Travail libertaire et utopies concrètes (11 avril 2019, Marseille)

L’APSE est partenaire de l’Atelier de recherche Travail et Libertés (ArTLib) à l’IMéRA (Université Aix-Marseille). ArTLib est un groupe interdisciplinaire et international qui vise à discuter et diffuser d’une façon innovante des idées et des pratiques liées aux transformations profondes engendrées par le travail contemporain dans la sphère des libertés personnelles et collectives des individus.

A l’occasion du cycle de conférences “Travail et Libertés aujourd’hui”, ArTLib organise sa seconde session publique d’échanges autour des travaux de Michel Lallement, sociologue (CNAM, Paris), auteur de L’Âge du faire, Hacking, travail, anarchie (2015) et coauteur de Makers – Enquête sur les laboratoires du changement social (2018).

Aux marges du système économique dominant, des utopistes bricolent depuis longtemps des formes alternatives de travail, dont l’ambition est d’émanciper ceux qui les pratiquent des dominations de toutes sortes. En opérant une plongée anthropologique au cœur d’expérimentations sociales concrètes d’hier et aujourd’hui, en France et aux États-Unis, il s’agira de brosser le tableau de ce que l’on pourrait nommer un «travail libertaire», de repérer les promesses dont celui-ci est porteur et d’évoquer quelques interrogations pour notre futur que celui-ci suscite.

Venez nombreux échanger le jeudi 11 avril, 17h30, à l’IMéRA, Maison des Astronomes – 2 place Le Verrier, 13004 MARSEILLE.

La conférence est ouverte à toutes et tous, sans inscription préalable.

Dialogue(s) en entreprise – Retour sur la rencontre du 7 février 2019

C’est le 7 février dernier qu’a eu lieu un après-midi de rencontre-débat dans le cadre du cycle de rencontres de l’APSE sur le thème du dialogue en entreprise.

Construite autour de deux témoignages suivis de discussions en petits groupes puis de mise en commun et débat en plénière, cette rencontre a proposé d’interroger l’émergence de nouvelles formes de dialogue au travail. Dans cette perspective, une quarantaine de personnes – principalement consultants et acteurs du monde l’entreprise – ont pris le temps, de 14h à 18h, pour des échanges et des discussions nourris tant par les témoignages que par l’expérience de chacun.

Dans un contexte d’incertitude généralisée et de changement permanent et en accélération quelle place peut être faite en entreprise à la mise en commun de sens qui caractérise le dialogue ? Quel rôle peut jouer la sociologie de l’entreprise et d’autres approches en sciences humaines et sociales pour des dialogues qui soient une ressource stratégique adaptée aux transformations contemporaines ?

Le premier témoignage, par Catherine Boucher, intervenante Cyrcée, et Claire Rueff-Escoubes, intervenante Agasp, a porté sur la mise en place dans le département d’un grand groupe du secteur assurances d’un dispositif méthodologique d’expression et de concertation. Visant à développer la qualité de vie au travail, le dispositif s’appuie sur les travaux de Gérard Mendel en psycho-sociologie.

Le 2nd a porté sur une action collective de développement du leadership dans un département d’un grand organisme de recherche publique. Les témoins, chercheurs de ce département, étaient May Balabane – Parent du Châtelet, à l’époque co-conceptrice/animatrice de cette action basée sur les concepts et méthodes de la sociologie de l’entreprise et Guy Richard, à l’époque chef du département.

Les réflexions en groupes animés par des membres du conseil d’administration de l’association et les échanges en plénière ont mis en exergue quelques-unes des dimensions d’un dialogue qui loin de toute banalisation de la parole et de l’échange pourrait constituer une ressource stratégique dans l’entreprise.

« Le temps, le temps, le temps et rien d’autre ! ». Le temps d’un tel dialogue est aussi un temps pour élaborer, concrètement, conjointement, au plus près de l’activité et du travail réels.

Comment créer les conditions pour que la parole soit possible ? C’est cette question qui s’invite au cœur de la problématique. Des garants bien identifiés d’une règle du jeu explicite et partagée, une direction engagée à répondre à ce qui ressort du dialogue, la conscience de scènes où l’on est dans la parole et de scènes où l’on donne à voir ce qui s’élabore par le dialogue : autant d’incontournables. Le rôle des méthodologies d’intervention apparaît central.

Ouvrir par le dialogue un espace de partage et de débat, malgré les dissonances et surtout avec elles, s’aborde différemment selon les identités collectives. Le choix de méthode est contexte-dépendant.

Que le dialogue s’initie dans un cas sur fond de crise et dans l’autre à partir d’une envie de progresser, le renvoi d’image sur les deux témoignages est qu’il y a bien un « avant » et un « après ».

Sans tension, pas d’enjeux ! Dialoguer pour retrouver du pouvoir d’agir ? Pouvoir se protéger si la représentation du dialogue est celle d’une injonction à discuter ? Cette ouverture du champ en forme de dilemme a émergé vers la fin de notre rencontre. Elle nous semble ouvrir la voie à des réflexions et rencontres futures intéressant la sociologie de l’entreprise dans le contexte de notre XXIème siècle commun.

Cette rencontre était animée par May Balabane - Parent du Châtelet, vice-présidente de l’APSE, et Grégory
Lévis, président de l’association. Le groupe d’organisation du cycle de rencontres-débats de l’APSE sur le
dialogue en entreprise - réalisé en partenariat avec CELSA-Sorbonne Université et Nonfiction - comprend
également Catherine Boucher, intervenante à Cyrcée Consulting, Danièle Cerland-Kamelgarn, vice-présidente de
l'APSE, Elisabeth Grosse, consultante en organisation du travail, et Olivia Foli, maîtresse de conférences au
CELSA-Sorbonne université.

Retour sur la conférence-débat à propos de l’expérience Lip

La conférence de Guillaume Gourgues, maître de conférences à l’Université de Franche Comté, sur “l’expérience Lip” s’est déroulée à Marseille le 21 mars en présence d’une quarantaine de participants.

Sur la base de documents d’archives et d’une connaissance intime du terrain avec de très nombreuses anecdotes, c’est un exemple d’analyse sociologique et politique du milieu des ouvriers catholiques, de la CFDT et du PSU au travers d’une expérience où l’activité économique est mise au service de l’emploi, et non l’inverse.

L’ouvrage montre que face à une proposition syndicale qui pose les bases d’une reprise de l’activité économique “gestionnaire”, bien loin du folklore de l’auto-gestion ou du modèle coopératif, 3 types d’acteurs ont “tué” Lip : le patronat qui développe les prescriptions libérales, l’Etat incapable de contrecarrer les naufrages industriels, et les actionnaires de l’industrie horlogère suisse adeptes d’un capitalisme froid et autoritaire.

Aujourd’hui, ce type d’initiative pourrait retrouver une actualité car les conditions de reprise d’activité avec le soutien des organisations syndicales offrent une vraie perspective d’action et de réflexion sur les rapports entre capital et travail, bien au-delà d’une nostalgie un peu triste du passé.

Guillaume Gourgues nous a transmis, par sa verve et son enthousiasme, une véritable énergie pour voir les choses autrement.

Les outils big data RH, enquête sur une (non) révolution

Camille Lévy, sociologue doctorante à l’Irisso (Paris Dauphine) et au Laboratoire Sense (Orange) a présenté ses travaux d’enquête sur l’utilisation du big data dans les RH.

Grâce à une cinquantaine d’entretiens et à ses nombreuses observations du travail, elle met en évidence les 3 dimensions du sujet : technologiques, analytiques et mythologiques.

Décalage entre promesses et possibilités techniques, substitution de données réelles et exactes par celles déclarés via les réseaux sociaux, valorisation de normes de carrière en vigueur et dépendance des modes managériales, appauvrissement du vocabulaire, génération d’inégalités, manque d’interfaçage des données RH, dispersion des outils et manque de budget… les limites du big data RH sont nombreuses et contredisent les discours qui mettent en avant la neutralité et l’objectivité de ces instruments présentés (à tort pour l’instant) comme prédictifs.

Merci à tous les participant(e)s de la qualité des questions et du débat qui a suivi, et où le rôle de Pole Emploi et de Parcours Sup a été abordé.

Dialogue(s) en entreprise – Quelles pistes émergentes ?

jeudi 7 février 2019 de 14h à 18h
A Paris (le lieu sera précisé ultérieurement aux participants, en fonction du nombre d’inscrits)

Notre contexte contemporain d’incertitude généralisée, d’accélération et de changement permanent donne lieu à un besoin criant de dialogue sur où l’on veut aller ensemble et comment s’ajuster collectivement pour avancer.
Cependant les travaux empiriques notamment en sociologie montrent que le dialogue sur les « vrais sujets » est rarement au rendez-vous dans l’entreprise. « On parle… mais de quoi on parle ? » est une remontée des terrains d’enquête qui revient en boucle.

En 2017, l’AFCI publiait en partenariat avec l’APSE un livre blanc sur la parole au travail, suite à une série d’entretiens réalisés dans différents environnements professionnels.
Les contributeurs pointaient en particulier l’omniprésence du numérique et des outils dits collaboratifs qui paradoxalement rendent les échanges plus rares par manque de temps et par défaut d’interactions directes.
Dans le même temps, la banalisation des dispositifs d’expression semble jouer un rôle important dans la standardisation des échanges, passés au crible des normes de relation des dispositifs eux-mêmes.
Au total alors, quelle est la place qui peut être faite à la mise en commun de sens qui caractérise le dialogue ? De cette dernière, l’étymologie du mot rend pourtant si bien compte : à travers (dia) le discours (logos). 

S’intéresser de manière précise au dialogue en entreprise devient ainsi un enjeu primordial.
Le présent cycle de rencontres-débats de l’APSE cherche à l’explorer en questionnant sa réalité, ses limites et ses freins, en observant les formes de dialogue en présence, et en identifiant de nouvelles, en émergence.

Après un « café socio » entre adhérents, deux rencontres ont eu lieu autour de travaux de recherche.

Avec Agnès Vandevelde-Rougalde et Michel Feynie, c’est le rôle du langage dans le dialogue en entreprise qui a été questionné. Quels sont les effets de l’émergence d’une « novlangue » managériale, de « mots qui ne collent pas aux choses », sur le développement d’un dialogue empêché en entreprise ?

Marie-Anne Dujarier quant à elle s’est penchée sur l’activité qui serait de plus en plus pensée à distance de ceux qui la vivent, à travers des dispositifs standardisés, et l’action de « planneurs » qui mettent à distance les logiques de métiers et les savoir-faire pratiques au profit de « rapport social sans relation » et de « management désincarné » où le dialogue n’a simplement plus d’intérêt puisqu’il embarrasserait la tâche de rationalisation et les changements successifs et accélérés.
C’est au total la question du pourquoi qui apparaît évacuée, les dispositifs portant surtout sur eux-mêmes.
Au-delà d’une simple banalisation du dialogue il nous semble que c’est d’une forme de fausse participation, de destruction de l’envie et de la capacité de dialogue qu’il s’agirait. Le cercle, vicieux, peut bien alors se refermer…

Pour le quatrième moment de ce cycle, l’APSE propose d’ouvrir la réflexion pour questionner l’émergence de nouvelles formes de dialogue au travail.
Quel peut être l’apport spécifique de la sociologie de l’entreprise dans sa double dimension théorique et pratique, mais aussi d’autres d’approches en sciences sociales, pour sortir de la banalisation du dialogue dans l’entreprise et en faire, bien au contraire, une ressource stratégique adaptée aux transformations contemporaines et contributive de nouvelles dynamiques de développement social ?

Concrètement, cette rencontre s’articulera dans un premier temps autour de deux témoignages sur des formes émergentes de dialogue en entreprise :

Un premier témoignage portera sur la mise en place d’un dispositif méthodologique d’expression et de concertation (D.I.R.E.C.T), pour développer la qualité de vie au travail, et par là même la qualité du service, dans le département d’un grand groupe du secteur assurances.
Il apportera des éclairages sur une démarche rigoureuse, construite autour d’échanges collectifs, qui jette un pont entre expression et action.
Ce dispositif cherche à développer la capacité à élaborer collectivement à tous les niveaux hiérarchiques une réflexion sur son travail et à dialoguer en trouvant ensemble des réponses.
Il s’appuie sur les travaux théoriques de Gérard Mendel qui montrent que des effets opposés apparaissent en fonction du pouvoir que le sujet a ou non sur ses actes : démotivation et souffrance quand le pouvoir est empêché, plaisir et créativité quand les sujets se le réapproprient.
Ce témoignage sera porté par Catherine Boucher (intervenante, Cyrcée) et Claire Rueff-Escoubes (intervenante Agasp, collectif de recherche fondé par Gérard Mendel)

Un deuxième témoignage portera sur une action collective de développement du leadership à l’échelle d’un département de recherche dans un grand organisme de recherche publique.
Reposant sur un diagnostic sociologique, l’action s’est construite en une réflexion collective et contextualisée sur la notion de leadership, aussi fréquemment utilisée dans le contexte de la recherche que peu travaillée.
Un dialogue dans la durée, systémique et décloisonné, en a émergé au sein du collectif, sur des sujets à forts enjeux tant scientifiques que professionnels et institutionnels.
Ce témoignage sera porté par May Balabane – Parent du Châtelet (précédemment chercheure à l’Inra en charge d’une mission d’accompagnement de la recherche) et Guy Richard (Directeur de la DEPE – Délégation à l’Expertise scientifique collective, à la Prospective et aux Études – à l’Inra ; précédemment chef de département de recherche à l’Inra).

Nous proposerons ensuite des discussions en petits groupes de participants puis en plénière, nourris tant par ces témoignages que par l’expérience de chacun.

Cette rencontre sera animée par May Balabane – Parent du Châtelet (Vice-présidente de l’APSE), Grégory Lévis (Président de l’APSE), Olivia Foli (Maîtresse de conférences, CELSA-Sorbonne université), Catherine Boucher (intervenante, Cyrcée) et Danièle Cerland-Kamelgarn (Vice-présidente de l’APSE).

Ce cycle de rencontres APSE est réalisé en partenariat avec le CELSA-Sorbonne Université et Nonfiction.

Inscription en ligne : Cliquer ici

Le big data RH, enquête sur une (non) révolution

jeudi 24 janvier 2019 de 17h30 à 19h

Faculté d’Economie et de Gestion d’Aix-Marseille
Campus Marseille-Centre
Site Colbert
14, rue Puvis de Chavannes
13231 Marseille

(Amphi B)

Les outils big data sont de plus en plus présentés comme la solution révolutionnaire pour les services RH.

Comment ces outils fonctionnent-ils, quelles sont les conséquences organisationnelles et sociales des choix techniques effectués, dans quelle mesure les collectifs de travail dans les services RH s’approprient-ils ces outils ?

Il faut pour répondre à ses questions resituer les outils big data RH dans leurs contextes sociaux et organisationnels, voir comment ils s’inscrivent dans l’évolution globale des politiques ressources humaines et dans les transformations propres à une organisation.

A travers une enquête qualitative auprès de commanditaires, de concepteurs et d’utilisateurs, on peut percevoir le décalage entre la mythologie entourant ces dispositifs, leurs (dys)fonctionnements et leur difficile intégration dans le quotidien des services RH.

Pour nous aider à y voir plus clair, nous recevons Camille Lévy, Université Paris Dauphine, IRISSO, Orange Labs.

Inscription en ligne en cliquant ici

On n’a pas tous les jours 20 ans ! (Assemblée Générale)

samedi 19 janvier 2019 de 11h à 17h
Espace Cléry
17 rue de Cléry
75002 Paris
 
Je m’inscris !

Le Conseil d’Administration vous invite à venir célébrer les 20 ans de l’APSE lors d’une Assemblée Générale Extraordinaire, qui se tiendra le samedi 19 janvier 2019.

Et puisqu’on n’a pas tous les jours 20 ans, même pour une association, nous vous proposons de prendre le temps d’échanger et de réfléchir ensemble sur le projet de l’association pour les années à venir, avec un format convivial entre les formalités administratives habituelles de l’association, un repas pour faire davantage connaissance et des ateliers d’échange pour actualiser les orientations de l’association et imaginer les activités à proposer à nos adhérents et sympathisants.

L’ordre du jour de cette assemblée générale :
 

11 : 30 – 12 : 30    Rapport moral et financier, validation des comptes, quitus de gestion du bureau actuel

12 : 30 – 13 : 45    Déjeuner sous forme de buffet pour mieux nous connaître

13: 45 – 16 : 30    Point d’étape de 20 années de l’APSE et échanges en ateliers conviviaux sur le futur de l’APSE : quelle actualisation du projet associatif ? quelles activités ? quelles thématiques ?

16 :30 – 17 :00    Renouvellement des mandats du Conseil d’Administration pour porter ce projet associatif actualisé

17 :00               Clôture de l’Assemblée Générale

Cette assemblée générale extraordinaire est ouverte à toutes et à tous, adhérent(e)s ou non.
Venez nombreuses et nombreux pour réfléchir au projet de l’association pour les années à venir !
Ce moment de rencontre est l’occasion de faire davantage connaissance et de fédérer les énergies pour promouvoir les usages de la sociologie et des sciences sociales dans les univers professionnels.

Quelques informations importantes : 

– Pour pouvoir participer aux votes, les adhérents doivent être à jour de leur cotisation au moment de l’AG.
Cliquez ici pour adhérer (ou ré-adhérer) en ligne en quelques clics
 (les adhésions sont valables un an de date à date).

– Les personnes souhaitant se présenter comme membre du Conseil d’Administration sont invitées à se faire connaitre auprès du secrétariat de l’association (contact@apse-asso.fr) avant le 10 janvier 2019 ; merci de bien vouloir dans ce cas nous transmettre un CV et vos motivations pour rejoindre le Conseil d’Administration de l’APSE ; chaque candidature fera l’objet d’un vote des adhérents lors de l’assemblée générale. Les administrateurs sont élus pour une durée de 3 ans et s’engagent à participer pleinement au fonctionnement interne de l’association, en particulier pour l’organisation des évènements.

– si vous ne pouvez pas participer à cette assemblée générale, vous pouvez transmettre un pouvoir à la personne de votre choix ou à un membre du bureau, afin que votre vote soit pris en compte. Dans ce cas, merci de nous écrire à contact@apse-asso.fr

Nous souhaitons que cette assemblée générale extraordinaire soit le reflet de la diversité de notre association, des multiples regards portés depuis 20 années sur le monde de l’entreprise, du travail et la société dans son ensemble, et l’exploration de pistes prospectives pour les années à venir à destination de nos différents participants : sociologues praticiens, chercheurs, doctorants, enseignants, étudiants, consultants, professionnels et toutes les personnes qui s’intéressent aux usages de la sociologie pour mieux comprendre et transformer les environnements professionnels.

Pour cela, nous avons besoin d’énergie, de bonne humeur et de réflexions pour les années à venir !
Vous aimeriez vous investir dans l’organisation de l’APSE ?
Vous avez des idées d’évènements, de thématiques ?
Vous aimeriez tout simplement apporter votre soutien à l’association ?
Vouz n’avez jamais eu l’occasion de participer à nos évènements ?
Vous avez perdu le contact avec l’association ?
Venez participer à cette assemblée générale extraordinaire des 20 ans de l’APSE !

Une participation aux frais d’organisation, de location du lieu pour nos échanges et de repas est à régler lors de l’inscription (5 euros pour les adhérents, 25 euros si vous ne souhaitez pas cotiser à l’association).

Si vous n’êtes pas à Paris ou pas disponible le 19 janvier, n’oubliez pas également qu’une manière de soutenir le projet que nous portons – et ainsi de contribuer à la visibilité de la sociologie de l’entreprise – est d’adhérer (ou ré-adhérer) à l’APSE.
Le montant de l’adhésion de chacun nous permet de financer les évènements pour les rendre accessibles au plus grand nombre et de permettre la communication de l’association. Votre soutien est très important pour nous !

Cliquez ici pour (ré)adhérer en ligne à l’APSE en quelques clics

Inscription en ligne :Cliquer ici

Les nouvelles frontières du travail – cycle de conférences-débats

En partenariat entre les Masters RH de la Faculté d’Economie Gestion (Université Aix-Marseille) et le LEST (Laboratoire d’Economie et de Sociologie du Travail), l’APSE organise cette année un nouveau cycle de conférences sur les enjeux et les problématiques actuelles du travail.

Pour cette quatrième année de conférences, nous poursuivons le cycle consacré aux nouvelles formes du travail. Comment les principes et les modalités d’organisation de l’activité de travail se transforment-elles aujourd’hui dans les organisations ? Comment contribuent-elles à modifier les conditions de l’activité des salariés et les modalités de l’engagement dans leur travail ? Comment contribuent-elles à déplacer les frontières traditionnelles du monde du travail et les rapports sociaux de production ? Quelles sont les conséquences de ces nouvelles formes de travail sur celles et ceux qui le réalisent comme sur celles et ceux qui l’encadrent ? Telles sont les questions auxquelles ces conférences chercheront à apporter des éléments de réponse.

Ouvertes à toutes et tous, étudiants, représentants du personnel, professionnels des RH et salariés, chercheurs, consultants et praticiens des sciences sociales, ces conférences sont organisées autour de la présentation, par leurs auteurs, de récents ouvrages de sciences sociales, consacrés à l’étude des transformations du monde du travail et des pratiques de management dans les établissements français.

Pour aborder cette réflexion, et dans le prolongement des trois premières éditions de ce cycle de conférences, les auteurs invités ont réalisé des travaux de recherche adossés à des enquêtes de terrain approfondies. Ils permettent de ce point de vue de réfléchir d’une part à ce que produisent concrètement les dispositifs de management sur le terrain et d’autre part, à la manière dont la réalité du travail vécu peut permettre l’invention de nouvelles réponses individuelles et collectives. Chaque présentation par les auteurs sera suivie d’une discussion avec le public.

PROGRAMME DES CONFERENCES DE CE CYCLE

11 octobre 2018, 17h30-19h (FEG Marseille)
Thomas Coutrot, Economiste et statisticien du travail, «Libérer le travail, pourquoi la gauche s’en moque et pourquoi ça doit changer.»

La moitié des Français expriment un mal-être au travail. Une organisation néo-taylorienne soumise au rendement financier est en train de détruire notre monde commun. Cette machine à extraire le profit écrase le travail vivant.

Contre les « réformes » néolibérales du travail et l’ubérisation, on a raison de lutter. Mais pour défendre les conquêtes du salariat et prendre soin du monde, il nous faut repenser le travail. Nous avons besoin d’un souffle nouveau, d’un « avenir désirable ».

La gauche politique et syndicale a trop longtemps privilégié le pouvoir d’achat au pouvoir d’agir dans le travail. Paradoxalement, les innovations dans ce domaine sont d’abord venues des managers : « l’entreprise libérée » inspire des initiatives patronales souvent futiles et parfois stimulantes. Et si on libérait le travail, vraiment ? C’est possible : ce livre en fait la démonstration !

22 novembre 2018, 17h30-19h (FEG Aix)
Marie-Christine Bureau, chargée de recherche CNRS, chercheur au CNAM et au Lise, «Makers, enquête sur les laboratoires du changement social.»

La révolution technologique dont l’imprimante 3D n’est qu’un des vecteurs les plus médiatiques a d’abord été portée dans des espaces qui ressemblent davantage à des garages qu’à des laboratoires de pointe. Animés par une même volonté de bricoler, détourner, récupérer, inventer, leurs promoteurs, les makers, sont à l’origine d’un mouvement culturel de transformation, par la pratique, des manières de faire, de produire par soi-même, de consommer et d’apprendre, inspirées par un principe de libre accès aux outils et aux savoirs, ils ambitionnent de transformer leur environnement, leur vie quotidienne, voire la société tout entière.

Cet ouvrage, issu d’une enquête au long cours, nous ouvre les portes d’une trentaine de hackerspaces, fab labs, hacklabs et autres tiers-lieux en France et à  l’étranger afin de comprendre ce que font concrètement les makers et l’impact de leur action.

En analysant les valeurs communes comme les tensions qui structurent le monde du « faire ensemble », il prend au sérieux ses promesses de rupture avec le capitalisme et l’ordre industriel dominant pour les interroger. A quelles conditions ces nouveaux modèles de travail et de coopération constituent-ils une alternative durable pour la société de demain ?

24 janvier 2019, 17h30-19h (FEG Marseille)
Camille Lévy, Université Paris Dauphine, IRISSO, Orange Labs, «Les outils big data RH, enquête sur une (non) révolution.»

Les outils big data sont de plus en plus présentés comme la solution révolutionnaire pour les services RH. Comment ces outils fonctionnent-ils, quelles sont les conséquences organisationnelles et sociales des choix techniques effectués, dans quelle mesure les collectifs de travail dans les services RH s’approprient-ils ces outils ? Il faut pour répondre à ses questions resituer les outils big data RH dans leurs contextes sociaux et organisationnels, voir comment ils s’inscrivent dans l’évolution globale des politiques ressources humaines et dans les transformations propres à une organisation. A travers une enquête qualitative auprès des commanditaires, des concepteurs et des utilisateurs, on peut percevoir le décalage entre la mythologie entourant ces dispositifs, leurs (dys)fonctionnements et leur difficile intégration dans le quotidien des services RH.

21 mars 2019, 17h30-19h (FEG Marseille)
Guillaume Gourgues, Maitre de conférences en Science Politique Université de Franche-Comté, «Pourquoi ils ont tué Lip, de la victoire ouvrière au tournant néolibéral.»

Cet ouvrage propose de suivre l’hypothèse d’une mise à mort politique de l’entreprise horlogère, en la réinscrivant dans un tournant néolibéral qui la dépasse et l’explique. Engagés dans un travail commun, explorant des séries d’archives inédites, Claude Neuschwander et Guillaume Gourgues retracent ici méticuleusement cet épisode majeur de l’histoire du capitalisme français qu’a été la relance de Lip.

Considérer la fin de Lip comme le résultat d’une stratégie délibérée débouche sur une lecture nouvelle de l’ordre néolibéral actuel qui s’enracine précisément dans cette seconde moitié des années 1970. Cet ouvrage rappelle que le fonctionnement de l’économie se fonde largement sur des choix politiques, et que les licenciements n’ont pas toujours été considérés comme une inévitable loi du marché ou une variable d’ajustement nécessaire de la compétitivité des firmes.

De l’innovation technologique à la transformation sociale / Journées du Risque (Nantes, 11/12 septembre 2018)

L’APSE est partenaire des Journées du Risque 2018

ESCALES AUTOUR DU NUMÉRIQUE
De l’innovation technologique à la transformation sociale

11 & 12 septembre 2018 à la Cité des Congrès de Nantes

Les Journées du Risque organisées dans le cadre de la Chaire RITE visent à initier des débats interdisciplinaires sur la mesure du risque, ses représentations sociales et les processus de régulation et de décision.

Chercheurs et industriels sont conviés à présenter leurs recherches et faire part des problématiques auxquelles sont confrontées leurs entreprises dans un contexte de transformation du monde du travail.

Les Journées seront organisées sous la forme de 7 Escales :

Escale 1 : Industrie du futur : un nouveau monde industriel ? Innovations technologiques et nouveaux modes de production
Escale 2 : Les Organisations à l’ère du numérique
Escale 3 : Le travail à l’ère du numérique
Escale 4 : Numérique et habitat (Recherche-Action menée auprès de 6 organismes d’habitat social)
Escale 5 : Transition industrielle et enjeux éthiques de la “nouvelle économie”
Escale 6 : De la donnée à la connaissance : Big Data et Intelligence Artificielle
Escale 7 : Société de demain : Compétences et nouveaux métiers

Le colloque s’inscrit en préambule de la Nantes Digital Week

Programme détaillé et modalités d’inscription disponibles sur le site des Journées du Risque 2018.

L’entreprise, une affaire de société ?

mardi 29 mai 2018 de 18h30 à 20h30
Café du Pont Neuf
14 Quai du Louvre
75001 Paris

Dans les années 1990, le sociologue Renaud Sainsaulieu notait que l’entreprise était devenue une institution centrale de la société.
Ce début d’année 2018 semble lui donner raison tant l’entreprise est devenue une affaire de société pour reprendre le titre de l’ouvrage qu’il a dirigé aux Presses de Sciences Po.

L'entreprise, une affaire de société

Début 2018, plusieurs rapports (Notat/Sénard, Terra Nova…) ont fait de l’entreprise un « objet d’intérêt collectif » et évoqué l’enjeu d’une « entreprise responsable ».
Doublement responsable vis-à-vis de son environnement et des individus qui y travaillent.
La loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation de l’entreprise) en débat au printemps au Parlement revient sur ce qu’est l’entreprise et la place des parties prenantes, au-delà d’une conception exclusivement financière de l’entreprise.

Ce débat sur la raison d’être et les finalités de l’entreprise, sur sa gouvernance, la place des salariés intéresse tout particulièrement l’APSE et l’Afci (Association française de communication interne).
Il fait écho aux réflexions initiées au sein de nos deux associations sur les bouleversements contemporains de l’entreprise : transformations des organisations, nouveau rapport au travail, évolution du rapport à l’entreprise…

Dans le cadre des 20 ans de l’APSE, c’est donc conjointement avec l’Afci que nous vous invitons à nous rejoindre pour cette soirée-débat entre communicants, chercheurs et praticiens de la sociologie pour évoquer les incidences de ce questionnement du lien entre entreprise et société initié notamment par Renaud Sainsaulieu.

Pour nous aider à décrypter les enjeux du débat et échanger avec nous, nous recevrons :

  • Armand Hatchuel, professeur à Mines Paris-Tech, associé aux recherches du Collège des Bernardins sur l’entreprise, co-auteur avec Blanche Segrestin du livre « Refonder l’entreprise » ( Prix Afci du livre en 2012)
  • Martin Richer, directeur du cabinet Management & RSE, auteur du rapport Terra Nova « L’entreprise contributive » 

La séance sera animée conjointement par l’APSE et l’Afci.
Les participants pourront ensuite poursuivre les échanges et faire davantage connaissance, afin de consolider les liens entre nos deux associations.

L’inscription en ligne est obligatoire pour des raisons logistiques, cliquez ici.