[Appel à contribution] Manager en proximité : quel travail ?

La revue scientifique Sociologies Pratiques, partenaire de l’APSE, propose un appel à contribution pour son numéro 42 sur la thématique : Manager en proximité : quel travail ?

La revue Sociologies Pratiques encourage la publication des praticiens, n’hésitez pas à contribuer ! Pour les praticiens qui n’ont pas l’habitude de l’écriture sur leur pratique et à destination d’une revue scientifique, l’APSE propose un accompagnement à ses adhérents, n’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez un peu d’aide pour répondre à cet appel à contribution à partir de votre expérience de terrain => contact@apse-asso.fr

Coordinateur scientifique : Pascal Ughetto (Université Paris-Est Marne-la-Vallée-LATTS)

Coordinatrices du numéro : Marie Benedetto-Meyer (Université de Technologie de Troyes, équipe Tech-Cico), Nathalie Hugot (Apec, chercheure associée Centre Maurice Halbwachs-CNRS)

Alors que l’importance de l’encadrement intermédiaire est croissante et que son effectif ne cesse d’augmenter depuis quarante ans [Wolff, 2015], que savons-nous réellement de celles et ceux que l’on dénomme les « managers de proximité » ? Dans la réalité des organisations privées ou publiques, mais aussi dans les mobilisations collectives, ces travailleurs restent bien souvent discrets. Pourtant, leur rôle est déterminant même si les projets de raccourcissement des lignes hiérarchiques les désignent dans une fonction, dont la contribution est régulièrement remise en question [Buscatto, 2002]. Autrefois, ils étaient perçus comme des « petits chefs » n’ayant d’autre rôle que disciplinaire. Hier encore, l’utilité d’une hiérarchie directe pouvait être mise en doute par des organisations qui avaient fait le choix d’une « montée en compétences » des exécutants. Aujourd’hui, cette fonction est en prise directe avec les projets de « libération de l’entreprise » ou « d’agilité » qui conduisent, une fois de plus, à envisager de se passer de ce personnel pour, éventuellement, constater ensuite qu’il est difficile de négliger cette population assurant de la régulation, de l’interface, et de la fluidité, mais qui se montre si peu tangible et visible. Encadrants mais pas nécessairement cadres, relevant de catégories aussi hétérogènes que les agents de maîtrise, les chefs d’équipe, les chefs de service, les adjoints, les techniciens, voire les employés et les ouvriers qualifiés, les managers de proximité forment un ensemble aux contours imprécis et dont le travail mérite par conséquent une plus grande attention. Aussi, en complément des travaux qui ont permis d’analyser la catégorie des cadres [Bouffartigue, Gadea, Pochic, 2011], il nous a paru utile de renforcer la connaissance et la compréhension des fonctions d’encadrement de premier rang, constituées par les « cadres moyens » ou les agents de maîtrise issus de la promotion ouvrière. Il s’agit de prolonger le regain d’intérêt dont elles ont pu faire l’objet depuis quelques années [Cadet, Guitton, 2013], en accordant, s’il y a lieu, une attention aux différences statutaires qui les régissent, à la catégorisation statistique plurielle qui les concerne ou encore aux variations introduites dans les conventions collectives [Bouffartigue, Gadea, 2000]. En effet, tenter de sortir les managers de proximité de leur invisibilité nécessite de se pencher sur le flou des appartenances catégorielles et de décrire leur activité, si variée et si malaisée à observer [Conjard, 2014; Bobillier-Chaumon et al., 2018].

Placés à l’épicentre des attentes de production, ils occupent un rôle d’exécution et de transmission des directives au moyen de méthodes de gestion renouvelées. Dans tous les secteurs, les encadrants de proximité doivent faire face au renouvellement fréquent des outils de gestion et d’information. Dans le secteur public, pris dans les rouages bureaucratiques et dans la mise en œuvre des réformes, ce middle management a pu être présenté comme une courroie de transmission du New Public Management [Barrier, Pillon, Quéré, 2015]. Dans le secteur privé, leurs conditions d’exercice évoluent au gré des réorganisations et des modes managériales. La diffusion du numérique peut donner l’impression de remettre en cause leurs savoirs, et exiger un renouvellement de leurs pratiques. Plus encore, la « digitalisation » est associée à un discours sur l’émergence de nouvelles formes organisationnelles (plus souples, moins cloisonnées et hiérarchisées) dans laquelle la figure du manager serait elle-même remise en cause : une nouvelle « posture managériale » est promue, qui ferait de l’encadrant non plus un « expert », ni un « superviseur » mais un « facilitateur », qui aide à la circulation des informations et à l’apprentissage de nouvelles manières de travailler [Ughetto, 2018]. L’image du manager, pris par les multiples tâches de reporting, de gestion des mails et de réunions, interroge aussi [Racine, 2019]. Comment dès lors les managers s’acquittent-ils du rôle qui leur est confié de mettre en œuvre des changements qu’ils subiraient eux-mêmes et qui remettent en cause leurs savoirs et leur légitimité ? Les managers de proximité sont-ils concernés de la même manière que des cadres de niveau supérieur ? Quel temps accordent-ils à l’organisation du travail de leur équipe, aux activités de régulation, d’animations ou d’accompagnement ? L’emprise des activités de gestion, d’évaluation et de planification a-t-elle fait d’eux des managers « désincarnés » [Dujarier, 2015], éloignés de leur équipe, ou encore « empêchés » dans leur pratique de management [Detchessahar, 2013]?

La revue Sociologies pratiques a donc choisi d’apporter un éclairage particulier aux salariés qui occupent des fonctions d’encadrement intermédiaire, à tous ceux que l’on désigne aujourd’hui sous des termes valorisants de « managers opérationnels », « managers de proximité », ou « manager de terrain », pour redéfinir, in fine,les mandataires traditionnels de l’autorité hiérarchique exerçant un rôle de gestionnaire d’équipe en première ligne [Bellini, Labit, 2005]. Le dossier s’intéressera exclusivement aux encadrants médians, c’est-à-dire à tous les personnels en charge de maintenir un contact régulier et direct avec les exécutants dans le but de mettre en place la stratégie de l’entreprise et d’appliquer la feuille de route définie par l’encadrement supérieur. L’objectif de ce numéro est par conséquent de saisir l’actualité des managers afin de rendre compte des enjeux auxquels ils sont confrontés. A cette fin, une attention particulière sera portée aux propositions d’articles émanant de chercheurs ou de praticiens souhaitant rendre compte des pratiques du travail saisies par une enquête de terrain (méthode qualitative et/ou quantitative, ethnographique), et notamment celles qui croisent d’autres disciplines (économie, histoire, psychologie, etc.) pour enrichir l’analyse du sujet. Trois axes sont proposés dans le but d’éclairer sur les processus, formels ou informels, d’accès aux postes et d’exercice de l’activité.

Axe 1 : Les postes d’encadrement dans les trajectoires individuelles : quelles mutations ?

Cet axe porte sur les conditions d’accès aux postes d’encadrement et de leur place dans la trajectoire des salariés qui les exercent. Les « autodidactes » ou les salariés munis d’une formation courte de premier niveau (bac, BTS, DUT, etc.) ont-ils encore accès à ces postes d’encadrants ? Ces postes sont-ils, dans ce cas, pour eux, une porte d’accès aux fonctions supérieures ? Dans quels secteurs économiques (bâtiment, commerces, artisanat, grande distribution, etc.) le profil et les trajectoires des encadrants ont-ils le plus changé ? Assiste-t-on à une dévalorisation de l’expertise technique ou de l’expérience au profit de « compétences managériales » ou de « soft skills » ? Quels sont les processus identitaires sous-jacents, mobilisés dans ces actions ? Cela rend-il la fonction moins attractive ? Cela la décrédibilise-t-elle ou, au contraire, cela la (re)valorise-t-elle ? Quels effets cela peut-il avoir en terme de genre dans l’accès aux postes ? Comment s’opère la féminisation de cette fonction ? Enfin, un intérêt particulier pourrait également être accordé à l’analyse des formations à l’encadrement, dans leur contenu et dans le profil des salariés qui y assistent [Trouvé, 2009].

Axe 2 : Encadrer, quel travail ?

On propose ici de s’interroger sur les différentes facettes de l’activité des encadrants. Le management de proximité est-il toujours un élément pivot dans l’organisation des entreprises pour réguler les dysfonctionnements et apaiser les tensions sociales ? Si  l’encadrement  est souvent présenté comme une activité « impossible », entre « le marteau et l’enclume » [Saulnier, Le Saout, 2002 ; Mispelblom-Beyer, 2010 ; Bouilloud, 2012], peut-on voir les encadrants uniquement aux prises avec des injonctions contradictoires ou « victimes » des nouvelles formes  organisationnelles [Cadet, Delanoë, Guitton, 2019] ? Quelle est leur capacité à réaliser, néanmoins, un travail de régulation et d’organisation auprès de leurs équipes [Martin, 2015 ; Benedetto-Meyer, 2019] ? Comment se construit ce travail d’encadrement, à partir de quels dispositifs, en mobilisant quels outils, quels modèles ? Quels sont aujourd’hui les modes de reconnaissance et de valorisation de ce travail au quotidien ?

Axe 3 : « Nouvelles formes de management » : de quoi parle-t-on ?

Cet axe porte sur l’impact des rhétoriques et leurs glissements sémantiques qui ont substitué « l’animation » au commandement, l’ « adhésion » à l’autorité, dans le but, sinon de convertir les « résistants au changement », du moins de les persuader [Jacquot, 2014]. Quels sont les effets performatifs de ces discours ? Les managers sont-ils vraiment devenus des servant leaders au service de leur équipe ? Quelle perception ont-ils de ces évolutions, quelle « adhésion » ou distance critique développent-ils ? Comment perçoivent-ils le mouvement des « entreprises libérées » et l’effet de la « transformation digitale » [Mélo, 2019] ? Avec quoi doivent-ils composer (manque de visibilité sur les stratégies d’entreprise, réorganisations, nouvelles formes d’emploi, transformations des temporalités et des espaces de travail, travail en mode projets ou en mode agile etc.) pour exercer leurs nouvelles postures ? Qu’en pensent les « encadrés » ? On s’intéressera ici aux récits concrets d’expérimentation, ou de mise en place de nouvelles formes de management, pour en interroger le bien-fondé, la rhétorique discursive et les transformations effectives qu’elles entrainent.

Procédure de soumission d’article

La revue Sociologies pratiques s’adresse aux chercheurs académiques et universitaires tout autant qu’aux professionnels, intervenants, consultants qui mobilisent la sociologie pour leurs travaux. Les articles attendus peuvent être de deux natures. D’une part, des analyses réflexives et sociologiques fondées sur des recherches empiriques récentes (analyses de témoignages, études de cas, débats critiques, etc.). D’autre part, des analyses de pratiques professionnelles (témoignages de pratiques et réflexion sur les conditions de l’action, les justifications de l’action et les conséquences sur l’action). Dans l’un comme dans l’autre cas, les articles doivent être analytiques et traiter de l’une ou de plusieurs des questions soulevées dans l’appel. Les articles qui croisent différents axes développés dans l’appel sont les bienvenus. Les intentions d’article (5.000 signes espaces compris) sont à adresser avant le 20 février 2020 par voie électronique à socioprat42@gmail.com. Elles devront contenir une présentation du questionnement sociologique, du terrain, de la méthodologie et des résultats proposés. Après examen, la revue retournera son avis aux auteurs le 11 mars 2020. Les auteurs devront alors proposer une première version complète de leur article (25.000 signes espaces compris, bibliographie non comprise) pour le 8 mai 2020. La revue paraîtra à la mi-avril 2021. Toute intention d’article, comme tout article, est soumis à l’avis du Comité de lecture de la revue, composé des trois coordinateurs, des membres du Comité de rédaction et d’un relecteur externe. L’acceptation de l’intention d’article ne présume pas de l’acceptation de l’article.

• Adresser une intention d’article de 5.000 signes maximum (espaces compris) avant le 20 février  2020 par voie électronique à l’adresse suivante : Socioprat42@gmail.com

• La revue retournera son avis aux auteurs le 11 mars 2020.

• L’acceptation de l’intention d’article ne présume pas de l’acceptation de l’article final qui sera soumis au comité de lecture de la revue.

• Les articles (entre 15.000 signes et maximum 27000 signes, espaces compris) seront à retourner à la revue pour le 8 mai 2020 et donneront lieu à échanges avec le comité de lecture.

• La sortie du numéro est prévue pour mi-avril 2021.

• Plus d’informations sur la revue : www.sociologies-pratiques.com

Présentation de la revue

Sociologies pratiques est une revue de sociologie fondée en 1999 par Renaud Sainsaulieu et l’Association des professionnels en sociologie de l’entreprise (APSE). Elle est aujourd’hui éditée par les Presses de Sciences Po. La revue est intégrée dans la liste des revues scientifiques reconnues par le Haut conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (HCERES). Elle est répertoriée sur les bases Francis et Cairn.

Sociologies pratiques paraît deux fois par an. Ses numéros thématiques (environ 200 pages) donnent la parole à des chercheurs et à des praticiens afin de témoigner de réalités sociales émergentes et de comprendre les mouvements de notre monde. Le projet éditorial de la revue rend compte d’une sociologie appliquée. En ce sens, il recherche un équilibre entre monde académique et monde professionnel, entre compréhension et action, tout en portant un regard clairement sociologique pour comprendre le changement social. La volonté de croiser témoignages d’acteurs de terrain – qui agissent au cœur des transformations – et réflexions de chercheurs – qui donnent les résultats de leurs enquêtes les plus récentes – fait de Sociologies pratiques un espace éditorial et intellectuel original qui s’adresse à tout lecteur intéressé par la sociologie en pratique.

Appel à contribution permanent

Outre le dossier thématique composé des articles retenus à partir de l’appel à contributions, Sociologies pratiques propose d’autres rubriques ; par exemple : Sociologies d’ailleurs, Le Métier, Lectures, Échos des colloques, Bonnes feuilles des Masters. Des varia peuvent aussi être publiés.

Rubrique « Échos des colloques »

Qui n’est pas un jour passé à côté d’un colloque auquel il serait bien allé ? « Sociologies Pratiques » propose à ses lecteurs une rubrique « Échos des colloques ». Il s’agit d’évoquer sous une forme concise et personnelle (7.000 signes maximum), les colloques auxquels des lecteurs, désireux de faire partager à d’autres leurs impressions, ont participé.

Rubrique « Le métier »

La rubrique « Le métier » est l’un des marqueurs éditoriaux de Sociologies pratiques, revue ouverte sur les usages non académiques de la sociologie. En valorisant l’expérience d’une sociologie appliquée (recherche-action, étude, expertise, conseil, évaluation de politiques publiques…), cette rubrique offre à des intervenants qui « font » de la sociologie, mais aussi la « déforment » du fait de leurs usages, l’opportunité de rendre compte de leur pratique et de signifier ce qu’apporte le détour sociologique aux organisations pour lesquelles ils travaillent. Il est attendu des auteurs qu’ils fassent preuve de réflexivité et qu’ils exposent, outre leur terrain et leurs résultats saillants, les stratégies qu’ils parviennent (ou non) à mettre en place pour faire accepter leur approche sociologique, qui déconstruit souvent les certitudes des commanditaires et va à l’encontre des discours convenus dans les organisations.

Bibliographie

Barrier J.,  Pillon J-M, Quéré, « Les cadres intermédiaires de la fonction publique. Travail administratif et recompositions managériales de l’État, Gouvernement et action publique, 2015/4, p. 9-32.

– Bellini S., Labit A., Des petits chefs aux managers de proximité. L’évolution des rôles de la maîtrise dans l’industrie, L’Harmattan, collection Logiques sociales, 2005.

– Benedetto-Meyer M., « Les managers de proximité sont-ils les acteurs d’une forme d’empowerment ? », Terminal [en ligne], 125-126, 2019.

– Bobillier Chaumon M.E., Cuvillier B., Sarnin P., Vacherand-Revel J., « Usage des TIC et évolutions des pratiques socioprofessionnelles des cadres : quels repères pour le métier et quelles incidences sur la santé ?, Pratiques psychologiques, 2018.

Bouffartigue P., Gadea, Sociologie des cadres, La Découverte, 2000

Bouffartigue P., Gadea Ch., Pochic S. (dir.), Cadres, classes moyennes : vers l’éclatement, Recherches, Armand Colin, 2011

– Buscatto M., « Des managers à la marge : la stigmatisation d’une hiérarchie intermédiaire », Revue française de sociologie, 43, 2002, p. 73-98.

– Bouilloud J.P., Entre l’enclume et le marteau, les cadres pris au piège, Seuil, 2012.

– Cadet J.P., Delanoë A., Guitton C, « Les professions intermédiaires dans les entreprises : une catégorie dynamique en prise directe avec les transformations du travail et du management, Regards, 2019/1, n° 55, p. 27-38.

Cadet J-P, Guitton Ch. (dir.), Les professions intermédiaires. Des métiers d’interface au coeur de l’entreprise, Recherches, Armand Colin, 2013.

– Conjard P., Le management du travail, Anact, 2014.

– Detchessahar M., « Management empêché, santé dégradée », Santé et Travail, n°82, avril 2013, p. 26-29.

– Dujarier M-A., Le management désincarné. Enquête sur les nouveaux cadres du travail, Paris, La Découverte, 2015.

– Jacquot L., L’Enrôlement du travail. Comprendre la machinerie managériale, 2014, Nancy, Presses universitaires de Nancy.

– Martin E., « Pourquoi a-t-on encore besoin de managers de proximité ? Une analyse du travail d’encadrement à EDF », La Revue de l’Ires, 2013, 76, (1), p. 3-27

– Mélo D., 2019, « Un management qui libère les salariés ? Enquête sur l’entreprise libérée et ses ‘doubles’ », in Dubet F., Les mutations du travail, Paris, La Découverte, p.135-154.

– Mispelblom-Beyer F., Encadrer, un métier impossible ? Paris, Armand Colin, 2010 

– Ughetto P., Organiser l’autonomie au travail : travail collaboratif, entreprise libérée, mode agile… : l’activité à l’ère de l’auto-organisation, Limoges, FYP éditions, 2018.

– Racine F., « Managers de proximité », in Bureau MC, Corsani A., Giraud O., Rey F. (dir.), Les zones grises des relations de travail et d’emploi, Editorial Teseo, Buenos Aires, 2019, p. 317-323.

– Saulnier J.P., Le Saout R., L’encadrement intermédiaire. Les contraintes d’une position ambivalente, L’Harmattan, 2002.

– Trouvé P., « La contribution des entreprises à la formation de leur encadrement intermédiaire : un investissement sans retour ? », Education permanente n°178, 2009, p. 37-54.

– Wolff L., « Différentes approches du travail d’encadrement en sciences sociales », Actes du séminaire « Ages et Travail » : le travail d’encadrement. Quelles évolutions ? Quels parcours, mai 2015, p. 9-28.


L’entreprise à mission : comment passer à l’action ? (Paris, 16 janvier)

Jeudi 16 janvier 2020 à 18h

Amphithéâtre | Université Paris 1 Panthéon‐Sorbonne
21 rue Broca
75005 Paris

L’APSE est partenaire de cette table-ronde organisée par le service de formation continue de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. L’inscription se fait directement auprès de l’université, merci d’envoyer un mail à stella.de‐hemptinne@univ‐paris1.fr si cet évènement vous intéresse.

Depuis une quinzaine d’années, la responsabilité sociale et environnementale de l’entreprise est au cœur des débats. La Loi PACTE promulguée en mai 2019 introduit un nouveau statut juridique, la « société à mission » donnant un cadre légal à cette responsabilité au travers de la formulation d’une « raison d’être », d’objectifs sociaux et environnementaux, d’une gouvernance spécifique et d’un contrôle externe.

Plusieurs entreprises telles que la Camif, Invivo, la Maif, Yves Rocher… se sont engagées dans cette dynamique d’entreprise responsable et une « communauté des entreprises à mission » s’est constituée en décembre 2018.

Dans ce contexte, l’université Paris 1 Panthéon‐Sorbonne organise une table ronde pour réfléchir sur la manière dont les acteurs de l’entreprise (dirigeants, syndicats, consultants) peuvent se préparer et s’emparer du dispositif proposé dans la loi PACTE et sur la créativité à mobiliser pour créer ou se transformer en « entreprise à mission ».

Cette table ronde réunira :

‐ Emery Jacquillat, PDG de la Camif, président de la Communauté des entreprises à mission,

‐ Philippe Robert‐Tanguy, sociologue et consultant, Président du cabinet blueKomet en cours de transformation en « société à mission »,

‐ Pierre‐Yves Chanu, économiste, conseiller confédéral de la CGT, président de la plateforme nationale d’action globale pour la RSE en 2014‐2015.

La table ronde sera animée par un.e enseignant.e du service de formation continue de l’université.

Mieux communiquer en entreprise grâce à l’éclairage des sciences sociales (Paris, 23 janvier 2020)

jeudi 23 janvier 2020 – 18h30 à 20h30 (Paris 1er)

Dans un contexte d’incertitude, communicants, RH et managers ne peuvent se cantonner à leurs outils, supports et compétences techniques pour communiquer.

Les communicants en entreprise n’ont pas toujours les grilles de compréhension et clés d’intervention et peuvent être démunis lorsqu’ils doivent «décrypter le monde» pour comprendre les dysfonctionnements du système.
Les RH, quand à eux, sont souvent surtout outillés par le droit.
Et le cursus des managers en école de commerce ne les prépare guère à la communication managériale.

Disposer de connaissances en sciences sociales peut-elle alors les aider ?
Comment les sciences sociales peuvent-elles être une ressource pour mieux communiquer en entreprise ?

Pour cette rencontre-débat APSE, nous recevrons les auteurs de l’ouvrage Communiquer en entreprise (Vuibert) , Jean-Marie Charpentier et Jacques Viers, pour échanger à ce sujet.
 

Couverture de communiquer en entreprise

A propos de nos invités :
Jean-Marie Charpentier est consultant, docteur en sciences de l’information et de la communication, administrateur de l’Afci.
Jacques Viers est formateur, diplômé de Sciences Po Paris en sociologie de l’entreprise et stratégie de changement et administrateur de l’APSE.
Tous deux animent depuis une dizaine d’années des formations à l’Afci sur l’apport des sciences sociales à la communication.

Discutant : Jean-Michel Saussois, sociologue, professeur émérite à ESCP-Europe

Cette rencontre-débat APSE est organisée en partenariat avec l’Afci (Association Française de Communication Interne) et est ouverte à toutes et tous, adhérents ou non de l’APSE.

Inscription en ligne : Cliquer ici

Le piège de l’employabilité (Marseille, 23 janvier 2020)

L’APSE, le LEST (Laboratoire d’Economie et de Sociologie du Travail) et les Masters RH de la Faculté d’Economie et de Gestion de l’Université Aix-Marseille vous invitent à une nouvelle rencontre-débat.

Notre invité : Dominique Glaymann, professeur de sociologie au Centre Pierre Naville à l’Université d’Evry.

L’employabilité est de plus en plus présente dans le langage médiatique, politique, syndical ou patronal.

Favoriser, améliorer, développer l’employabilité est devenu un leitmotiv des politiques de l’emploi françaises et européennes, une incantation des employeurs, un objectif prioritaire des conseillers de Pôle emploi et un devoir assigné aux chômeurs et aux salariés.

– Comment cette notion a-t-elle été construite ?
– Par qui et dans quels contextes sociaux ?
– Quels sens lui donnent ceux qui l’utilisent et à quelles fins la mobilisent-ils ?

Se référer à cette notion affecte les politiques publiques, le recrutement, la formation et l’insertion dans l’emploi, l’accompagnement des demandeurs d’emploi…

Cette rencontre-débat est organisée en partenariat avec Nonfiction.fr et est ouverte à toutes et tous, merci de vous inscrire en ligne pour des raisons logistiques.

Jeudi 23 janvier 2020 17h30 – 19h
FEG – site IBD (salle 03)
5-9 bd. Maurice Bourdet
Marseille

Inscription en ligne : Cliquer ici

Assemblée générale (Paris, 25 janvier 2020)

Pour bien démarrer l’année 2020, le Conseil d’Administration de l’APSE vous invite à venir participer à notre Assemblée Générale annuelle, qui se tiendra le samedi 25 janvier 2020.

Au cours de cette journée, nous vous proposons de venir prendre le temps d’échanger et de réfléchir ensemble autour des thématiques portées par l’APSE, avec un format convivial entre les formalités administratives habituelles de l’association, un repas pour faire davantage connaissance et maintenir les liens entre nous, et des ateliers d’échange pour déterminer les actions en 2020 autour de notre projet de centre de ressources sur la sociologie appliquée en entreprise.

L’ordre du jour de cette assemblée générale :

10 : 15 – 11 : 00   Rapport moral et financier, validation des comptes, quitus de gestion, renouvellement des mandats des administrateurs

11 : 00 – 12 : 00   Rétrospective 2019, planning prévisionnel 2020 et organisation des activités par les différents ateliers thématiques de l’APSE

12 : 00 – 13 : 00   Zoom sur un atelier thématique présenté par des participants de l’atelier pour ouvrir une réflexion collective

13 : 00 – 14 : 00   Déjeuner sous forme de buffet pour mieux nous connaître

14 : 00 – 15 : 00   Zoom sur un atelier thématique présenté par des participants de l’atelier pour ouvrir une réflexion collective

15 : 00 – 16 : 45   Ateliers d’échange autour du centre de ressources sur la sociologie appliquée en entreprise 

17 :00               Clôture de l’Assemblée Générale

Cette assemblée générale est ouverte à toutes et à tous, adhérent(e)s ou non.

Venez nombreuses et nombreux pour prendre le temps ensemble d’échanger autour de la sociologie en entreprise !

Ce moment de rencontre est l’occasion de faire davantage connaissance et de fédérer les énergies pour promouvoir les usages de la sociologie et des sciences sociales dans les univers professionnels.

Quelques informations importantes : 

– Pour pouvoir participer aux votes, les adhérents doivent être à jour de leur cotisation au moment de l’AG.
Cliquez ici pour adhérer (ou ré-adhérer) en ligne en quelques clics
 (les adhésions sont valables un an de date à date).

– Les personnes souhaitant se présenter comme membre du Conseil d’Administration sont invitées à se faire connaitre auprès de l’association (contact@apse-asso.fr) avant le 10 janvier 2020 ; merci de bien vouloir dans ce cas nous transmettre un CV et vos motivations pour rejoindre le Conseil d’Administration de l’APSE ; chaque candidature fera l’objet d’un vote des adhérents lors de l’assemblée générale. Les administrateurs sont élus pour une durée de 3 ans et s’engagent à participer pleinement au fonctionnement interne de l’association, en particulier pour l’organisation des évènements.

– si vous ne pouvez pas participer à cette assemblée générale, vous pouvez transmettre un pouvoir à la personne de votre choix ou à un membre du bureau, afin que votre vote soit pris en compte. Dans ce cas, merci de nous écrire à contact@apse-asso.fr

Nous souhaitons que cette assemblée générale  soit le reflet de la diversité de notre association, des multiples regards portés sur le monde de l’entreprise, du travail et la société dans son ensemble, et l’exploration de pistes de réflexion et d’action à destination de nos différents publics : sociologues praticiens, chercheurs, doctorants, enseignants, étudiants, consultants, professionnels et toutes les personnes qui s’intéressent aux usages de la sociologie pour mieux comprendre et transformer les environnements professionnels.


Vous aimeriez vous investir dans l’organisation de l’APSE ?
Vous avez des idées d’évènements, de thématiques ?
Vous aimeriez tout simplement apporter votre soutien à l’association ?
Vouz n’avez jamais eu l’occasion de participer à nos évènements ?
Vous avez perdu le contact avec l’association ?
Venez participer à notre assemblée générale !

Une participation aux frais d’organisation, de location du lieu pour nos échanges et de repas est à régler lors de l’inscription (5 euros pour les adhérents, 25 euros si vous ne souhaitez pas cotiser à l’association).

Si vous n’êtes pas à Paris ou pas disponible le 25 janvier, n’oubliez pas également qu’une manière de soutenir le projet que nous portons – et ainsi de contribuer à la visibilité de la sociologie de l’entreprise – est d’adhérer (ou ré-adhérer) à l’APSE.
Le montant de l’adhésion de chacun nous permet de financer les évènements pour les rendre accessibles au plus grand nombre et de permettre la communication de l’association. Votre soutien est très important pour nous, merci par avance !

Cliquez ici pour (ré)adhérer à l’APSE en ligne en quelques clics

Inscription à l’assemblée générale : Cliquer ici

Plaquette de présentation APSE

Nous avons préparé une petite plaquette de présentation de l’association, que vous pouvez utiliser si vous souhaitez faire connaître l’APSE autour de vous ou dans vos réseaux professionnels.

Cette plaquette reprend le projet associatif, quelques données sur nos publics, les membres du conseil d’administration, les thématiques actuelles des ateliers de réflexion de l’association, les liens vers nos pages sur les réseaux sociaux et quelques verbatims provenant de notre enquête en ligne sur la manière dont les sympathisants et adhérents de l’APSE décrivent l’association.

N’hésitez pas à la diffuser !

La religion au travail. Explorations par la sociologie contemporaine

La revue scientifique Sociologies Pratiques nous propose d’explorer la question de la religion au travail dans son nouveau numéro.

Le monde des relations professionnelles n’échappe pas à la réaffirmation des identités religieuses ni aux crispations qu’elles engendrent.

Les publications des entreprises, des organismes publics, des syndicats, des juristes et des professionnels du management sur le sujet de la religion au travail se multiplient, mais les éclairages sociologiques sont lacunaires et épars.

Malgré la réflexion fondatrice de Max Weber, l’articulation entre religion et travail reste sous-explorée tant en sociologie du travail qu’en sociologie de la religion.

Ce numéro de Sociologies Pratiques donne un aperçu des travaux empiriques en cours et livre des pistes d’analyse utiles à la réflexion théorique comme aux praticiens.

Couverture Sociologies Pratiques 39

Au sommaire de ce numéro

Des « voilées » à Sciences Po. Maniements et insertion professionnelle
Ostiane LAZRAK

Le religieux dans le répertoire d’action local de l’Éducation nationale
Vanille LABORDE

Encadrer la religiosité des élèves à l’école depuis 2004. De la loi à sa mise en oeuvre
Chloé LE MEUR

Dilemmes professionnels et religieux chez les enseignants musulmans en France
Diane-Sophie GIRIN

La régulation des prises de parole religieuses en classe par les enseignants des collèges et lycées
Benjamin FAHRAT

Enjeux et dimensions du religieux en contexte de travail forestier au Gabon
Étienne BOUREL

La fabrique de l’engagement au travail par la croyance religieuse
Eliza BENITÈS-GAMBIRAZIO

Coordination éditoriale : Claire de Galembert, Julien Tassel.

Vous pouvez retrouver ce numéro :
en téléchargement sur la plateforme Cairn
en version papier auprès des Presses de Sciences Po

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Retour sur la rencontre-débat “Patrons en France”

Le 21 novembre, le sociologue Michel Offerlé nous a fait le plaisir de venir échanger avec nous, en nous accueillant dans les locaux de l’Ecole Normale Supérieure à Paris.

Des échanges riches et intéressants, qui ont débordé l’horaire prévu, et qui ont donné envie de découvrir davantage les travaux de Michel Offerlé sur le patronat (les patronats ?) et les “patrons”.

Michel Offerlé nous a en particulier confié de nombreuses anecdotes, avec beaucoup d’humour, les difficultés méthodologiques à faire enquête sur le patronat, les questionnements en tant que sociologue, le décalage ressenti parfois, les coulisses de l’ouvrage collectif (et au passage, un bel exemple d’un travail conjoint entre chercheurs confirmés, doctorants et étudiants en master) qui était au centre du débat hier, “Patrons en France”, avec 36 entretiens approfondis avec des patrons de différents profils (et nous avons vu hier à quel point les “patrons” constituent un ensemble non-homogène !) :

https://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Patrons_en_France-9782707190734.html

Il est également revenu sur son enquête précédente sur le MEDEF, avec une exploration unique de cette organisation patronale, à partir d’entretiens avec ses acteurs :

https://www.odilejacob.fr/catalogue/sciences-humaines/management-entreprise/patrons-des-patrons_9782738129499.php

Nous avons également mentionné lors du débat avec la salle hier une participation de Michel Offerlé à l’émission “Entendez-vous l’éco ?” sur France Culture, aux côtés de la sociologue Valérie Boussard, que nous avons déjà eu l’occasion de recevoir à l’APSE, pour évoquer “le capitalisme sur le banc des accusés – les métamorphoses du patronat” (23/10/2019), que vous pouvez écouter ici :

https://www.franceculture.fr/emissions/entendez-vous-leco/le-capitalisme-sur-le-banc-des-accuses-34-les-nouvelles-figures-du-capitaliste

Vous pouvez également retrouver, toujours sur le même sujet, une interview de Michel Offerlé réalisée par le CJD, en deux parties :

(partie 1) http://www.dirigeant.fr/idees/quest-ce-quun-patron-1-2/

(partie 2) http://www.dirigeant.fr/idees/quest-ce-quun-patron-2-2/

Enfin, si vous vous intéressez aux travaux antérieurs de Michel Offerlé, les ouvrages cités lors de l’échange :

– sur le suffrage universel en France et son “apprentissage” par les électeurs, un bel ouvrage illustré : “Un homme, une voix ?” chez Gallimard : http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Decouvertes-Gallimard/Decouvertes-Gallimard/Histoire/Un-Homme-une-voix

– sur les partis politiques (Que sais-je) : https://www.puf.com/content/Les_partis_politiques

-et une sociologie des organisations patronales : https://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Sociologie_des_organisations_patronales-9782707157973.html

(compte-rendu par Grégory Lévis)

L’entreprise comme espace de production et d’expression morale (appel à communications)

Le XXIème congrès de l’AISLF (Association Internationale des Sociologues de Langue Française) se tiendra à Tunis du 6 au 10 juillet 2020, la thématique centrale du congrès en 2020 sera La société morale : enjeux normatifs dans les sociétés contemporaines.

A cette occasion, le Comité de Recherche CR22 “Entreprise et Société” nous transmet son appel à communications, qui peut intéresser les adhérents et sympathisants de l’APSE : “L’entreprise comme espace de production et d’expression morale“.

Le CR22 est en effet ouvert aux chercheurs, doctorants, et sociologues intervenants, pour lesquels l’entreprise est un objet de réflexion et d’investissement professionnel, toujours vivant dans ses liens avec la société.

Si la question de la morale comme catégorie sociologique constitue le thème du congrès, elle émarge comme une problématique pour questionner les relations entre Entreprise et Société.

Le désenchantement de l’entreprise et la montée d’une critique sociale atteignent tout autant son objet social, ses modes de gouvernances, ses dispositifs organisationnels, techniques ou gestionnaires dans leurs effets sociaux, que l’imaginaire d’horizontalité, d’autonomie et de liberté dont se parent les nouveaux modèles d’entreprise.

De fait, de nombreux travaux sociologiques reconvoquent les concepts anciens de domination, d’aliénation et d’injustices pour rendre compte de la vie qui s’y déroule. Ils omettent cependant des nuances, la diversité de rapports sociaux et de qualité de vie au travail dans les organisations contemporaines, mais mettent en évidence l’ illégimité des normes sociales alors même que les individus s’y soumettent. L’« acteur moral » continue de s’exprimer sous la forme de plainte, de revendications, de contestation parfois radicales, ou de retrait cynique.

Parfois les normes de l’entreprise et des individus s’accordent pour produire une culture partagée et faire de l’entreprise une institution importante de nos sociétés. Pour autant, c’est bien autour de la question de dilemmes éthiques que le vécu au travail devient massif.

Si la matière première de l’activité devient cette d’arbitrages face à des questionnement moraux, il devient opportun de considérer l’entreprise comme un espace où émergent des conflits ayant trait à la morale mais aussi comme un espace de production de morale et donc de socialisation.

C’est aussi en considérant que la réflexivité devient une compétence centrale pour l’individu dans sa quête de reconstruire les fondements d’une morale donnant sens à sa vie, que les dispositifs (coaching et plus largement les formes d’accompagnements individuels et collectifs) peuvent être interrogés comme vecteurs de production d’une morale qui soutienne les engagements subjectifs.

En élargissant la perspective, ce qui se joue dans l’entreprise se rejoue aussi à l’échelle de nos sociétés contemporaines et invitent à examiner les interactions entre entreprises et sociétés, en considérant peut-être la maille d’un territoire comme espace pertinent pour rendre compte de cette dimension de la morale dans les interactions entre organisations localement.

Comment s’imbriquent et se confrontent des conceptions différentes de ce qui est moral ou pas ? Comment produisent-elles du « commun » ou des clivages plus profonds, empêchant l’agir collectif ?

Plusieurs axes seront abordés au cours des différentes sessions du CR22 lors du congrès :

1. L’entreprise un acteur de morale ?
2. Le territoire comme espace de confrontation morale.
3. L’intervention sociologique : activer un processus de réflexivité.
4. Travail et entreprise : quelle place pour la morale ?
5. Construction identitaire et culturelle : quelle étayage moral ?
6. La mondalisation : une morale unique ou des morales multiples ?

Vous souhaitez proposer une communication sur un ou plusieurs de ces axes à l’occasion de ce congrès ? Merci d’envoyer votre proposition avant le 15 janvier 2020 via le site : https://congres2020.aislf.org/pages/32-aac.php?group=CR22

Vous pouvez également télécharger l’appel à communications en cliquant ici.

Patrons en France : les patrons et le travail (Paris, 21 novembre 2019)

jeudi 21 novembre 2019 de 18h à 19h45
Ecole Normale Supérieure – Campus Jourdan
salle R2-02
48 boulevard Jourdan
75014 PARIS
Métro Porte d’Orléans, RER B Cité Universitaire, T3 Montsouris, bus 216 Montsouris

« Salauds de patrons », « exploiteurs », deux expressions tenaces pour parler des patrons… mais qui sont-ils vraiment, et quel est leur rapport au travail ?

L’APSE vous propose de venir échanger autour de l’ouvrage “Patrons en France” (La Découverte) coordonné par Michel Offerlé, professeur émérite de sociologie politique à l’École Normale Supérieure, qui sera notre invité.

Les patrons…

  • Quelle est leur vision du travail ?
  • Quelle importance accordent-ils à la valeur travail pour eux-mêmes et pour les salariés qu’ils emploient ?
  • Comment voient-ils l’avenir du travail, de l’emploi et de la relation salariale ?
  • Formation, identité, trajectoires : quels rôles pensent-ils avoir à jouer aujourd’hui dans l’économie et la société ?

L’ouvrage, construit autour de trente-six entretiens menés avec des patrons, vise à comprendre qui sont les patrons en France, quelle place ils occupent dans la société française, quelle vision ils en ont.

Ce livre est le premier portrait de groupe précis et coloré qui permet, au travers de ces multiples histoires de vie, de comprendre de manière vivante et approfondie qui sont les patrons en France.

Qu’ils soient grands, très grands, petits ou moyens, qu’ils travaillent dans le bâtiment, l’industrie, le commerce ou les services, les patrons sont au centre de cet ouvrage, produit d’une enquête collective menée par des chercheurs confirmés et par de jeunes sociologues, sur ce métier beaucoup plus fantasmé, vilipendé ou héroïsé que véritablement connu.

Il s’agit de réfléchir sur les différences qui traversent les mondes patronaux et sur ce qui les unit puisque, spontanément, la catégorie « patrons » et « patronat » fait sens – même si ce sens est ambigu.

Notre invité, Michel Offerlé, est également membre du Centre Maurice Halbwachs et de l’EHESS.
Depuis plusieurs années, ses travaux portent sur l’univers des patrons au travers d’enquêtes de terrain et de plusieurs ouvrages.

L’évènement est gratuit et ouvert à tous, mais l’inscription préalable en ligne est nécessaire.

Cette rencontre-débat est organisée en partenariat avec Nonfiction.fr

Inscription en ligne : Cliquer ici