h à 19h45
Ecole Normale Supérieure – Campus Jourdan
salle R2-02
48 boulevard Jourdan
75014 PARIS
Métro Porte d’Orléans, RER B Cité Universitaire, T3 Montsouris, bus 216 Montsouris

« Salauds de patrons », « exploiteurs », deux expressions tenaces pour parler des patrons… mais qui sont-ils vraiment, et quel est leur rapport au travail ?

L’APSE vous propose de venir échanger autour de l’ouvrage “Patrons en France” (La Découverte) coordonné par Michel Offerlé, professeur émérite de sociologie politique à l’École Normale Supérieure, qui sera notre invité.

Les patrons…

  • Quelle est leur vision du travail ?
  • Quelle importance accordent-ils à la valeur travail pour eux-mêmes et pour les salariés qu’ils emploient ?
  • Comment voient-ils l’avenir du travail, de l’emploi et de la relation salariale ?
  • Formation, identité, trajectoires : quels rôles pensent-ils avoir à jouer aujourd’hui dans l’économie et la société ?

L’ouvrage, construit autour de trente-six entretiens menés avec des patrons, vise à comprendre qui sont les patrons en France, quelle place ils occupent dans la société française, quelle vision ils en ont.

Ce livre est le premier portrait de groupe précis et coloré qui permet, au travers de ces multiples histoires de vie, de comprendre de manière vivante et approfondie qui sont les patrons en France.

Qu’ils soient grands, très grands, petits ou moyens, qu’ils travaillent dans le bâtiment, l’industrie, le commerce ou les services, les patrons sont au centre de cet ouvrage, produit d’une enquête collective menée par des chercheurs confirmés et par de jeunes sociologues, sur ce métier beaucoup plus fantasmé, vilipendé ou héroïsé que véritablement connu.

Il s’agit de réfléchir sur les différences qui traversent les mondes patronaux et sur ce qui les unit puisque, spontanément, la catégorie « patrons » et « patronat » fait sens – même si ce sens est ambigu.

Notre invité, Michel Offerlé, est également membre du Centre Maurice Halbwachs et de l’EHESS.
Depuis plusieurs années, ses travaux portent sur l’univers des patrons au travers d’enquêtes de terrain et de plusieurs ouvrages.

L’évènement est gratuit et ouvert à tous, mais l’inscription préalable en ligne est nécessaire.

Cette rencontre-débat est organisée en partenariat avec Nonfiction.fr

Inscription en ligne : Cliquer ici

Les Mompreneurs : entreprendre pour concilier travail et famille

jeudi 21 novembre 2019 17h30-19h
Salle 03
Campus Marseille FEG (Faculté d’Economie et de Gestion)
Site Ilot Bernard Dubois (IBD)
5-9 boulevard Maurice Bourdet
Marseille 1er arrondissement

Les Mompreneurs se définissent comme des femmes qui deviennent entrepreneures et mères en même temps.

Dans leur discours, créer une activité économique indépendante – le plus souvent à domicile – leur permet de mieux profiter de leur enfant.

Faut-il voir dans le mouvement des Mompreneurs, né en France à la fin des années 2000, la solution idéale pour articuler travail et famille ?

Notre invitée, Julie Landour, est Maître de conférences en sociologie à l’Université Paris Dauphine, Laboratoire IRISSO.

Son ouvrage “sociologie des Mompreneurs” (Septentrion, 2019) est fondé sur une enquête originale, qui mêle ethnographie d’un collectif de Mompreneurs, récits de vie et enquête statistique.

Cet ouvrage permet d’éclairer la bifurcation de ces femmes du salariat vers l’indépendance.

Il donne à voir tout à la fois les ressorts de leur reconversion et ses limites.

Il montre aussi qu’il est nécessaire, pour comprendre leur engagement, d’interroger la manière dont elles investissent la maternité, les normes contemporaines de la parentalité et leurs effets distinctifs.

Julie Landour éclaire les inégalités que ces normes contribuent à renouveler entre les hommes et les femmes ainsi qu’entre les femmes elles-mêmes.

Cette conférence-débat est organisée en partenariat avec le LEST et les Masters RH de l’Université Aix-Marseille, ainsi que Nonfiction.fr.
Elle est ouverte à toutes et tous, merci de vous inscrire en ligne pour des raisons logistiques.

Inscription en ligne : Cliquer ici

Patrons en France – retour sur notre conférence-débat

Le 13 juin 2019, le sociologue et chercheur Michel Offerlé participait à une conférence-débat APSE autour de l’ouvrage collectif qu’il a dirigé en 2017, intitulé Patrons en France.

Tout le monde a son idée sur les patrons. Voire une mauvaise opinion, comme 62 % des Français qui jugent les grands patrons « méprisants » et « autoritaires »(2). « Le patronat est à la fois connu et méconnu », prévient Michel Offerlé en ouvrant sa conférence. Le sociologue a d’abord analysé les organisations professionnelles, avant de passer au crible les « métiers » dans Patrons en France, l’ouvrage collectif qu’il a coordonné en 2017.

Une catégorie diversifiée

« La sociologie s’était peu intéressée à eux, dit-il. Avec des étudiants et confrères, nous avons mené des centaines d’entretiens, sur leur histoire de vie, leur formation, leur métier, mais aussi leurs goûts ou leurs valeurs… Le plus grand dirigeait 100 000 salariés, le plus petit, aucun. » Résultat : « le patron ventru, avec haut- de-forme et cigare » a vécu.
Et les quelque deux millions de dirigeants de France (dont 170 000 pilotent une entreprise de plus de dix salariés) représentent une catégorie sociale très diversifiée.

Parmi eux, 40% sont fils d’ouvriers ou d’employés. « Mais, précise Michel Offerlé, plus on monte dans la hiérarchie, plus il y a une reproduction sociale. » C’est une population plutôt âgée – 37% ont plus de 50 ans – et « en voie de féminisation », avec 25% de femmes. « Et surtout, elle est très étirée au niveau des diplômes : des autodidactes aux détenteurs d’un CAP, jusqu’à des bac+5 ou +10. » Cette forte diversité se retrouve dans les pra- tiques culturelles – du passionné d’opéra au fan de séries télévisuelles -, comme dans les revenus, relève encore le cher- cheur, « qui passent de 1 à 2 000, avec des patrons qui ne se payent pas et d’autres qui gagnent des fortunes ».

Du paternalisme à la distance

Multiple, l’identité patronale commune se définit en partie par la négative, « par des adversaires ou des dégoûts com- muns, note Michel Offerlé. Mais celle-ci s’exprime plus ou moins frontalement selon que l’on dirige une entreprise du CAC40 ou une PME. »
La liste est longue des objets de mécontentement, du rap- port à l’Etat ou à l’Urssaf, à l’inspection du travail ou au fonctionnaire (tour à tour « inspecteur » ou « fainéant »), les syndicats (surtout la CGT), et la crainte des Prud’hommes, les banquiers…

« Il y a aussi la complainte vis-à-vis des salariés », complète le sociologue. Les patrons de PME se plaignant de « ne plus trouver de jeunes qui ont envie de travailler »… Ceux du CAC40 ne trouvant pas assez de « soft skills chez les candidats »…

Mais le rapport avec les salariés varie beaucoup selon la taille de l’entreprise. « Certains, à la tête d’une PME, sont hommes orchestre, experts dans leur profession et pilotes d’une équipe mais ne souhaitent pas diriger une ETI, analyse le sociologue. Parmi eux, quelques-uns assument leur rôle de chef, quand d’autres revendiquent une forme de paternalisme, et vont loin dans l’aide à leurs salariés, en cas de handicap ou de deuil »…

Plus la taille de l’en- treprise augmente, moins il est en prise directe avec le social, poursuit le chercheur, « la valorisation des salariés passant par le développement de leurs capacités. Le dirigeant, lui, progresse vers un travail gratifiant et transmet souvent aux RH le « sale boulot » dans la gestion du personnel. Le dirigeant d’un groupe de 50 000 salariés connaît au maximum 200 personnes. »

L’argent, la créativité, le produit

Le plaisir de l’entreprise ? L’argent, pour certains.
« Mais pas seulement, plaide le sociologue. D’autres se passionnent pour leur produit, évoquent la réalisation de soi, la créativité. Avoir du pouvoir sur les autres et sur le monde social est sûrement une motivation. » Mais, devant le sociologue au moins, beaucoup préfèrent parler de la compétition, évoquant « l’esprit d’entreprise à la française », avec cette idée que « nous sommes en train de devenir une nation d’entrepreneurs, qui développe un discours fort et un désir d’entrepreneuriat »…

Cela peut-il aussi concourir au renouvellement de la figure du patron ?

(compte-rendu proposé par Chloé Guillot Soulez et Blaise Barbance ; cette conférence-débat a été organisée en partenariat avec l’iaelyon et le réseau REFERENCE RH)

Les nouveaux travailleurs des applis (Marseille, 10 octobre 2019)

jeudi 10 octobre 2019 de 17h30 à 19h

Faculté d’Economie et de Gestion Aix-Marseille Université
Ilot Bernard Dubois (IBD)
5-9 boulevard Maurice Bourdet
Marseille 1er arrondissement
(salle 03)

En partenariat entre les Masters RH de la Faculté d’Economie Gestion (Université Aix-Marseille) et le LEST (Laboratoire d’Economie et de Sociologie du Travail), l’APSE organise cette année un nouveau cycle de conférences-débats sur les enjeux et les problématiques actuelles du travail.

Comment les principes et les modalités d’organisation de l’activité de travail se transforment-elles aujourd’hui dans les organisations ?
Comment contribuent-elles à modifier les conditions de l’activité des salariés et les modalités de l’engagement dans leur travail ?
Comment contribuent-elles à déplacer les frontières traditionnelles du monde du travail et les rapports sociaux de production?
Quelles sont les conséquences de ces nouvelles formes de travail sur celles et ceux qui le réalisent comme sur celles et ceux qui l’encadrent ?
Telles sont les questions auxquelles ces conférences-débats cherchent à apporter des éléments de réponse.

Pour la première conférence de ce nouveau cylce, nous recevons Diane Rodet et Luc Sigalo-Santos, pour la présentation de l’ouvrage collectif dirigé par Dominique Méda et Sarah Abdelnour, Les nouveaux travailleurs des applis (PUF, 2019).

Quels impacts les applications numériques et Internet peuvent-elles avoir sur nos manières de travailler et sur nos statuts d’emploi ?

En quoi le fait de commander un véhicule via une application plutôt que par téléphone constituerait la révolution que suggère le terme d’« ubérisation » ?

Le passage en ligne de la commande de travail a fourni l’occasion à de nombreuses entreprises de contourner le code du travail, tout en leur offrant de nouveaux outils de contrôle des travailleurs.

Ces processus sont l’objet d’étude de cet ouvrage de chercheurs en sociologie et en droit, à partir d’enquêtes sur les chauffeurs et livreurs, les micro-travailleurs ou encore les chefs à domicile.

Les diverses contributions permettent d’envisager les plates-formes numériques non seulement comme une innovation technique, mais aussi comme un nouvel espace où modifier les règles du jeu en matière d’emploi et de travail.

Cette conférence-débat gratuite est ouverte à toutes et tous, merci néanmoins de vous inscrire pour des raisons logistiques.
Inscription en ligne : Cliquer ici

Invitation à la conférence annuelle des anciens étudiants du Master Management Travail et Développement Social (MTDS)

L’association des Anciens Etudiants du Master Management Travail et Développement Social (MTDS) de l’Université Paris Dauphine a le plaisir d’inviter les adhérents et sympathisants de l’APSE à sa conférence annuelle le 3 octobre 2019, dans le cadre du partenariat qui lie nos associations.

Lors de cet évènement, un débat sera proposé autour de l’ouvrage « Découvrir l’Intelligence Collective » (InterEditions, 2018) d’Olivier Piazza, en présence de l’auteur.

Olivier Piazza est co-Directeur des D.U. Executive Coaching, Intelligence Collective et Management à l’Université de Cergy Pontoise.

Les échanges, dans un contexte convivial, porteront en particulier sur une meilleure compréhension des concepts d’intelligence collective et la manière dont ceux-ci sont mobilisés par certains dans des approches de management et d’amélioration de la qualité de vie au travail, afin de nourrir les regards croisés et les éventuelles controverses sur le sujet entre les participants à l’évènement.

L’évènement est gratuit et ouvert à toutes et à tous, mais l’inscription préalable est nécessaire.

Plus d’infos et inscription en ligne : Cliquer ici

Travail et plateformes numériques : entre exploitation et opportunités (20 juin 2019, Marseille)

L’APSE est partenaire de l’Atelier de recherche Travail et Libertés (ArTLib) à l’IMéRA (Université Aix-Marseille).

ArTLib est un groupe interdisciplinaire et international qui vise à discuter et diffuser d’une façon innovante des idées et des pratiques liées aux transformations profondes engendrées par le travail contemporain dans la sphère des libertés personnelles et collectives des individus.

A l’occasion du cycle de conférences “Travail et Libertés aujourd’hui”, ArTLib organise une nouvelle session publique d’échanges autour de Massimiliano Nicoli (Université de Paris-Nanterre),  Luca Paltrinieri (Université de Rennes 1) et
Muriel Prevot-Carpentier (INRS Nancy).

L’avènement des plateformes numériques de travail a déterminé une série de transformations paradoxales qui concernent à la fois le travail et l’entreprise : la subordination juridique du contrat salarial laisse de plus en plus la place à des nouvelles formes de dépendance économique et psychologique, tandis que la forme-entreprise traditionnelle tend à exploser dans les différentes figures de l’autoentrepreneuriat, ou à se confondre avec le marché sous la forme de l’entreprise-plateforme. Cette situation d’intensification de l’(auto)exploitation de l’individu productif constitue pourtant le terrain d’expérimentation de nouvelles formes de coopération qui s’enracinent dans la longue histoire de l’intelligence politique du travail.

La conférence est ouverte à toutes et tous, sans réservation préalable.
Vous pouvez si vous le souhaitez vous inscrire ici pour recevoir un rappel de l’évènement : Cliquer ici