Assemblée générale (Paris, 25 janvier 2020)

Pour bien démarrer l’année 2020, le Conseil d’Administration de l’APSE vous invite à venir participer à notre Assemblée Générale annuelle, qui se tiendra le samedi 25 janvier 2020.

Au cours de cette journée, nous vous proposons de venir prendre le temps d’échanger et de réfléchir ensemble autour des thématiques portées par l’APSE, avec un format convivial entre les formalités administratives habituelles de l’association, un repas pour faire davantage connaissance et maintenir les liens entre nous, et des ateliers d’échange pour déterminer les actions en 2020 autour de notre projet de centre de ressources sur la sociologie appliquée en entreprise.

L’ordre du jour de cette assemblée générale :

10 : 15 – 11 : 00   Rapport moral et financier, validation des comptes, quitus de gestion, renouvellement des mandats des administrateurs

11 : 00 – 12 : 00   Rétrospective 2019, planning prévisionnel 2020 et organisation des activités par les différents ateliers thématiques de l’APSE

12 : 00 – 13 : 00   Zoom sur un atelier thématique présenté par des participants de l’atelier pour ouvrir une réflexion collective

13 : 00 – 14 : 00   Déjeuner sous forme de buffet pour mieux nous connaître

14 : 00 – 15 : 00   Zoom sur un atelier thématique présenté par des participants de l’atelier pour ouvrir une réflexion collective

15 : 00 – 16 : 45   Ateliers d’échange autour du centre de ressources sur la sociologie appliquée en entreprise 

17 :00               Clôture de l’Assemblée Générale

Cette assemblée générale est ouverte à toutes et à tous, adhérent(e)s ou non.

Venez nombreuses et nombreux pour prendre le temps ensemble d’échanger autour de la sociologie en entreprise !

Ce moment de rencontre est l’occasion de faire davantage connaissance et de fédérer les énergies pour promouvoir les usages de la sociologie et des sciences sociales dans les univers professionnels.

Quelques informations importantes : 

– Pour pouvoir participer aux votes, les adhérents doivent être à jour de leur cotisation au moment de l’AG.
Cliquez ici pour adhérer (ou ré-adhérer) en ligne en quelques clics
 (les adhésions sont valables un an de date à date).

– Les personnes souhaitant se présenter comme membre du Conseil d’Administration sont invitées à se faire connaitre auprès de l’association (contact@apse-asso.fr) avant le 10 janvier 2020 ; merci de bien vouloir dans ce cas nous transmettre un CV et vos motivations pour rejoindre le Conseil d’Administration de l’APSE ; chaque candidature fera l’objet d’un vote des adhérents lors de l’assemblée générale. Les administrateurs sont élus pour une durée de 3 ans et s’engagent à participer pleinement au fonctionnement interne de l’association, en particulier pour l’organisation des évènements.

– si vous ne pouvez pas participer à cette assemblée générale, vous pouvez transmettre un pouvoir à la personne de votre choix ou à un membre du bureau, afin que votre vote soit pris en compte. Dans ce cas, merci de nous écrire à contact@apse-asso.fr

Nous souhaitons que cette assemblée générale  soit le reflet de la diversité de notre association, des multiples regards portés sur le monde de l’entreprise, du travail et la société dans son ensemble, et l’exploration de pistes de réflexion et d’action à destination de nos différents publics : sociologues praticiens, chercheurs, doctorants, enseignants, étudiants, consultants, professionnels et toutes les personnes qui s’intéressent aux usages de la sociologie pour mieux comprendre et transformer les environnements professionnels.


Vous aimeriez vous investir dans l’organisation de l’APSE ?
Vous avez des idées d’évènements, de thématiques ?
Vous aimeriez tout simplement apporter votre soutien à l’association ?
Vouz n’avez jamais eu l’occasion de participer à nos évènements ?
Vous avez perdu le contact avec l’association ?
Venez participer à notre assemblée générale !

Une participation aux frais d’organisation, de location du lieu pour nos échanges et de repas est à régler lors de l’inscription (5 euros pour les adhérents, 25 euros si vous ne souhaitez pas cotiser à l’association).

Si vous n’êtes pas à Paris ou pas disponible le 25 janvier, n’oubliez pas également qu’une manière de soutenir le projet que nous portons – et ainsi de contribuer à la visibilité de la sociologie de l’entreprise – est d’adhérer (ou ré-adhérer) à l’APSE.
Le montant de l’adhésion de chacun nous permet de financer les évènements pour les rendre accessibles au plus grand nombre et de permettre la communication de l’association. Votre soutien est très important pour nous, merci par avance !

Cliquez ici pour (ré)adhérer à l’APSE en ligne en quelques clics

Inscription à l’assemblée générale : Cliquer ici

Plaquette de présentation APSE

Nous avons préparé une petite plaquette de présentation de l’association, que vous pouvez utiliser si vous souhaitez faire connaître l’APSE autour de vous ou dans vos réseaux professionnels.

Cette plaquette reprend le projet associatif, quelques données sur nos publics, les membres du conseil d’administration, les thématiques actuelles des ateliers de réflexion de l’association, les liens vers nos pages sur les réseaux sociaux et quelques verbatims provenant de notre enquête en ligne sur la manière dont les sympathisants et adhérents de l’APSE décrivent l’association.

N’hésitez pas à la diffuser !

La religion au travail. Explorations par la sociologie contemporaine

La revue scientifique Sociologies Pratiques nous propose d’explorer la question de la religion au travail dans son nouveau numéro.

Le monde des relations professionnelles n’échappe pas à la réaffirmation des identités religieuses ni aux crispations qu’elles engendrent.

Les publications des entreprises, des organismes publics, des syndicats, des juristes et des professionnels du management sur le sujet de la religion au travail se multiplient, mais les éclairages sociologiques sont lacunaires et épars.

Malgré la réflexion fondatrice de Max Weber, l’articulation entre religion et travail reste sous-explorée tant en sociologie du travail qu’en sociologie de la religion.

Ce numéro de Sociologies Pratiques donne un aperçu des travaux empiriques en cours et livre des pistes d’analyse utiles à la réflexion théorique comme aux praticiens.

Couverture Sociologies Pratiques 39

Au sommaire de ce numéro

Des « voilées » à Sciences Po. Maniements et insertion professionnelle
Ostiane LAZRAK

Le religieux dans le répertoire d’action local de l’Éducation nationale
Vanille LABORDE

Encadrer la religiosité des élèves à l’école depuis 2004. De la loi à sa mise en oeuvre
Chloé LE MEUR

Dilemmes professionnels et religieux chez les enseignants musulmans en France
Diane-Sophie GIRIN

La régulation des prises de parole religieuses en classe par les enseignants des collèges et lycées
Benjamin FAHRAT

Enjeux et dimensions du religieux en contexte de travail forestier au Gabon
Étienne BOUREL

La fabrique de l’engagement au travail par la croyance religieuse
Eliza BENITÈS-GAMBIRAZIO

Coordination éditoriale : Claire de Galembert, Julien Tassel.

Vous pouvez retrouver ce numéro :
en téléchargement sur la plateforme Cairn
en version papier auprès des Presses de Sciences Po

Nous vous invitons, si vous le pouvez, à vous abonner à la revue (2 numéros par an) afin de soutenir cet important travail de valorisation d’une sociologie appliquée au coeur des enjeux contemporains des entreprises et de la société : abonnement via les Presses de Sciences Po ou via la plateforme Cairn. La revue a besoin de votre soutien, merci par avance !

Retour sur la rencontre-débat “Patrons en France”

Le 21 novembre, le sociologue Michel Offerlé nous a fait le plaisir de venir échanger avec nous, en nous accueillant dans les locaux de l’Ecole Normale Supérieure à Paris.

Des échanges riches et intéressants, qui ont débordé l’horaire prévu, et qui ont donné envie de découvrir davantage les travaux de Michel Offerlé sur le patronat (les patronats ?) et les “patrons”.

Michel Offerlé nous a en particulier confié de nombreuses anecdotes, avec beaucoup d’humour, les difficultés méthodologiques à faire enquête sur le patronat, les questionnements en tant que sociologue, le décalage ressenti parfois, les coulisses de l’ouvrage collectif (et au passage, un bel exemple d’un travail conjoint entre chercheurs confirmés, doctorants et étudiants en master) qui était au centre du débat hier, “Patrons en France”, avec 36 entretiens approfondis avec des patrons de différents profils (et nous avons vu hier à quel point les “patrons” constituent un ensemble non-homogène !) :

https://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Patrons_en_France-9782707190734.html

Il est également revenu sur son enquête précédente sur le MEDEF, avec une exploration unique de cette organisation patronale, à partir d’entretiens avec ses acteurs :

https://www.odilejacob.fr/catalogue/sciences-humaines/management-entreprise/patrons-des-patrons_9782738129499.php

Nous avons également mentionné lors du débat avec la salle hier une participation de Michel Offerlé à l’émission “Entendez-vous l’éco ?” sur France Culture, aux côtés de la sociologue Valérie Boussard, que nous avons déjà eu l’occasion de recevoir à l’APSE, pour évoquer “le capitalisme sur le banc des accusés – les métamorphoses du patronat” (23/10/2019), que vous pouvez écouter ici :

https://www.franceculture.fr/emissions/entendez-vous-leco/le-capitalisme-sur-le-banc-des-accuses-34-les-nouvelles-figures-du-capitaliste

Vous pouvez également retrouver, toujours sur le même sujet, une interview de Michel Offerlé réalisée par le CJD, en deux parties :

(partie 1) http://www.dirigeant.fr/idees/quest-ce-quun-patron-1-2/

(partie 2) http://www.dirigeant.fr/idees/quest-ce-quun-patron-2-2/

Enfin, si vous vous intéressez aux travaux antérieurs de Michel Offerlé, les ouvrages cités lors de l’échange :

– sur le suffrage universel en France et son “apprentissage” par les électeurs, un bel ouvrage illustré : “Un homme, une voix ?” chez Gallimard : http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Decouvertes-Gallimard/Decouvertes-Gallimard/Histoire/Un-Homme-une-voix

– sur les partis politiques (Que sais-je) : https://www.puf.com/content/Les_partis_politiques

-et une sociologie des organisations patronales : https://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Sociologie_des_organisations_patronales-9782707157973.html

(compte-rendu par Grégory Lévis)

L’entreprise comme espace de production et d’expression morale (appel à communications)

Le XXIème congrès de l’AISLF (Association Internationale des Sociologues de Langue Française) se tiendra à Tunis du 6 au 10 juillet 2020, la thématique centrale du congrès en 2020 sera La société morale : enjeux normatifs dans les sociétés contemporaines.

A cette occasion, le Comité de Recherche CR22 “Entreprise et Société” nous transmet son appel à communications, qui peut intéresser les adhérents et sympathisants de l’APSE : “L’entreprise comme espace de production et d’expression morale“.

Le CR22 est en effet ouvert aux chercheurs, doctorants, et sociologues intervenants, pour lesquels l’entreprise est un objet de réflexion et d’investissement professionnel, toujours vivant dans ses liens avec la société.

Si la question de la morale comme catégorie sociologique constitue le thème du congrès, elle émarge comme une problématique pour questionner les relations entre Entreprise et Société.

Le désenchantement de l’entreprise et la montée d’une critique sociale atteignent tout autant son objet social, ses modes de gouvernances, ses dispositifs organisationnels, techniques ou gestionnaires dans leurs effets sociaux, que l’imaginaire d’horizontalité, d’autonomie et de liberté dont se parent les nouveaux modèles d’entreprise.

De fait, de nombreux travaux sociologiques reconvoquent les concepts anciens de domination, d’aliénation et d’injustices pour rendre compte de la vie qui s’y déroule. Ils omettent cependant des nuances, la diversité de rapports sociaux et de qualité de vie au travail dans les organisations contemporaines, mais mettent en évidence l’ illégimité des normes sociales alors même que les individus s’y soumettent. L’« acteur moral » continue de s’exprimer sous la forme de plainte, de revendications, de contestation parfois radicales, ou de retrait cynique.

Parfois les normes de l’entreprise et des individus s’accordent pour produire une culture partagée et faire de l’entreprise une institution importante de nos sociétés. Pour autant, c’est bien autour de la question de dilemmes éthiques que le vécu au travail devient massif.

Si la matière première de l’activité devient cette d’arbitrages face à des questionnement moraux, il devient opportun de considérer l’entreprise comme un espace où émergent des conflits ayant trait à la morale mais aussi comme un espace de production de morale et donc de socialisation.

C’est aussi en considérant que la réflexivité devient une compétence centrale pour l’individu dans sa quête de reconstruire les fondements d’une morale donnant sens à sa vie, que les dispositifs (coaching et plus largement les formes d’accompagnements individuels et collectifs) peuvent être interrogés comme vecteurs de production d’une morale qui soutienne les engagements subjectifs.

En élargissant la perspective, ce qui se joue dans l’entreprise se rejoue aussi à l’échelle de nos sociétés contemporaines et invitent à examiner les interactions entre entreprises et sociétés, en considérant peut-être la maille d’un territoire comme espace pertinent pour rendre compte de cette dimension de la morale dans les interactions entre organisations localement.

Comment s’imbriquent et se confrontent des conceptions différentes de ce qui est moral ou pas ? Comment produisent-elles du « commun » ou des clivages plus profonds, empêchant l’agir collectif ?

Plusieurs axes seront abordés au cours des différentes sessions du CR22 lors du congrès :

1. L’entreprise un acteur de morale ?
2. Le territoire comme espace de confrontation morale.
3. L’intervention sociologique : activer un processus de réflexivité.
4. Travail et entreprise : quelle place pour la morale ?
5. Construction identitaire et culturelle : quelle étayage moral ?
6. La mondalisation : une morale unique ou des morales multiples ?

Vous souhaitez proposer une communication sur un ou plusieurs de ces axes à l’occasion de ce congrès ? Merci d’envoyer votre proposition avant le 15 janvier 2020 via le site : https://congres2020.aislf.org/pages/32-aac.php?group=CR22

Vous pouvez également télécharger l’appel à communications en cliquant ici.

Patrons en France : les patrons et le travail (Paris, 21 novembre 2019)

jeudi 21 novembre 2019 de 18h à 19h45
Ecole Normale Supérieure – Campus Jourdan
salle R2-02
48 boulevard Jourdan
75014 PARIS
Métro Porte d’Orléans, RER B Cité Universitaire, T3 Montsouris, bus 216 Montsouris

« Salauds de patrons », « exploiteurs », deux expressions tenaces pour parler des patrons… mais qui sont-ils vraiment, et quel est leur rapport au travail ?

L’APSE vous propose de venir échanger autour de l’ouvrage “Patrons en France” (La Découverte) coordonné par Michel Offerlé, professeur émérite de sociologie politique à l’École Normale Supérieure, qui sera notre invité.

Les patrons…

  • Quelle est leur vision du travail ?
  • Quelle importance accordent-ils à la valeur travail pour eux-mêmes et pour les salariés qu’ils emploient ?
  • Comment voient-ils l’avenir du travail, de l’emploi et de la relation salariale ?
  • Formation, identité, trajectoires : quels rôles pensent-ils avoir à jouer aujourd’hui dans l’économie et la société ?

L’ouvrage, construit autour de trente-six entretiens menés avec des patrons, vise à comprendre qui sont les patrons en France, quelle place ils occupent dans la société française, quelle vision ils en ont.

Ce livre est le premier portrait de groupe précis et coloré qui permet, au travers de ces multiples histoires de vie, de comprendre de manière vivante et approfondie qui sont les patrons en France.

Qu’ils soient grands, très grands, petits ou moyens, qu’ils travaillent dans le bâtiment, l’industrie, le commerce ou les services, les patrons sont au centre de cet ouvrage, produit d’une enquête collective menée par des chercheurs confirmés et par de jeunes sociologues, sur ce métier beaucoup plus fantasmé, vilipendé ou héroïsé que véritablement connu.

Il s’agit de réfléchir sur les différences qui traversent les mondes patronaux et sur ce qui les unit puisque, spontanément, la catégorie « patrons » et « patronat » fait sens – même si ce sens est ambigu.

Notre invité, Michel Offerlé, est également membre du Centre Maurice Halbwachs et de l’EHESS.
Depuis plusieurs années, ses travaux portent sur l’univers des patrons au travers d’enquêtes de terrain et de plusieurs ouvrages.

L’évènement est gratuit et ouvert à tous, mais l’inscription préalable en ligne est nécessaire.

Cette rencontre-débat est organisée en partenariat avec Nonfiction.fr

Inscription en ligne : Cliquer ici

Les Mompreneurs : entreprendre pour concilier travail et famille

jeudi 21 novembre 2019 17h30-19h
Salle 03
Campus Marseille FEG (Faculté d’Economie et de Gestion)
Site Ilot Bernard Dubois (IBD)
5-9 boulevard Maurice Bourdet
Marseille 1er arrondissement

Les Mompreneurs se définissent comme des femmes qui deviennent entrepreneures et mères en même temps.

Dans leur discours, créer une activité économique indépendante – le plus souvent à domicile – leur permet de mieux profiter de leur enfant.

Faut-il voir dans le mouvement des Mompreneurs, né en France à la fin des années 2000, la solution idéale pour articuler travail et famille ?

Notre invitée, Julie Landour, est Maître de conférences en sociologie à l’Université Paris Dauphine, Laboratoire IRISSO.

Son ouvrage “sociologie des Mompreneurs” (Septentrion, 2019) est fondé sur une enquête originale, qui mêle ethnographie d’un collectif de Mompreneurs, récits de vie et enquête statistique.

Cet ouvrage permet d’éclairer la bifurcation de ces femmes du salariat vers l’indépendance.

Il donne à voir tout à la fois les ressorts de leur reconversion et ses limites.

Il montre aussi qu’il est nécessaire, pour comprendre leur engagement, d’interroger la manière dont elles investissent la maternité, les normes contemporaines de la parentalité et leurs effets distinctifs.

Julie Landour éclaire les inégalités que ces normes contribuent à renouveler entre les hommes et les femmes ainsi qu’entre les femmes elles-mêmes.

Cette conférence-débat est organisée en partenariat avec le LEST et les Masters RH de l’Université Aix-Marseille, ainsi que Nonfiction.fr.
Elle est ouverte à toutes et tous, merci de vous inscrire en ligne pour des raisons logistiques.

Inscription en ligne : Cliquer ici

Retour sur l’apéro socio d’été

Le 27 juin dernier, l’APSE organisait son apéro socio d’été.

L’occasion pour les participants de partager avec bonne humeur autour de leurs questionnements, actualités professionnelles et lectures.

Nous reprenons ici quelques ouvrages, expositions et vidéos qui ont été proposés lors de la discussion. Bonne découverte !

Enquêter dans les organisations (PUR), par Hinault, Osty et Servel
La dématérialisation n’a pas eu lieu ?
L’entreprise délibérée (Nouvelle Cité) par Mathieu Detchessahar
Exposition un monde de plis par Simone Pheulpin

(merci à Danielle Cerland-Kamelgarn pour ce compte-rendu)

Socio sur Seine d’automne (28 octobre 2019)

Socio sur Seine est un rendez-vous régulier pour discuter de manière décontractée, à l’occasion d’un déjeuner en bord de Seine, autour de la sociologie en entreprise.

Socio sur Seine

L’occasion d’échanger et de découvrir d’autres personnes intéressées par l’utilisation de la sociologie dans le monde professionnel.

Venez à notre rencontre et parlez de ce qui vous tient à coeur : vos projets, vos interrogations, vos lectures, vos chantiers d’intervention, votre pratique de la sociologie dans votre environnement professionnel… dans une ambiance conviviale et dans un lieu favorisant des rencontres ouvertes et dynamiques.

Une bonne occasion également pour tisser des liens professionnels avec d’autres adhérents et sympathisants de l’APSE !

L’inscription est obligatoire et les places limitées pour favoriser la convivialité lors du repas.

Après votre inscription, nous vous recontacterons par mail pour vous indiquer le lieu de RDV dans un restaurant du bord de Seine à Paris.

L’évènement est gratuit, chacun paie son repas auprès du restaurateur qui nous accueille (selon la consommation, compter de 15 à 25 euros par personne).

Inscription en ligne : Cliquer ici

Patrons en France – retour sur notre conférence-débat

Le 13 juin 2019, le sociologue et chercheur Michel Offerlé participait à une conférence-débat APSE autour de l’ouvrage collectif qu’il a dirigé en 2017, intitulé Patrons en France.

Tout le monde a son idée sur les patrons. Voire une mauvaise opinion, comme 62 % des Français qui jugent les grands patrons « méprisants » et « autoritaires »(2). « Le patronat est à la fois connu et méconnu », prévient Michel Offerlé en ouvrant sa conférence. Le sociologue a d’abord analysé les organisations professionnelles, avant de passer au crible les « métiers » dans Patrons en France, l’ouvrage collectif qu’il a coordonné en 2017.

Une catégorie diversifiée

« La sociologie s’était peu intéressée à eux, dit-il. Avec des étudiants et confrères, nous avons mené des centaines d’entretiens, sur leur histoire de vie, leur formation, leur métier, mais aussi leurs goûts ou leurs valeurs… Le plus grand dirigeait 100 000 salariés, le plus petit, aucun. » Résultat : « le patron ventru, avec haut- de-forme et cigare » a vécu.
Et les quelque deux millions de dirigeants de France (dont 170 000 pilotent une entreprise de plus de dix salariés) représentent une catégorie sociale très diversifiée.

Parmi eux, 40% sont fils d’ouvriers ou d’employés. « Mais, précise Michel Offerlé, plus on monte dans la hiérarchie, plus il y a une reproduction sociale. » C’est une population plutôt âgée – 37% ont plus de 50 ans – et « en voie de féminisation », avec 25% de femmes. « Et surtout, elle est très étirée au niveau des diplômes : des autodidactes aux détenteurs d’un CAP, jusqu’à des bac+5 ou +10. » Cette forte diversité se retrouve dans les pra- tiques culturelles – du passionné d’opéra au fan de séries télévisuelles -, comme dans les revenus, relève encore le cher- cheur, « qui passent de 1 à 2 000, avec des patrons qui ne se payent pas et d’autres qui gagnent des fortunes ».

Du paternalisme à la distance

Multiple, l’identité patronale commune se définit en partie par la négative, « par des adversaires ou des dégoûts com- muns, note Michel Offerlé. Mais celle-ci s’exprime plus ou moins frontalement selon que l’on dirige une entreprise du CAC40 ou une PME. »
La liste est longue des objets de mécontentement, du rap- port à l’Etat ou à l’Urssaf, à l’inspection du travail ou au fonctionnaire (tour à tour « inspecteur » ou « fainéant »), les syndicats (surtout la CGT), et la crainte des Prud’hommes, les banquiers…

« Il y a aussi la complainte vis-à-vis des salariés », complète le sociologue. Les patrons de PME se plaignant de « ne plus trouver de jeunes qui ont envie de travailler »… Ceux du CAC40 ne trouvant pas assez de « soft skills chez les candidats »…

Mais le rapport avec les salariés varie beaucoup selon la taille de l’entreprise. « Certains, à la tête d’une PME, sont hommes orchestre, experts dans leur profession et pilotes d’une équipe mais ne souhaitent pas diriger une ETI, analyse le sociologue. Parmi eux, quelques-uns assument leur rôle de chef, quand d’autres revendiquent une forme de paternalisme, et vont loin dans l’aide à leurs salariés, en cas de handicap ou de deuil »…

Plus la taille de l’en- treprise augmente, moins il est en prise directe avec le social, poursuit le chercheur, « la valorisation des salariés passant par le développement de leurs capacités. Le dirigeant, lui, progresse vers un travail gratifiant et transmet souvent aux RH le « sale boulot » dans la gestion du personnel. Le dirigeant d’un groupe de 50 000 salariés connaît au maximum 200 personnes. »

L’argent, la créativité, le produit

Le plaisir de l’entreprise ? L’argent, pour certains.
« Mais pas seulement, plaide le sociologue. D’autres se passionnent pour leur produit, évoquent la réalisation de soi, la créativité. Avoir du pouvoir sur les autres et sur le monde social est sûrement une motivation. » Mais, devant le sociologue au moins, beaucoup préfèrent parler de la compétition, évoquant « l’esprit d’entreprise à la française », avec cette idée que « nous sommes en train de devenir une nation d’entrepreneurs, qui développe un discours fort et un désir d’entrepreneuriat »…

Cela peut-il aussi concourir au renouvellement de la figure du patron ?

(compte-rendu proposé par Chloé Guillot Soulez et Blaise Barbance ; cette conférence-débat a été organisée en partenariat avec l’iaelyon et le réseau REFERENCE RH)