Découvrez le nouveau site web APSE

Nous avons le plaisir de vous annoncer l’ouverture de la toute nouvelle version du site web de l’APSE.

Réalisé avec les moyens de l’association, en particulier beaucoup d’énergie des personnes impliquées dans la communication de l’APSE, ce site s’inscrit dans notre projet associatif renouvelé à l’occasion de nos 20 ans : une association largement ouverte sur des publics variés avec des attentes et des contextes différents, avec une visée commune : comprendre et agir par un regard sociologique sur l’entreprise.

Notre nouveau site web, plus aéré, davantage adapté aux usages en mobilité, permettra de mieux mettre en valeur toutes les productions de l’APSE, les évènements, mais aussi nos ressources multimédia, les réflexions de nos ateliers, les activités avec nos partenaires, la dynamique du réseau de l’association, la vie associative et bien d’autres projets en préparation.

Pot de peinture

Nous vous invitons donc à découvrir notre nouveau site ici… attention peinture fraîche !! Tout n’est pas encore calé, toutes les rubriques ne sont pas encore disponibles, mais cela vous donne déjà un bon aperçu des fonctionnalités que nous désirons mettre en place.

Ce nouveau site repose majoritairement sur des technologies « libres » et ouvertes, à l’image de l’ouverture et de la volonté de développer de la connaissance commune, qui est un des axes forts de l’association. Il évoluera en permanence au gré des projets de l’association et du dynamisme de ses adhérents. Rappelons que l’association fonctionne quasi-exclusivement sur la base du volontariat – merci à toutes celles et ceux qui s’impliquent au quotidien pour faire vivre l’APSE !

Nous réintégrerons progressivement les 20 années d’archives de l’association, et le moteur de recherche intégré vous permet désormais de rechercher dans l’intégralité de nos contenus, ainsi que ceux de la revue Sociologies Pratiques.

Bonne visite et n’hésitez pas à nous écrire pour nous faire part de vos commentaires, vos idées… ou simplement nous dire bonjour, ça nous fait toujours plaisir !

[ceci est le dernier article publié sur ce blog, qui va désormais être directement intégré dans le site de l’APSE, pour davantage de cohérence et afin de centraliser notre communication. Merci de mettre à jour vos signets, cette adresse redirigera prochainement directement sur le site principal]

Pourquoi se lever le matin !

Un bâtiment hospitalier ne soigne pas. Une salle de classe n’enseigne pas. Les salades ne poussent pas toutes seules. Un train n’avance pas tout seul. De même, un produit ne se fabrique ni ne se vend, un colis ne se livre… qu’avec du travail humain, vivant. Nous avons créé La compagnie Pourquoi se lever le matin !  Une association à but non lucratif, pour apporter le point de vue du travail, exprimé par ceux qui le font, dans les débats qui agitent notre société : santé, alimentation, enseignement, transport, énergie … et bien d’autres encore.

En ce 1er mai un peu particulier, nous vous invitons à découvrir La Compagnie Pourquoi se lever le matin! , partenaire de l’APSE, et qui ouvre aujourd’hui son blog.

Crise sanitaire : et pourtant, on travaille. La compagnie Pourquoi se lever le matin ! donne la parole à ceux qui font … et qui le racontent : Nanon – magasinière, Arielle – sage-femme, Pauline – puéricultrice, Anne – prof en lycée pro, Sophie – vacataire, Antoine – étudiant, Hamza – technicien …

Bravo pour cette initiative ! Cliquez ici pour découvrir leur projet.

Bientôt un nouveau site !

L’APSE se dote d’une nouvelle infrastructure technique pour vous proposer un nouveau site et de nouvelles fonctionnalités, notamment pour nous adapter au contexte de crise sanitaire, pour permettre davantage d’interactions et de contenus en ligne au sein de l’association.

Une maintenance aura donc lieu dans les prochains jours et le site pourra être inaccessible ou dysfonctionnel pendant quelques temps, nous vous prions de bien vouloir nous en excuser.

Première AG “confinée” de l’APSE (7 mai 2020)

Le contexte actuel d’épidémie covid19 nous amène comme beaucoup à penser différemment notre fonctionnement associatif et à nous adapter.

Nous organisons donc notre première AG confinée de l’APSE.

Cette assemblée générale en ligne aura lieu le jeudi 7 mai 2020 à 18h.

Elle sera l’occasion :

  • d’une part de nous retrouver pour valider le bilan 2019 (qui nous semble déjà bien loin !),
  • présenter un point d’étape du projet associatif et les perspectives qui se dessinent dans ce contexte singulier ;
  • d’autre part, de tester ensemble en conditions réelles un outil d’échanges en ligne que nous utiliserons dans des formats “virtuels” des rencontres APSE à venir ;
  • et enfin de prendre le temps d’un “apéro virtuel” pour nous donner des nouvelles de chacun.e dans cette période complexe.

Nous vous présenterons en particulier un focus sur le projet de “centre de ressources” APSE qui est un des axes du projet associatif renouvelé en 2019.

La crise sanitaire actuelle contribue à accélérer davantage ce chantier, notamment par le développement de ressources et activités en ligne.

Nous évoquerons les étapes franchies depuis le début de l’année et les évolutions à venir dans les prochains mois pour développer ces dimensions nouvelles de l’association, qui permettrons d’adapter nos formats d’évènements à ce contexte inédit.

Pour répondre à nos obligations statutaires, nous procéderons également au vote de :
– quitus de gestion
– constitution d’une réserve financière
– renouvellement des mandats d’administrateurs dont le mandat arrive à échéance, et éventuels nouveaux administrateurs

Si vous êtes adhérent(e) à l’association, vous recevrez d’ici jeudi prochain un lien et des instructions pour rejoindre ce temps d’échange en ligne.

Le travail en misarchie – une utopie pragmatique (Marseille, 12 mars 2020)

*** Important : cette rencontre est reportée. Nous communiquerons dès que possible la nouvelle date. ***

Dans le cadre du groupe de l’Atelier de recherche Travail et Libertés (ArTLib), une rencontre est organisée le 12 mars à 17h30 à l’Iméra (Marseille).

Notre invité : Emmanuel Dockes, professeur de droit à l’Université Paris Nanterre, auteur de Voyage en misarchie. Essai pour tout reconstruire (2017) et Droit du travail (2017).

La misarchie est un gros bricolage, imparfait, pragmatique, qui dessine une sorte d’hyper-démocratie écologique, dans laquelle on s’est débarrassé de l’Etat, du capitalisme et du productivisme, tout en essayant de conserver les fonctions bien utiles que ces monstres procurent. Il s’agit de penser la disparition de l’Etat, sans supprimer l’impôt, les services publics, ni même la police, ou de supprimer le capitalisme sans supprimer la liberté d’entreprendre, la monnaie, ni même la propriété, ou encore de supprimer le productivisme tout en conservant la marché et même un petit consumérisme pas désagréable. Quel est la place et le destin du travail dans cette utopie ?

L’Atelier de recherche Travail et Libertés (ArTLib) a démarré à l’IMERA (Institut d’études avancées d’Aix-Marseille Université) en mars 2019. ArTLib est un groupe interdisciplinaire et international qui vise à discuter et diffuser d’une façon innovante des idées et des pratiques liées aux transformations profondes engendrées par le travail contemporain dans la sphère des libertés et des utopies personnelles et collectives des individus.

Coordonné par Enrico Donaggio (Professeur à l’Université de Turin, Senior Fellow de l’IMéRA), ArTLib collabore avec l’APSE, le LEST, le CEREQ, le Centre Norbert Elias, le Centre Gilles Gaston Granger, l’IPDT de Paris, Acante, le LaSSA, ainsi que des experts et des artistes indépendants liés au monde du travail.

Entrée Libre. Cet évènement est ouvert à toutes et tous.
IMéRA (AMU)
2 place Le Verrier
13004 MARSEILLE

La religion au travail (Paris, 24 février 2020)

Lundi 24 février 2020 à 18h30

Café du Pont Neuf
14 quai du Louvre
75001 Paris
Métro Châtelet-Les Halles, Louvre-Rivoli, Pont Neuf

Nous vous proposons de venir échanger autour du numéro 39 de la revue scientifique Sociologies Pratiques, qui explore la question de la religion au travail

Le monde des relations professionnelles n’échappe pas à la réaffirmation des identités religieuses ni aux crispations qu’elles engendrent.

Les publications des entreprises, des organismes publics, des syndicats, des juristes et des professionnels du management sur le sujet de la religion au travail se multiplient, mais les éclairages sociologiques sont lacunaires et épars.

Malgré la réflexion fondatrice de Max Weber, l’articulation entre religion et travail reste sous-explorée tant en sociologie du travail qu’en sociologie de la religion.

Ce numéro de Sociologies Pratiques donne un aperçu des travaux empiriques en cours et livre des pistes d’analyse utiles à la réflexion théorique comme aux praticiens.

Nous recevrons à cette occasion quelques-uns des contributeurs du numéro :

Ostiane Lazrak, doctorante en philosophie à Paris 1
Hicham Benaïssa, consultant laïcité et diversité, docteur en sociologie, rattaché au laboratoire GSRL
Etienne Bourel, doctorant en anthropologie au LADEC, Université Lyon 2
Vanille Laborde, doctorante en science politique au laboratoire CHERPA, IEP d’Aix en Provence

ainsi que les coordinateurs du numéro : Claire de Galembert (ENS Cachan, CNRS Institut des sciences sociales du politique) et Julien Tassel (CELSA-GRIPIC, Sorbonne Université).

Vous pouvez retrouver ce numéro :
en téléchargement sur la plateforme Cairn
en version papier auprès des Presses de Sciences Po

Nous vous invitons, si vous le pouvez, à vous abonner à la revue (2 numéros par an) afin de soutenir cet important travail de valorisation d’une sociologie appliquée au coeur des enjeux contemporains des entreprises et de la société : abonnement via les Presses de Sciences Po ou via la plateforme Cairn. La revue a besoin de votre soutien, merci par avance !

Cette rencontre-débat est ouverte à toutes et à tous… venez nombreuses et nombreux échanger avec nos invités !

Inscription en ligne : Cliquer ici

Manager par le travail réel (Marseille, 5 mars 2020)

Cette conférence-débat est organisée en partenariat avec les Masters RH de la Faculté d’Economie Gestion de l’Université Aix-Marseille et le LEST (Laboratoire d’Economie et de Sociologie du Travail).

Notre invité, Pierre-Yves Gomez, professeur de stratégie à l’EM Lyon, viendra échanger avec nous autour du MOOC “Manager par le travail réel”, qu’il a créé en partenariat avec l’ANACT (Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail).

Depuis plusieurs années, ce MOOC a rassemblé plusieurs milliers d’apprenants.

Manager par le travail réel est avant tout une invitation au thème du regard : ce que l’on ne voit pas, le travail réel mais surtout ce que l’on apprend à voir : le travail tel qu’il se réalise.

Par un apprentissage du regard sur le travail ce cours en ligne montre que la “désincarnation” du travail dont peuvent souffrir les managers n’est pas inexorable et qu’on peut retrouver le goût du management.

Pierre-Yves Gomez est économiste. Il enseigne la stratégie et la gouvernance d’entreprise ainsi que la place de l’entreprise dans la société et la responsabilité économique et politique des dirigeants.

Il est notamment l’auteur des ouvrages “Le travail invisible” (2013) et “Intelligence du travail” (2017).

Cette conférence-débat est gratuite et ouvert à toutes et tous. Merci de vous inscrire en ligne pour des raisons logistiques.

jeudi 5 mars 2020 de 18h à 19h30

FEG
Site Ilot Bernard Dubois (IBD)
5-9 bd. Maurice Bourdet
Marseille 1er arrondissement

Inscription en ligne : Cliquer ici

[Appel à contribution] Manager en proximité : quel travail ?

La revue scientifique Sociologies Pratiques, partenaire de l’APSE, propose un appel à contribution pour son numéro 42 sur la thématique : Manager en proximité : quel travail ?

La revue Sociologies Pratiques encourage la publication des praticiens, n’hésitez pas à contribuer ! Pour les praticiens qui n’ont pas l’habitude de l’écriture sur leur pratique et à destination d’une revue scientifique, l’APSE propose un accompagnement à ses adhérents, n’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez un peu d’aide pour répondre à cet appel à contribution à partir de votre expérience de terrain => contact@apse-asso.fr

Coordinateur scientifique : Pascal Ughetto (Université Paris-Est Marne-la-Vallée-LATTS)

Coordinatrices du numéro : Marie Benedetto-Meyer (Université de Technologie de Troyes, équipe Tech-Cico), Nathalie Hugot (Apec, chercheure associée Centre Maurice Halbwachs-CNRS)

Alors que l’importance de l’encadrement intermédiaire est croissante et que son effectif ne cesse d’augmenter depuis quarante ans [Wolff, 2015], que savons-nous réellement de celles et ceux que l’on dénomme les « managers de proximité » ? Dans la réalité des organisations privées ou publiques, mais aussi dans les mobilisations collectives, ces travailleurs restent bien souvent discrets. Pourtant, leur rôle est déterminant même si les projets de raccourcissement des lignes hiérarchiques les désignent dans une fonction, dont la contribution est régulièrement remise en question [Buscatto, 2002]. Autrefois, ils étaient perçus comme des « petits chefs » n’ayant d’autre rôle que disciplinaire. Hier encore, l’utilité d’une hiérarchie directe pouvait être mise en doute par des organisations qui avaient fait le choix d’une « montée en compétences » des exécutants. Aujourd’hui, cette fonction est en prise directe avec les projets de « libération de l’entreprise » ou « d’agilité » qui conduisent, une fois de plus, à envisager de se passer de ce personnel pour, éventuellement, constater ensuite qu’il est difficile de négliger cette population assurant de la régulation, de l’interface, et de la fluidité, mais qui se montre si peu tangible et visible. Encadrants mais pas nécessairement cadres, relevant de catégories aussi hétérogènes que les agents de maîtrise, les chefs d’équipe, les chefs de service, les adjoints, les techniciens, voire les employés et les ouvriers qualifiés, les managers de proximité forment un ensemble aux contours imprécis et dont le travail mérite par conséquent une plus grande attention. Aussi, en complément des travaux qui ont permis d’analyser la catégorie des cadres [Bouffartigue, Gadea, Pochic, 2011], il nous a paru utile de renforcer la connaissance et la compréhension des fonctions d’encadrement de premier rang, constituées par les « cadres moyens » ou les agents de maîtrise issus de la promotion ouvrière. Il s’agit de prolonger le regain d’intérêt dont elles ont pu faire l’objet depuis quelques années [Cadet, Guitton, 2013], en accordant, s’il y a lieu, une attention aux différences statutaires qui les régissent, à la catégorisation statistique plurielle qui les concerne ou encore aux variations introduites dans les conventions collectives [Bouffartigue, Gadea, 2000]. En effet, tenter de sortir les managers de proximité de leur invisibilité nécessite de se pencher sur le flou des appartenances catégorielles et de décrire leur activité, si variée et si malaisée à observer [Conjard, 2014; Bobillier-Chaumon et al., 2018].

Placés à l’épicentre des attentes de production, ils occupent un rôle d’exécution et de transmission des directives au moyen de méthodes de gestion renouvelées. Dans tous les secteurs, les encadrants de proximité doivent faire face au renouvellement fréquent des outils de gestion et d’information. Dans le secteur public, pris dans les rouages bureaucratiques et dans la mise en œuvre des réformes, ce middle management a pu être présenté comme une courroie de transmission du New Public Management [Barrier, Pillon, Quéré, 2015]. Dans le secteur privé, leurs conditions d’exercice évoluent au gré des réorganisations et des modes managériales. La diffusion du numérique peut donner l’impression de remettre en cause leurs savoirs, et exiger un renouvellement de leurs pratiques. Plus encore, la « digitalisation » est associée à un discours sur l’émergence de nouvelles formes organisationnelles (plus souples, moins cloisonnées et hiérarchisées) dans laquelle la figure du manager serait elle-même remise en cause : une nouvelle « posture managériale » est promue, qui ferait de l’encadrant non plus un « expert », ni un « superviseur » mais un « facilitateur », qui aide à la circulation des informations et à l’apprentissage de nouvelles manières de travailler [Ughetto, 2018]. L’image du manager, pris par les multiples tâches de reporting, de gestion des mails et de réunions, interroge aussi [Racine, 2019]. Comment dès lors les managers s’acquittent-ils du rôle qui leur est confié de mettre en œuvre des changements qu’ils subiraient eux-mêmes et qui remettent en cause leurs savoirs et leur légitimité ? Les managers de proximité sont-ils concernés de la même manière que des cadres de niveau supérieur ? Quel temps accordent-ils à l’organisation du travail de leur équipe, aux activités de régulation, d’animations ou d’accompagnement ? L’emprise des activités de gestion, d’évaluation et de planification a-t-elle fait d’eux des managers « désincarnés » [Dujarier, 2015], éloignés de leur équipe, ou encore « empêchés » dans leur pratique de management [Detchessahar, 2013]?

La revue Sociologies pratiques a donc choisi d’apporter un éclairage particulier aux salariés qui occupent des fonctions d’encadrement intermédiaire, à tous ceux que l’on désigne aujourd’hui sous des termes valorisants de « managers opérationnels », « managers de proximité », ou « manager de terrain », pour redéfinir, in fine,les mandataires traditionnels de l’autorité hiérarchique exerçant un rôle de gestionnaire d’équipe en première ligne [Bellini, Labit, 2005]. Le dossier s’intéressera exclusivement aux encadrants médians, c’est-à-dire à tous les personnels en charge de maintenir un contact régulier et direct avec les exécutants dans le but de mettre en place la stratégie de l’entreprise et d’appliquer la feuille de route définie par l’encadrement supérieur. L’objectif de ce numéro est par conséquent de saisir l’actualité des managers afin de rendre compte des enjeux auxquels ils sont confrontés. A cette fin, une attention particulière sera portée aux propositions d’articles émanant de chercheurs ou de praticiens souhaitant rendre compte des pratiques du travail saisies par une enquête de terrain (méthode qualitative et/ou quantitative, ethnographique), et notamment celles qui croisent d’autres disciplines (économie, histoire, psychologie, etc.) pour enrichir l’analyse du sujet. Trois axes sont proposés dans le but d’éclairer sur les processus, formels ou informels, d’accès aux postes et d’exercice de l’activité.

Axe 1 : Les postes d’encadrement dans les trajectoires individuelles : quelles mutations ?

Cet axe porte sur les conditions d’accès aux postes d’encadrement et de leur place dans la trajectoire des salariés qui les exercent. Les « autodidactes » ou les salariés munis d’une formation courte de premier niveau (bac, BTS, DUT, etc.) ont-ils encore accès à ces postes d’encadrants ? Ces postes sont-ils, dans ce cas, pour eux, une porte d’accès aux fonctions supérieures ? Dans quels secteurs économiques (bâtiment, commerces, artisanat, grande distribution, etc.) le profil et les trajectoires des encadrants ont-ils le plus changé ? Assiste-t-on à une dévalorisation de l’expertise technique ou de l’expérience au profit de « compétences managériales » ou de « soft skills » ? Quels sont les processus identitaires sous-jacents, mobilisés dans ces actions ? Cela rend-il la fonction moins attractive ? Cela la décrédibilise-t-elle ou, au contraire, cela la (re)valorise-t-elle ? Quels effets cela peut-il avoir en terme de genre dans l’accès aux postes ? Comment s’opère la féminisation de cette fonction ? Enfin, un intérêt particulier pourrait également être accordé à l’analyse des formations à l’encadrement, dans leur contenu et dans le profil des salariés qui y assistent [Trouvé, 2009].

Axe 2 : Encadrer, quel travail ?

On propose ici de s’interroger sur les différentes facettes de l’activité des encadrants. Le management de proximité est-il toujours un élément pivot dans l’organisation des entreprises pour réguler les dysfonctionnements et apaiser les tensions sociales ? Si  l’encadrement  est souvent présenté comme une activité « impossible », entre « le marteau et l’enclume » [Saulnier, Le Saout, 2002 ; Mispelblom-Beyer, 2010 ; Bouilloud, 2012], peut-on voir les encadrants uniquement aux prises avec des injonctions contradictoires ou « victimes » des nouvelles formes  organisationnelles [Cadet, Delanoë, Guitton, 2019] ? Quelle est leur capacité à réaliser, néanmoins, un travail de régulation et d’organisation auprès de leurs équipes [Martin, 2015 ; Benedetto-Meyer, 2019] ? Comment se construit ce travail d’encadrement, à partir de quels dispositifs, en mobilisant quels outils, quels modèles ? Quels sont aujourd’hui les modes de reconnaissance et de valorisation de ce travail au quotidien ?

Axe 3 : « Nouvelles formes de management » : de quoi parle-t-on ?

Cet axe porte sur l’impact des rhétoriques et leurs glissements sémantiques qui ont substitué « l’animation » au commandement, l’ « adhésion » à l’autorité, dans le but, sinon de convertir les « résistants au changement », du moins de les persuader [Jacquot, 2014]. Quels sont les effets performatifs de ces discours ? Les managers sont-ils vraiment devenus des servant leaders au service de leur équipe ? Quelle perception ont-ils de ces évolutions, quelle « adhésion » ou distance critique développent-ils ? Comment perçoivent-ils le mouvement des « entreprises libérées » et l’effet de la « transformation digitale » [Mélo, 2019] ? Avec quoi doivent-ils composer (manque de visibilité sur les stratégies d’entreprise, réorganisations, nouvelles formes d’emploi, transformations des temporalités et des espaces de travail, travail en mode projets ou en mode agile etc.) pour exercer leurs nouvelles postures ? Qu’en pensent les « encadrés » ? On s’intéressera ici aux récits concrets d’expérimentation, ou de mise en place de nouvelles formes de management, pour en interroger le bien-fondé, la rhétorique discursive et les transformations effectives qu’elles entrainent.

Procédure de soumission d’article

La revue Sociologies pratiques s’adresse aux chercheurs académiques et universitaires tout autant qu’aux professionnels, intervenants, consultants qui mobilisent la sociologie pour leurs travaux. Les articles attendus peuvent être de deux natures. D’une part, des analyses réflexives et sociologiques fondées sur des recherches empiriques récentes (analyses de témoignages, études de cas, débats critiques, etc.). D’autre part, des analyses de pratiques professionnelles (témoignages de pratiques et réflexion sur les conditions de l’action, les justifications de l’action et les conséquences sur l’action). Dans l’un comme dans l’autre cas, les articles doivent être analytiques et traiter de l’une ou de plusieurs des questions soulevées dans l’appel. Les articles qui croisent différents axes développés dans l’appel sont les bienvenus. Les intentions d’article (5.000 signes espaces compris) sont à adresser avant le 20 février 2020 par voie électronique à socioprat42@gmail.com. Elles devront contenir une présentation du questionnement sociologique, du terrain, de la méthodologie et des résultats proposés. Après examen, la revue retournera son avis aux auteurs le 11 mars 2020. Les auteurs devront alors proposer une première version complète de leur article (25.000 signes espaces compris, bibliographie non comprise) pour le 8 mai 2020. La revue paraîtra à la mi-avril 2021. Toute intention d’article, comme tout article, est soumis à l’avis du Comité de lecture de la revue, composé des trois coordinateurs, des membres du Comité de rédaction et d’un relecteur externe. L’acceptation de l’intention d’article ne présume pas de l’acceptation de l’article.

• Adresser une intention d’article de 5.000 signes maximum (espaces compris) avant le 20 février  2020 par voie électronique à l’adresse suivante : Socioprat42@gmail.com

• La revue retournera son avis aux auteurs le 11 mars 2020.

• L’acceptation de l’intention d’article ne présume pas de l’acceptation de l’article final qui sera soumis au comité de lecture de la revue.

• Les articles (entre 15.000 signes et maximum 27000 signes, espaces compris) seront à retourner à la revue pour le 8 mai 2020 et donneront lieu à échanges avec le comité de lecture.

• La sortie du numéro est prévue pour mi-avril 2021.

• Plus d’informations sur la revue : www.sociologies-pratiques.com

Présentation de la revue

Sociologies pratiques est une revue de sociologie fondée en 1999 par Renaud Sainsaulieu et l’Association des professionnels en sociologie de l’entreprise (APSE). Elle est aujourd’hui éditée par les Presses de Sciences Po. La revue est intégrée dans la liste des revues scientifiques reconnues par le Haut conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (HCERES). Elle est répertoriée sur les bases Francis et Cairn.

Sociologies pratiques paraît deux fois par an. Ses numéros thématiques (environ 200 pages) donnent la parole à des chercheurs et à des praticiens afin de témoigner de réalités sociales émergentes et de comprendre les mouvements de notre monde. Le projet éditorial de la revue rend compte d’une sociologie appliquée. En ce sens, il recherche un équilibre entre monde académique et monde professionnel, entre compréhension et action, tout en portant un regard clairement sociologique pour comprendre le changement social. La volonté de croiser témoignages d’acteurs de terrain – qui agissent au cœur des transformations – et réflexions de chercheurs – qui donnent les résultats de leurs enquêtes les plus récentes – fait de Sociologies pratiques un espace éditorial et intellectuel original qui s’adresse à tout lecteur intéressé par la sociologie en pratique.

Appel à contribution permanent

Outre le dossier thématique composé des articles retenus à partir de l’appel à contributions, Sociologies pratiques propose d’autres rubriques ; par exemple : Sociologies d’ailleurs, Le Métier, Lectures, Échos des colloques, Bonnes feuilles des Masters. Des varia peuvent aussi être publiés.

Rubrique « Échos des colloques »

Qui n’est pas un jour passé à côté d’un colloque auquel il serait bien allé ? « Sociologies Pratiques » propose à ses lecteurs une rubrique « Échos des colloques ». Il s’agit d’évoquer sous une forme concise et personnelle (7.000 signes maximum), les colloques auxquels des lecteurs, désireux de faire partager à d’autres leurs impressions, ont participé.

Rubrique « Le métier »

La rubrique « Le métier » est l’un des marqueurs éditoriaux de Sociologies pratiques, revue ouverte sur les usages non académiques de la sociologie. En valorisant l’expérience d’une sociologie appliquée (recherche-action, étude, expertise, conseil, évaluation de politiques publiques…), cette rubrique offre à des intervenants qui « font » de la sociologie, mais aussi la « déforment » du fait de leurs usages, l’opportunité de rendre compte de leur pratique et de signifier ce qu’apporte le détour sociologique aux organisations pour lesquelles ils travaillent. Il est attendu des auteurs qu’ils fassent preuve de réflexivité et qu’ils exposent, outre leur terrain et leurs résultats saillants, les stratégies qu’ils parviennent (ou non) à mettre en place pour faire accepter leur approche sociologique, qui déconstruit souvent les certitudes des commanditaires et va à l’encontre des discours convenus dans les organisations.

Bibliographie

Barrier J.,  Pillon J-M, Quéré, « Les cadres intermédiaires de la fonction publique. Travail administratif et recompositions managériales de l’État, Gouvernement et action publique, 2015/4, p. 9-32.

– Bellini S., Labit A., Des petits chefs aux managers de proximité. L’évolution des rôles de la maîtrise dans l’industrie, L’Harmattan, collection Logiques sociales, 2005.

– Benedetto-Meyer M., « Les managers de proximité sont-ils les acteurs d’une forme d’empowerment ? », Terminal [en ligne], 125-126, 2019.

– Bobillier Chaumon M.E., Cuvillier B., Sarnin P., Vacherand-Revel J., « Usage des TIC et évolutions des pratiques socioprofessionnelles des cadres : quels repères pour le métier et quelles incidences sur la santé ?, Pratiques psychologiques, 2018.

Bouffartigue P., Gadea, Sociologie des cadres, La Découverte, 2000

Bouffartigue P., Gadea Ch., Pochic S. (dir.), Cadres, classes moyennes : vers l’éclatement, Recherches, Armand Colin, 2011

– Buscatto M., « Des managers à la marge : la stigmatisation d’une hiérarchie intermédiaire », Revue française de sociologie, 43, 2002, p. 73-98.

– Bouilloud J.P., Entre l’enclume et le marteau, les cadres pris au piège, Seuil, 2012.

– Cadet J.P., Delanoë A., Guitton C, « Les professions intermédiaires dans les entreprises : une catégorie dynamique en prise directe avec les transformations du travail et du management, Regards, 2019/1, n° 55, p. 27-38.

Cadet J-P, Guitton Ch. (dir.), Les professions intermédiaires. Des métiers d’interface au coeur de l’entreprise, Recherches, Armand Colin, 2013.

– Conjard P., Le management du travail, Anact, 2014.

– Detchessahar M., « Management empêché, santé dégradée », Santé et Travail, n°82, avril 2013, p. 26-29.

– Dujarier M-A., Le management désincarné. Enquête sur les nouveaux cadres du travail, Paris, La Découverte, 2015.

– Jacquot L., L’Enrôlement du travail. Comprendre la machinerie managériale, 2014, Nancy, Presses universitaires de Nancy.

– Martin E., « Pourquoi a-t-on encore besoin de managers de proximité ? Une analyse du travail d’encadrement à EDF », La Revue de l’Ires, 2013, 76, (1), p. 3-27

– Mélo D., 2019, « Un management qui libère les salariés ? Enquête sur l’entreprise libérée et ses ‘doubles’ », in Dubet F., Les mutations du travail, Paris, La Découverte, p.135-154.

– Mispelblom-Beyer F., Encadrer, un métier impossible ? Paris, Armand Colin, 2010 

– Ughetto P., Organiser l’autonomie au travail : travail collaboratif, entreprise libérée, mode agile… : l’activité à l’ère de l’auto-organisation, Limoges, FYP éditions, 2018.

– Racine F., « Managers de proximité », in Bureau MC, Corsani A., Giraud O., Rey F. (dir.), Les zones grises des relations de travail et d’emploi, Editorial Teseo, Buenos Aires, 2019, p. 317-323.

– Saulnier J.P., Le Saout R., L’encadrement intermédiaire. Les contraintes d’une position ambivalente, L’Harmattan, 2002.

– Trouvé P., « La contribution des entreprises à la formation de leur encadrement intermédiaire : un investissement sans retour ? », Education permanente n°178, 2009, p. 37-54.

– Wolff L., « Différentes approches du travail d’encadrement en sciences sociales », Actes du séminaire « Ages et Travail » : le travail d’encadrement. Quelles évolutions ? Quels parcours, mai 2015, p. 9-28.


L’entreprise à mission : comment passer à l’action ? (Paris, 16 janvier)

Jeudi 16 janvier 2020 à 18h

Amphithéâtre | Université Paris 1 Panthéon‐Sorbonne
21 rue Broca
75005 Paris

L’APSE est partenaire de cette table-ronde organisée par le service de formation continue de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. L’inscription se fait directement auprès de l’université, merci d’envoyer un mail à stella.de‐hemptinne@univ‐paris1.fr si cet évènement vous intéresse.

Depuis une quinzaine d’années, la responsabilité sociale et environnementale de l’entreprise est au cœur des débats. La Loi PACTE promulguée en mai 2019 introduit un nouveau statut juridique, la « société à mission » donnant un cadre légal à cette responsabilité au travers de la formulation d’une « raison d’être », d’objectifs sociaux et environnementaux, d’une gouvernance spécifique et d’un contrôle externe.

Plusieurs entreprises telles que la Camif, Invivo, la Maif, Yves Rocher… se sont engagées dans cette dynamique d’entreprise responsable et une « communauté des entreprises à mission » s’est constituée en décembre 2018.

Dans ce contexte, l’université Paris 1 Panthéon‐Sorbonne organise une table ronde pour réfléchir sur la manière dont les acteurs de l’entreprise (dirigeants, syndicats, consultants) peuvent se préparer et s’emparer du dispositif proposé dans la loi PACTE et sur la créativité à mobiliser pour créer ou se transformer en « entreprise à mission ».

Cette table ronde réunira :

‐ Emery Jacquillat, PDG de la Camif, président de la Communauté des entreprises à mission,

‐ Philippe Robert‐Tanguy, sociologue et consultant, Président du cabinet blueKomet en cours de transformation en « société à mission »,

‐ Pierre‐Yves Chanu, économiste, conseiller confédéral de la CGT, président de la plateforme nationale d’action globale pour la RSE en 2014‐2015.

La table ronde sera animée par un.e enseignant.e du service de formation continue de l’université.

Mieux communiquer en entreprise grâce à l’éclairage des sciences sociales (Paris, 23 janvier 2020)

jeudi 23 janvier 2020 – 18h30 à 20h30 (Paris 1er)

Dans un contexte d’incertitude, communicants, RH et managers ne peuvent se cantonner à leurs outils, supports et compétences techniques pour communiquer.

Les communicants en entreprise n’ont pas toujours les grilles de compréhension et clés d’intervention et peuvent être démunis lorsqu’ils doivent «décrypter le monde» pour comprendre les dysfonctionnements du système.
Les RH, quand à eux, sont souvent surtout outillés par le droit.
Et le cursus des managers en école de commerce ne les prépare guère à la communication managériale.

Disposer de connaissances en sciences sociales peut-elle alors les aider ?
Comment les sciences sociales peuvent-elles être une ressource pour mieux communiquer en entreprise ?

Pour cette rencontre-débat APSE, nous recevrons les auteurs de l’ouvrage Communiquer en entreprise (Vuibert) , Jean-Marie Charpentier et Jacques Viers, pour échanger à ce sujet.
 

Couverture de communiquer en entreprise

A propos de nos invités :
Jean-Marie Charpentier est consultant, docteur en sciences de l’information et de la communication, administrateur de l’Afci.
Jacques Viers est formateur, diplômé de Sciences Po Paris en sociologie de l’entreprise et stratégie de changement et administrateur de l’APSE.
Tous deux animent depuis une dizaine d’années des formations à l’Afci sur l’apport des sciences sociales à la communication.

Discutant : Jean-Michel Saussois, sociologue, professeur émérite à ESCP-Europe

Cette rencontre-débat APSE est organisée en partenariat avec l’Afci (Association Française de Communication Interne) et est ouverte à toutes et tous, adhérents ou non de l’APSE.

Inscription en ligne : Cliquer ici