L’entreprise comme espace de production et d’expression morale (appel à communications)

Le XXIème congrès de l’AISLF (Association Internationale des Sociologues de Langue Française) se tiendra à Tunis du 6 au 10 juillet 2020, la thématique centrale du congrès en 2020 sera La société morale : enjeux normatifs dans les sociétés contemporaines.

A cette occasion, le Comité de Recherche CR22 “Entreprise et Société” nous transmet son appel à communications, qui peut intéresser les adhérents et sympathisants de l’APSE : “L’entreprise comme espace de production et d’expression morale“.

Le CR22 est en effet ouvert aux chercheurs, doctorants, et sociologues intervenants, pour lesquels l’entreprise est un objet de réflexion et d’investissement professionnel, toujours vivant dans ses liens avec la société.

Si la question de la morale comme catégorie sociologique constitue le thème du congrès, elle émarge comme une problématique pour questionner les relations entre Entreprise et Société.

Le désenchantement de l’entreprise et la montée d’une critique sociale atteignent tout autant son objet social, ses modes de gouvernances, ses dispositifs organisationnels, techniques ou gestionnaires dans leurs effets sociaux, que l’imaginaire d’horizontalité, d’autonomie et de liberté dont se parent les nouveaux modèles d’entreprise.

De fait, de nombreux travaux sociologiques reconvoquent les concepts anciens de domination, d’aliénation et d’injustices pour rendre compte de la vie qui s’y déroule. Ils omettent cependant des nuances, la diversité de rapports sociaux et de qualité de vie au travail dans les organisations contemporaines, mais mettent en évidence l’ illégimité des normes sociales alors même que les individus s’y soumettent. L’« acteur moral » continue de s’exprimer sous la forme de plainte, de revendications, de contestation parfois radicales, ou de retrait cynique.

Parfois les normes de l’entreprise et des individus s’accordent pour produire une culture partagée et faire de l’entreprise une institution importante de nos sociétés. Pour autant, c’est bien autour de la question de dilemmes éthiques que le vécu au travail devient massif.

Si la matière première de l’activité devient cette d’arbitrages face à des questionnement moraux, il devient opportun de considérer l’entreprise comme un espace où émergent des conflits ayant trait à la morale mais aussi comme un espace de production de morale et donc de socialisation.

C’est aussi en considérant que la réflexivité devient une compétence centrale pour l’individu dans sa quête de reconstruire les fondements d’une morale donnant sens à sa vie, que les dispositifs (coaching et plus largement les formes d’accompagnements individuels et collectifs) peuvent être interrogés comme vecteurs de production d’une morale qui soutienne les engagements subjectifs.

En élargissant la perspective, ce qui se joue dans l’entreprise se rejoue aussi à l’échelle de nos sociétés contemporaines et invitent à examiner les interactions entre entreprises et sociétés, en considérant peut-être la maille d’un territoire comme espace pertinent pour rendre compte de cette dimension de la morale dans les interactions entre organisations localement.

Comment s’imbriquent et se confrontent des conceptions différentes de ce qui est moral ou pas ? Comment produisent-elles du « commun » ou des clivages plus profonds, empêchant l’agir collectif ?

Plusieurs axes seront abordés au cours des différentes sessions du CR22 lors du congrès :

1. L’entreprise un acteur de morale ?
2. Le territoire comme espace de confrontation morale.
3. L’intervention sociologique : activer un processus de réflexivité.
4. Travail et entreprise : quelle place pour la morale ?
5. Construction identitaire et culturelle : quelle étayage moral ?
6. La mondalisation : une morale unique ou des morales multiples ?

Vous souhaitez proposer une communication sur un ou plusieurs de ces axes à l’occasion de ce congrès ? Merci d’envoyer votre proposition avant le 15 janvier 2020 via le site : https://congres2020.aislf.org/pages/32-aac.php?group=CR22

Vous pouvez également télécharger l’appel à communications en cliquant ici.

Patrons en France : les patrons et le travail (Paris, 21 novembre 2019)

jeudi 21 novembre 2019 de 18h à 19h45
Ecole Normale Supérieure – Campus Jourdan
salle R2-02
48 boulevard Jourdan
75014 PARIS
Métro Porte d’Orléans, RER B Cité Universitaire, T3 Montsouris, bus 216 Montsouris

« Salauds de patrons », « exploiteurs », deux expressions tenaces pour parler des patrons… mais qui sont-ils vraiment, et quel est leur rapport au travail ?

L’APSE vous propose de venir échanger autour de l’ouvrage “Patrons en France” (La Découverte) coordonné par Michel Offerlé, professeur émérite de sociologie politique à l’École Normale Supérieure, qui sera notre invité.

Les patrons…

  • Quelle est leur vision du travail ?
  • Quelle importance accordent-ils à la valeur travail pour eux-mêmes et pour les salariés qu’ils emploient ?
  • Comment voient-ils l’avenir du travail, de l’emploi et de la relation salariale ?
  • Formation, identité, trajectoires : quels rôles pensent-ils avoir à jouer aujourd’hui dans l’économie et la société ?

L’ouvrage, construit autour de trente-six entretiens menés avec des patrons, vise à comprendre qui sont les patrons en France, quelle place ils occupent dans la société française, quelle vision ils en ont.

Ce livre est le premier portrait de groupe précis et coloré qui permet, au travers de ces multiples histoires de vie, de comprendre de manière vivante et approfondie qui sont les patrons en France.

Qu’ils soient grands, très grands, petits ou moyens, qu’ils travaillent dans le bâtiment, l’industrie, le commerce ou les services, les patrons sont au centre de cet ouvrage, produit d’une enquête collective menée par des chercheurs confirmés et par de jeunes sociologues, sur ce métier beaucoup plus fantasmé, vilipendé ou héroïsé que véritablement connu.

Il s’agit de réfléchir sur les différences qui traversent les mondes patronaux et sur ce qui les unit puisque, spontanément, la catégorie « patrons » et « patronat » fait sens – même si ce sens est ambigu.

Notre invité, Michel Offerlé, est également membre du Centre Maurice Halbwachs et de l’EHESS.
Depuis plusieurs années, ses travaux portent sur l’univers des patrons au travers d’enquêtes de terrain et de plusieurs ouvrages.

L’évènement est gratuit et ouvert à tous, mais l’inscription préalable en ligne est nécessaire.

Cette rencontre-débat est organisée en partenariat avec Nonfiction.fr

Inscription en ligne : Cliquer ici

Les Mompreneurs : entreprendre pour concilier travail et famille

jeudi 21 novembre 2019 17h30-19h
Salle 03
Campus Marseille FEG (Faculté d’Economie et de Gestion)
Site Ilot Bernard Dubois (IBD)
5-9 boulevard Maurice Bourdet
Marseille 1er arrondissement

Les Mompreneurs se définissent comme des femmes qui deviennent entrepreneures et mères en même temps.

Dans leur discours, créer une activité économique indépendante – le plus souvent à domicile – leur permet de mieux profiter de leur enfant.

Faut-il voir dans le mouvement des Mompreneurs, né en France à la fin des années 2000, la solution idéale pour articuler travail et famille ?

Notre invitée, Julie Landour, est Maître de conférences en sociologie à l’Université Paris Dauphine, Laboratoire IRISSO.

Son ouvrage “sociologie des Mompreneurs” (Septentrion, 2019) est fondé sur une enquête originale, qui mêle ethnographie d’un collectif de Mompreneurs, récits de vie et enquête statistique.

Cet ouvrage permet d’éclairer la bifurcation de ces femmes du salariat vers l’indépendance.

Il donne à voir tout à la fois les ressorts de leur reconversion et ses limites.

Il montre aussi qu’il est nécessaire, pour comprendre leur engagement, d’interroger la manière dont elles investissent la maternité, les normes contemporaines de la parentalité et leurs effets distinctifs.

Julie Landour éclaire les inégalités que ces normes contribuent à renouveler entre les hommes et les femmes ainsi qu’entre les femmes elles-mêmes.

Cette conférence-débat est organisée en partenariat avec le LEST et les Masters RH de l’Université Aix-Marseille, ainsi que Nonfiction.fr.
Elle est ouverte à toutes et tous, merci de vous inscrire en ligne pour des raisons logistiques.

Inscription en ligne : Cliquer ici

Retour sur l’apéro socio d’été

Le 27 juin dernier, l’APSE organisait son apéro socio d’été.

L’occasion pour les participants de partager avec bonne humeur autour de leurs questionnements, actualités professionnelles et lectures.

Nous reprenons ici quelques ouvrages, expositions et vidéos qui ont été proposés lors de la discussion. Bonne découverte !

Enquêter dans les organisations (PUR), par Hinault, Osty et Servel
La dématérialisation n’a pas eu lieu ?
L’entreprise délibérée (Nouvelle Cité) par Mathieu Detchessahar
Exposition un monde de plis par Simone Pheulpin

(merci à Danielle Cerland-Kamelgarn pour ce compte-rendu)

Socio sur Seine d’automne (28 octobre 2019)

Socio sur Seine est un rendez-vous régulier pour discuter de manière décontractée, à l’occasion d’un déjeuner en bord de Seine, autour de la sociologie en entreprise.

Socio sur Seine

L’occasion d’échanger et de découvrir d’autres personnes intéressées par l’utilisation de la sociologie dans le monde professionnel.

Venez à notre rencontre et parlez de ce qui vous tient à coeur : vos projets, vos interrogations, vos lectures, vos chantiers d’intervention, votre pratique de la sociologie dans votre environnement professionnel… dans une ambiance conviviale et dans un lieu favorisant des rencontres ouvertes et dynamiques.

Une bonne occasion également pour tisser des liens professionnels avec d’autres adhérents et sympathisants de l’APSE !

L’inscription est obligatoire et les places limitées pour favoriser la convivialité lors du repas.

Après votre inscription, nous vous recontacterons par mail pour vous indiquer le lieu de RDV dans un restaurant du bord de Seine à Paris.

L’évènement est gratuit, chacun paie son repas auprès du restaurateur qui nous accueille (selon la consommation, compter de 15 à 25 euros par personne).

Inscription en ligne : Cliquer ici

Patrons en France – retour sur notre conférence-débat

Le 13 juin 2019, le sociologue et chercheur Michel Offerlé participait à une conférence-débat APSE autour de l’ouvrage collectif qu’il a dirigé en 2017, intitulé Patrons en France.

Tout le monde a son idée sur les patrons. Voire une mauvaise opinion, comme 62 % des Français qui jugent les grands patrons « méprisants » et « autoritaires »(2). « Le patronat est à la fois connu et méconnu », prévient Michel Offerlé en ouvrant sa conférence. Le sociologue a d’abord analysé les organisations professionnelles, avant de passer au crible les « métiers » dans Patrons en France, l’ouvrage collectif qu’il a coordonné en 2017.

Une catégorie diversifiée

« La sociologie s’était peu intéressée à eux, dit-il. Avec des étudiants et confrères, nous avons mené des centaines d’entretiens, sur leur histoire de vie, leur formation, leur métier, mais aussi leurs goûts ou leurs valeurs… Le plus grand dirigeait 100 000 salariés, le plus petit, aucun. » Résultat : « le patron ventru, avec haut- de-forme et cigare » a vécu.
Et les quelque deux millions de dirigeants de France (dont 170 000 pilotent une entreprise de plus de dix salariés) représentent une catégorie sociale très diversifiée.

Parmi eux, 40% sont fils d’ouvriers ou d’employés. « Mais, précise Michel Offerlé, plus on monte dans la hiérarchie, plus il y a une reproduction sociale. » C’est une population plutôt âgée – 37% ont plus de 50 ans – et « en voie de féminisation », avec 25% de femmes. « Et surtout, elle est très étirée au niveau des diplômes : des autodidactes aux détenteurs d’un CAP, jusqu’à des bac+5 ou +10. » Cette forte diversité se retrouve dans les pra- tiques culturelles – du passionné d’opéra au fan de séries télévisuelles -, comme dans les revenus, relève encore le cher- cheur, « qui passent de 1 à 2 000, avec des patrons qui ne se payent pas et d’autres qui gagnent des fortunes ».

Du paternalisme à la distance

Multiple, l’identité patronale commune se définit en partie par la négative, « par des adversaires ou des dégoûts com- muns, note Michel Offerlé. Mais celle-ci s’exprime plus ou moins frontalement selon que l’on dirige une entreprise du CAC40 ou une PME. »
La liste est longue des objets de mécontentement, du rap- port à l’Etat ou à l’Urssaf, à l’inspection du travail ou au fonctionnaire (tour à tour « inspecteur » ou « fainéant »), les syndicats (surtout la CGT), et la crainte des Prud’hommes, les banquiers…

« Il y a aussi la complainte vis-à-vis des salariés », complète le sociologue. Les patrons de PME se plaignant de « ne plus trouver de jeunes qui ont envie de travailler »… Ceux du CAC40 ne trouvant pas assez de « soft skills chez les candidats »…

Mais le rapport avec les salariés varie beaucoup selon la taille de l’entreprise. « Certains, à la tête d’une PME, sont hommes orchestre, experts dans leur profession et pilotes d’une équipe mais ne souhaitent pas diriger une ETI, analyse le sociologue. Parmi eux, quelques-uns assument leur rôle de chef, quand d’autres revendiquent une forme de paternalisme, et vont loin dans l’aide à leurs salariés, en cas de handicap ou de deuil »…

Plus la taille de l’en- treprise augmente, moins il est en prise directe avec le social, poursuit le chercheur, « la valorisation des salariés passant par le développement de leurs capacités. Le dirigeant, lui, progresse vers un travail gratifiant et transmet souvent aux RH le « sale boulot » dans la gestion du personnel. Le dirigeant d’un groupe de 50 000 salariés connaît au maximum 200 personnes. »

L’argent, la créativité, le produit

Le plaisir de l’entreprise ? L’argent, pour certains.
« Mais pas seulement, plaide le sociologue. D’autres se passionnent pour leur produit, évoquent la réalisation de soi, la créativité. Avoir du pouvoir sur les autres et sur le monde social est sûrement une motivation. » Mais, devant le sociologue au moins, beaucoup préfèrent parler de la compétition, évoquant « l’esprit d’entreprise à la française », avec cette idée que « nous sommes en train de devenir une nation d’entrepreneurs, qui développe un discours fort et un désir d’entrepreneuriat »…

Cela peut-il aussi concourir au renouvellement de la figure du patron ?

(compte-rendu proposé par Chloé Guillot Soulez et Blaise Barbance ; cette conférence-débat a été organisée en partenariat avec l’iaelyon et le réseau REFERENCE RH)

Retour sur le cabanon socio “l’absentéisme au travail”

Le 6 juin 2019 un cabanon socio APSE s’est déroulé à Marseille sur le thème de l’absentéisme à partir de l’expérience concrète d’une grande entreprise du secteur de l’énergie.

8 personnes invitées par l’APSE ont échangé leurs points de vue en utilisant un protocole d’animation proche du co-développement.

Voici une synthèse de leurs travaux, tout à fait provisoires, à recontextualiser et perfectibles bien entendu, pour alimenter les réflexions des personnes intéressées par le sujet.

Les questions de départ

Dans le cas de l’entreprise présentée, l’objectif de la Direction et de passer de 14 à 8 jours d’absence par an et par agent.

4 questions ont été ciblées :

  • Peut-on réduire l’absentéisme ? En quoi l’entreprise peut-elle agir sur les absences, les arrêts maladie de son personnel ?
  • Comment réduire l’absentéisme ? Quels sont les déterminants de l’absentéisme ? Pourquoi les salariés s’absentent-ils ?
  • Comment mobiliser les directions, les différents niveaux de management sur ce sujet ? Comment traiter ce sujet avec les partenaires sociaux ? Et avec les salariés ?
  • Les nouveaux modèles managériaux ont-ils un impact sur l’absentéisme ? Qu’en est-il de l’influence des tendances actuelles en matière d’aménagement des espaces de travail (open space, flex office) ?

Quelques éléments de clarification du contexte

La DG est clairement mobilisée sur le sujet, même si les résultats de l’entreprise ne sont pas pires que ceux du marché :

  • le coût de l’absentéisme est évalué à 140M€ par an
  • un dossier d’analyse est en cours au niveau DRH Groupe (par âge, sexe, métier…)
  • la question est suivie par la tête du groupe et une attention est portée aux éventuelles évolutions législatives sur le sujet

De nombreuses actions existent déjà ou sont en cours :

  • une information, assez statutaire pour l’instant, des IRP
  • un travail avec des référents RH
  • un outil d’auto-évaluation qui permet une photographie et/ou un état des lieux pour un manager
  • des formations à la prévention de l’absentéisme à destination du management
  • la réalisation d’entretiens de retours (surtout pour les absences supérieures à 3 mois) afin de faciliter le retour et le maintien dans l’emploi
  • un renforcement de contrôles ciblés pour les absences de courte durée (jour de carence)
  • des retours d’expériences dans certaines entités (mais il y a une grande hétérogénéité)
  • l’intégration des résultats liés à l’absentéisme dans la reconnaissance de la performance individuelle et collective
  • la production d’un plan d’actions détaillé et chiffré

Au-delà des actions engagées, qui peuvent se heurter à des résistances ou des effets pervers, 3 grandes difficultés sous-jacentes sont identifiées :

  • le tabou : le sujet est souvent évité. De plus, le secret médical et la limite vie pro/perso ne facilitent pas les choses. Les managers peuvent ne pas se sentir légitimes pour aborder ce sujet avec leurs salariés.
  • le fatalisme : pour ne pas se sentir coupables, beaucoup se retranchent derrière l’idée que l’on ne peut pas faire grand-chose. C’est le salarié qui est absent et il est simple de considérer que c’est de son fait, de sa responsabilité.
  • les stéréotypes : certains abordent le sujet avec des préjugés afin d’éviter toute remise en cause de l’organisation du travail ou de leur posture managériale. Les salariés absents peuvent être rapidement considérés comme des tire-au-flanc, désengagés, qui profitent du système.  

Si l’on regarde le problème dans sa globalité, mais sans généraliser, il peut y avoir un certain confort pour les managers, voire même la structure, à considérer l’absentéisme comme un sujet dépourvu de prise, sur lequel il n’est pas possible d’agir.

Considérer que l’absentéisme est de la seule responsabilité de l’absent permet d’éviter de réinterroger sa propre posture de manager, ainsi que l’organisation du travail et les modes de fonctionnement qui en découlent. 

Quelques propositions du groupe

Les échanges se sont concentrés sur la question des moyens que l’on pourrait donner aux managers de proximité pour se mobiliser sur le sujet de l’absentéisme.

Voici quelques pistes évoquées par les personnes présentes :

  • Sur le tabou (risque : on ne veut rien faire)
    • Simplifier et vulgariser le sujet (termes accessibles dont on peut discuter)
    • Développer les échanges entre pairs sur ce sujet (partages d’expériences concrètes)
    • Intégrer ce sujet de manière « délicate » dans l’entretien annuel d’appréciation
    • Faire prendre conscience des enjeux (coûts, pérennité et qualité de l’emploi, conséquences sur les collègues), responsabiliser
    • Développer la reconnaissance au-delà de l’aspect financier
  • Sur le fatalisme (risque : on ne peut rien faire)
    • Proposer un outil 360° sur le diagnostic absentéisme
    • Relier ce sujet avec la « vraie vie » (ex : gestion des épidémies de grippe)
    • Donner la main aux agents (ex : gestion des plannings)
    • Demander des idées aux managers eux-mêmes
  • Sur les stéréotypes (risque : on ne sait rien faire)
    • Vérifier que le manager n’est pas en difficulté
    • Proposer un jeu d’entreprise qui bat en brèche les idées reçues
    • Libérer la parole en développant la confiance réciproque
    • Attention aux directives trop autoritaires qui génèrent des effets pervers

Le concept de régulation conjointe, au sens de Jean Daniel Reynaud, pourrait être utile afin de provoquer des mises en débats et d’identifier de nouvelles pistes d’actions.

(ce compte-rendu est proposé par Blaise Barbance)

Les nouveaux travailleurs des applis (Marseille, 10 octobre 2019)

jeudi 10 octobre 2019 de 17h30 à 19h

Faculté d’Economie et de Gestion Aix-Marseille Université
Ilot Bernard Dubois (IBD)
5-9 boulevard Maurice Bourdet
Marseille 1er arrondissement
(salle 03)

En partenariat entre les Masters RH de la Faculté d’Economie Gestion (Université Aix-Marseille) et le LEST (Laboratoire d’Economie et de Sociologie du Travail), l’APSE organise cette année un nouveau cycle de conférences-débats sur les enjeux et les problématiques actuelles du travail.

Comment les principes et les modalités d’organisation de l’activité de travail se transforment-elles aujourd’hui dans les organisations ?
Comment contribuent-elles à modifier les conditions de l’activité des salariés et les modalités de l’engagement dans leur travail ?
Comment contribuent-elles à déplacer les frontières traditionnelles du monde du travail et les rapports sociaux de production?
Quelles sont les conséquences de ces nouvelles formes de travail sur celles et ceux qui le réalisent comme sur celles et ceux qui l’encadrent ?
Telles sont les questions auxquelles ces conférences-débats cherchent à apporter des éléments de réponse.

Pour la première conférence de ce nouveau cylce, nous recevons Diane Rodet et Luc Sigalo-Santos, pour la présentation de l’ouvrage collectif dirigé par Dominique Méda et Sarah Abdelnour, Les nouveaux travailleurs des applis (PUF, 2019).

Quels impacts les applications numériques et Internet peuvent-elles avoir sur nos manières de travailler et sur nos statuts d’emploi ?

En quoi le fait de commander un véhicule via une application plutôt que par téléphone constituerait la révolution que suggère le terme d’« ubérisation » ?

Le passage en ligne de la commande de travail a fourni l’occasion à de nombreuses entreprises de contourner le code du travail, tout en leur offrant de nouveaux outils de contrôle des travailleurs.

Ces processus sont l’objet d’étude de cet ouvrage de chercheurs en sociologie et en droit, à partir d’enquêtes sur les chauffeurs et livreurs, les micro-travailleurs ou encore les chefs à domicile.

Les diverses contributions permettent d’envisager les plates-formes numériques non seulement comme une innovation technique, mais aussi comme un nouvel espace où modifier les règles du jeu en matière d’emploi et de travail.

Cette conférence-débat gratuite est ouverte à toutes et tous, merci néanmoins de vous inscrire pour des raisons logistiques.
Inscription en ligne : Cliquer ici

Rencontre APSE à Bordeaux le 18 septembre 2019

A l’occasion de ses 20 ans, l’APSE a initié un tour de France pour aller à la rencontre de celles et ceux qui s’intéressent aux usages des sciences sociales et de la sociologie dans des contextes professionnels.

Nous poursuivons ce tour de France de l’APSE par une étape à Bordeaux le 18 septembre de 18H30 à 20H00.

Bordeaux

Ce premier événement bordelais aura pour objectif d’initier une rencontre entre adhérents et sympathisants de l’APSE dans la région bordelaise, et plus largement avec toutes les personnes (professionnels, consultants, coachs, étudiants, chercheurs…) intéressées par la question des applications concrètes de la sociologie dans l’espace économique et social contemporain.

Venez à notre rencontre pour un moment convivial de découverte de l’APSE, de ses activités et de ses projets ; pour échanger avec d’autres personnes intéressées par les usages de la sociologie dans les univers professionnels, et pour réfléchir ensemble aux activités qui pourraient être développées dans la région de Bordeaux, pour dynamiser un réseau local autour de nos thématiques et favoriser les échanges pluridisciplinaires.

Cette rencontre est gratuite et ouverte à toutes et tous, chacun(e) paye simplement sa consommation auprès de l’établissement qui nous accueille.

Pour des raisons logistiques, merci de vous inscrire en ligne sur le site de l’APSE pour confirmer votre présence – et n’hésitez pas à faire circuler l’invitation dans vos réseaux !

Inscription en ligne : Cliquer ici

Faut-il réinventer le management ? (Paris, 17 septembre 2019)

mardi 17 septembre 2019 de 18h30 à 20h30, Paris 1er

Après notre cycle de conférences-débats organisé en partenariat avec le LEST et les Masters RH de l’Université Aix-Marseille autour de la thématique “le management à l’épreuve du travail”, plusieurs adhérents de l’association ont souhaité prolonger les réflexions sur les formes contemporaines de management et les représentations associées.

L’atelier APSE thématique “le management à réinventer ?” vous convie donc à un Café socio pour imaginer un nouveau cycle de conférences, de rencontres et de débats autour de ce sujet.

Les cafés socio organisés par l’APSE sont des moments d’échanges entre adhérents et sympathisants de l’association, autour d’une thématique portée par un atelier de réflexion de l’association.

A travers une animation spécifique, le principe est de permettre à chacun d’apporter sa contribution au questionnement, à travers ses lectures, son expérience, son vécu ou ses terrains d’intervention. Dans la bonne humeur et le respect des points de vue de chacun.

L’objectif étant ensuite d’identifier quelques axes qui seront prolongés par l’APSE à travers un cycle d’évènements dédiés en 2020 qui pemettront d’aller à la rencontre de témoins, intervenants en entreprise, chercheurs ou professionnels afin d’amener des éclairages complémentaires issus des sciences sociales.

La question du management contemporain, de ses limites et de ses contradictions vous interpelle ?
Y a-t-il vraiment quelque chose à réinventer dans le management ?
Si oui, pourquoi et pour quoi faire ?

Vous aimeriez confronter vos observations et questionnements avec des adhérents de l’APSE, dans un cadre convivial ?

Venez à notre rencontre à l’occasion de ce Café Socio pour construire ensemble les axes de réflexion pour notre futur cycle d’évènements sur le sujet !

L’occasion également de (re)découvrir notre association et la variété de ses membres !

Cet évènement est ouverte à toutes et tous : sociologues, professionnels en entreprise/association/administration, managers, RH, dirigeants, représentants du personnel, consultants, étudiants… membres ou non de l’APSE – votre avis nous intéresse pour ouvrir un maximum nos réflexions !

Plus d’informations et inscription en ligne : Cliquer ici